Appréciation de la précision dans la mesure des temps
La plaque sensible étant, dans l'appareil employé, placée tout près du disque tournant, on peut admettre que l'image de l'oiseau
vient se former sur le disque même ; cette hypothèse n'a pour but que de simplifier le calcul des intervalles de temps séparant deux poses successives.
Vu le peu de largeur des fenêtres FF, et leur vitesse de passage devant la plaque, on peut aussi les réduire à de simples trous distribués
sur les cinq rayons équidistants, 01, 02, 03, 04, 05 (fig. 1).
Pendant Texpérience, l'oiseau se déplace sur une ligne XX parallèle au disque. Si Ton suppose qu'il soit en A, au moment où une image s'est formée en «, la droite ha passe par le centre de Tobjectif. A la pose suivante, Toiseau est en B et Timage se forme en b sur le prolongement de la ligne BO. En reportant les points a et 6 sur la ligne xx image de la droite XX, et joignant le point a au centre du disque, on a suivant OA la position de la fente, qui a servi à la formation de la première image, au moment de la production de celle-ci. A
ce moment la fente qui doit servir à la formation de l'image sui-
vante 6 était donc dirigée suivant OB, faisant avec OA - de circonfé-
rence, et l'angle dont on a tourné le disque entre les moments où les images a et 6 ont été fixées est Boé. Lorsque la fenêtre marche de manière qu'au moment où elle passe devant l'objectif elle se meuve dans le même sens que l'image de l'oiseau sur la plaque, il est visible que l'angle Bo6 est plus grand qu'un cinquième de circonférence; il est plus petit lorsque la fenêtre et l'image marchent en sens contraires. Les intervalles de temps qui séparent les images successives sont donc
plus grands ou plus petits que — de seconde selon le cas.
La mesure des temps ayant une grande importance au point de vue de l'exactitude de la mesure des forces, il convient d'apprécier l'erreur commise..
Soit V la vitesse de l'oiseau par seconde, ^M kâ "^ ^) ^® tcnips qui sépare la production de deux images successives, on a :
Fig. 1.