‹ Physiologie du poëteChapitre 5 sur 24 · DON PELEZ, NINA · texte numérisé non relu

DON PELEZ, NINA

NINA , se croyant seule.

Oh! que j'aime du soir la brise parfumée , Que j'aime des jardins la senteur embïiuméc , Que j'aime, quand la lune au Tront calme et serein, Joue avec ses rayons sur les dômes d'airain ! — J'aime la voix du soir qui dans les airs résonne...

DON PELEZ , à part.

Cette fille aimerait Sanatas en personne.

(I7aut.)Holà Nina! deux mots I oùcourez^vous ainsi?

NINA , bas, O ciel ! c'est donc Pelez ! {haut.) Mais je venais ici Pour vous voir.

DON PELEZ

Bien; venez, enTant, qu'on vous embrasse.

NINA, bas.

Où donc est don Menrique? {haut.) Ah! monseigneur,

de grAce...

Permettez, je ne puis... {bas.) Quel horrible barbon ! Jamais je ne pourrai l'embrasser pour de bon.

{Don Pelez veut Vewbrasser. IS'inasc défend et le mord.)

DON PELEZ, furieux.

Tu me mords, tu me mords; après cette morsurr , Tu ne peux plus compter que sur une mort sûre. Me mordre, moi, Pelez, ah ! malédiction !

Enfer ! dérision ! mort et damnation !

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