‹ Physiologie du mouvement. vol des oiseauxChapitre 68 sur 123 · Lu disposition de l'oiseau a été som · texte numérisé non relu

Lu disposition de l'oiseau a été som

mairement imitée (fig. 134); chacune iJe

ses ailes a était réduite à un plan miniM^

et rigide ayant 0°>,S0 de long sur On, 10 de

^H lar{ie. Ces deux ailes, soliduires tune

^H de l'autre, a" abaissaient, à un momeiil

^M donné,sou5 l'inlluence de la délente d'un i

^^m ressort. Un travail constant était uio^i

^^Ê dépensé, à ctiaque coup d'aile.

^^Ê La translation de la machine se fai^nlt

^H par roulement sur un tll de fer ff hori-

^H zontalement tendu. Pour cela, deux

^H grandes poulies 1) R furent placées aux

^H deux extrémitës de la salle; elles por-

^^Ê talent dans leur gorge un cdLle sans lin

^1 C, dont l'un des brins était parallèle un

^M ai de fer qui servait de rail à l'appareil.

^H Quand on faisait tourner l'une des piin-

^H lies au moyen d'une manivelle, ce biin

^^Ê qu'on avait ùxé ù lamachine-oiseuu i.-ii-

Je n'ai pu imprimer à 1 oiseau mécanique une vitesse supérieure à 6 mètres à la seconde, mais les expériences dohi on

traînait celle-ci, plus ou moins rapidement, le long du fil de fer. Il s'agissait de mesurer avec précision, d'une part cette vitesse, de l'autre la durée de rabaissement de Taile. Ces mesures ont été obtenues graphiquement, au moyen de la disposition suivante.

Fig. 134. — DlspositioQ de l'expérience destinée à mesurer les durées du coup d'aile peadant une

translation rectiligne plus ou moins rapide.

a. Mesure de la vitesse de translation de la machine. — Cette vitesse n'est autre que celle de la corde sans fm qui produit Tentrainement. Or, cette corde s'enroule sur une petite poulie I dont les tours sont comptés et inscrits sur un cylindre tournant, au moyen d'un style électriques fonctionnant à peu près comme le télégraphe Morse.

La poulie qui sert au comptage de la vitesse a exactement 0™,40 de circonférence ; elle porte, sur la moitié de son périmètre, une armature métallique qui ferme un courant de pile, lorsque deux frotteurs passent au-dessus d'elle, ce qui arrive pendant la moitié de chacun des tours de la poulie. Le style inscripteur, mis en mouvement par un électro-aimant, trace une ligne crénelée qui, à chacun de ses changements de direction, indique que 0",20 de cable ont défilé, c'est-à-dire que l'oiseau mécanique a parcouru cet espace. Ainsi, plus la translation imprimée à l'oiseau est rapide, plus est grand le nombre des sinuosités inscrites, en un temps donné, sur un cylindre dont la rotation est uniforme.

h. Mesure de la dur de d'abaissement des ailes, — Un second signal électriques', semblable à celui qui compte les tours de poulies, sert à déterminer la durée de l'abaissement des ailes. L'oiseau est construit de telle sorte qu'au moment où ses ailes commencent à s'abaisser, le courant qui traverse ce signal est rompu ; ce même courant se referme quand les ailes sont arrivées à la fin de leur course. Il s'ensuit que la déviation du style mesure, par sa longueur dans le tracé, la durée de rabaissement de l'aile.

Dans une série d'expériences, on inscrivit à la fois la vitesse de l'oiseau mécanique et la durée de l'abaissement de ses ailes; cela donna une série de tracés (fig. 135) dont voici l'interprétation.

Expôrietice I. — La ligne supérieure a indique la durée de l'abaissement

RÉSISTANCE DE L'AIR PEiNDANT L'ABAISSEMENT DE L'AILE. 233

vient de lire les réâullals suffisent pour rendre lividents les effets de la translation sur la résistance de l'air qu'elle augmente.

9 ailes ; en portant celle langueur sur l'éclieUe du temps, od voit que f l'abaissement de l'aile dure i/3 de seconde. Dans cette expérience, il n'y avait pas translation de l'oiseau : la ligne b, tracée par le situai des vitesses ne présente, en effet, aucune inflexion.

