DU SENS DD TOUCHER
sang vers ces organes se fait sentir dans presque tous les sens , et dans chacun d'une manière correspondante à l'énergie du nerf spécifif lie, comme figure lumineuse dans le nerf optique , comme sifflement ou bourdonnement dans l'oreille , comme pulation dans les nerfs tactiles. Cette sensation a des causes mécaniques ; mais elle peut être provoquée par un états des nerfs dans des parties où le pouls ne se fait d'ailleurs point sentir. Il faut également ranger ici les sensations tactiles provocables par 1 imagination. De même que l'idée d'une chose dégoûtante détermine souvent le dégoût, de même aussi ridée de la douleur appelle fréquemment celle-ci dans une partie qui y est prédisposée. Lorsqu'un organe se trouve exposé à la sensation d'un courant dans son intérieur, cette sensation reparaît , long-temps après que le courant a cessé, quand on y pense. L'idée d'une chose propre à faire frissonner, détermine la sensation tactile du frisson. La tension de l'es^ prit , rémotion , l'extnse occasionent chez certaines personnes un sentiment de concentration au sommet de la tête » et un frissonnement par tout le corps. Lorsqu'on éprouve de l'effroi, on a des sensations dans un grand nombre de parties du corps. La seule idée du chatouillement suffit pour en taire naître la sensation chez les personnes chatouilleuses , lorsqu'elles voient quelqu'un faire mine de les chatouiller.
Les sensations tactiles subjectives ont lieu surtout chez les personnes dont le système nerveux est très-irritable , chez les hystériques et les hypochondriaques , auxquels on reproche quelquefois d'accuser des maux imaginaires. Si l'on entend par-là que leurs douleurs existent seulement dans leur imagination , on se trompe beaucoup. La douleur n'est jamais une chose imaginaire ; due à une cause interne , elle est tout aussi vraie que quand elle provient d'une cause extérieure. Il n'y a que l'idée de lu douleur qui soit sans sensaliim ; mais personne ne se plaint d'avoir cette idée. Au reste , une imagination exaltée peut accroître une douleur existante , et , si la
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personne est prédisposée à une douleur, rappeler celle qui s'est déjà fait sentir.
Les sympathies du loucher avec les autres sens et avec les mouvemens ont lieu par réflt^xion ; il en a été question dans le chapitre consacré aux effets de celte dernière. Le conflit des sensalioos tacliles avec les sécrétions a été discuté aussi dans la physique des nerfs.
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Les figures que je donne sont destinées à faciliter Tintelligence de mes expériences sur la voix. En ce qui concerne les détails anatomiques , je renvoie aux ouvrages d'anatomie, savoir, pour les Mammifères , aux travaux de Wolff et de Brandt, pour les Oiseaux, à l'excellent travail de Savart, pour les Reptiles , aux recherches de Mayer et de Henle , enfin pour plusieurs classes , à celles de Humboldt.
Les changemens que le larynx subit chez les Mammifères ne se rapportent pas tous à la production de la voix , qui , dans ces animaux , a lieu d'après les mêmes lois que chez riiomme ; ils sont principalement destinés à des effets de résonnance , et , sous ce point de vue, n'ont pas besoin d'explication spéciale.
Fig. 1 et 1' expliquent le chevalet antérieur et le chevalet postérieur des cordes vocales, chez Thomme.
Fig. 1. «S 7'^. Chevalet antérieur, cartilage thyroïde.
a. h. c. Chevalet postérieur, cartilage aryténoide.
b. d. e. Cartilage cricoïde, sur lequel les chevalets se meuvent.
c. 0. Corde vocale.
B. Point d'appui du chevalet antérieur.
§. 0. Ligne tirée du point d'appui à l'insertion de la corde vocale, qui représente le bras du levier.