DON PELEZ, NINA
NINA , se croyant seule.
Oh! que j'aime du soir la brise parfumée , Que j'aime des jardins la senteur embïiuméc , Que j'aime, quand la lune au Tront calme et serein, Joue avec ses rayons sur les dômes d'airain ! — J'aime la voix du soir qui dans les airs résonne...
DON PELEZ , à part.
Cette fille aimerait Sanatas en personne.
(I7aut.)Holà Nina! deux mots I oùcourez^vous ainsi?
NINA , bas, O ciel ! c'est donc Pelez ! {haut.) Mais je venais ici Pour vous voir.
DON PELEZ
Bien; venez, enTant, qu'on vous embrasse.
NINA, bas.
Où donc est don Menrique? {haut.) Ah! monseigneur,
de grAce...
Permettez, je ne puis... {bas.) Quel horrible barbon ! Jamais je ne pourrai l'embrasser pour de bon.
{Don Pelez veut Vewbrasser. IS'inasc défend et le mord.)
DON PELEZ, furieux.
Tu me mords, tu me mords; après cette morsurr , Tu ne peux plus compter que sur une mort sûre. Me mordre, moi, Pelez, ah ! malédiction !
Enfer ! dérision ! mort et damnation !