IFig. I3S. - Viriilioiu de U âaHa d'gn louj. J'-ile, sui.i.il la ûlfM dt ItauilaUnu do lapparciL Eiiipérience II. ~ La durée de l'abaissement des ailes (ligne a) est déjà plus grande ; elle excède une demi-seconde. La translation est alors de 3 mètres par seconde; pour déterminer cette vitesse, on prend ou compas, ■ur la ligne 6, la longueur qui correspond à cinq changements de direction de la courbe, ce qui représente un parcoure de cinq fois O^.W ou d'an tnètre; on porte ensuite cette longueur sur l'échelle des temps et l'on constate que, dans une seconde, elle est contenue environ trois fois: le parcours, en une seconde, est donc de 3 mètres. Cette deuxième expérience montre

On comprend, d'après cela, pourquoi le coup d'abaissement était si bref dans loiseau mécanique battant des ailes sur place (§ l4o), tandis que les véritables oiseaux ont' des battements beaucoup plus lents ^

On s'explique également pourquoi l'oiseau attaché par un fil tombe, malgré ses coups d ailes, aussitôt que la tension du fil vient arrêter sa translation horizontale.

Reportons-nous à l'expérience décrite § 61 oà un Pigeon, attelé au bras d'un manège, ralentissait les battements de ses ailes, quand on imprimait à ce manège un rapide mouvement de rotation. C'est à l'augmentation de la résistance de l'air qu'on doit attribuer cet effet.

Enfin, si un oiseau qui s'envole de terre s'oriente toujours le bec

déjà une augmentation de durée de rabaissement des ailes, sous Finfluence d'une translation modérée de Toiseau,

Exp&i'ienccs III, IV, V et VI. — Dans ces autres expériences, en procédant toujours de la même manière, pour la détermination des durées du coup d'aile et des vitesses de translation, on trouve que la durée d'abaissement s'accroît toujours quand la vitesse de translation augmente : ainsi, avec une vitesse de 5", 50 l'abaissement des ailes dure environ une seconde.

H ne m'a pas été possible de trouver un rapport défmi entre la vitesse de translation et la durée de l'abaissement des ailes. Des expériences faites dans des conditions identiques en apparence ont présenté parfois de légers écarts entre elles. Cela tient à ce que la moindre oscillation du fil de fer qui sert de rail à la macbine suffît pour modifier l'espace parcouru par l'aile descendante-

1. Dans les deux sortes d'expériences qui viennent d'être relatées, il y a une différence apparente entre les résultats obtenus: l'oiseau à mouvement circulaire avait les battements d'aile moins amples, mais de fréquence constante ; l'oiseau à mouvement rectiligne avait les coups d'ailes plus lents, mais d'étendue constante.

Cette différence apparente s'explique d'elle-même par les conditions différentes des deux expériences: dans l'une, les coups d'ailes étaient multiples et la fréquence en était réglée par l'action d'une pompe à vapeur ; dans l'autre, il n'y avait qu'un seul coup d'aile, produit par la détente d'un ressort.

Le mouvement de translation, qui avait pour effet commun, dans les deux expériences, de ralentir l'abaissement de l'aile, diminuait l'amplitude des battements, quand la durée en était limitée par la machine, tandis qu'il augmentait la durée du battement unique produit par la détente du res* sort, car rien n'empêchait l'action de celui-ci de se produire tout entière.

au vent (§ 27), c'est qu alors le vent, apportant sans cesse de nouvelle couches d air sous les ailes, place Toiseau dans la môme condition que s'il avait une translation horizontale dans Tair immobile.

§ 156. Plusieurs auteurs ont indiqué l'influence de la translation de l'oiseau sur la résistance que son aile trouve dans l'air. — A peine avais- Je publié les expériences et la théorie précédentes, qu'une réclamation fut adressée à l'Académie par MM. Planavergne* qui avaient exposé la même théorie, plusieurs années auparavant.

Quelques recherches bibliographiques me montrèrent encore que l'accroissement de la résistance de l'air, par la translation de l'oiseau avait également été compris et signalé à peu près de la même manière par d'autres auteurs, tels que Silberschlag^, Cayley, Wenham, Séguin aîné. Ils attribuent l'accroissement de résistance à l'effet des inerties successives des colonnes d'air sur lesquelles agit l'aile de l'oiseau.

Wenham ^ trouve, dans cette théorie, l'explication de la manœuvre de tous les oiseaux qui, avant de s'envoler, cherchent

Page 1