‹ Physiologie du système nerveux, ou Recherches et expériences sur les diverses classes d'appareils nerveux, les mouvemens, la voix, la parole, les sens et les facultés intellectuellesChapitre 131 sur 136 · V. Manomètre qui communique avec u · texte numérisé non relu

V. Manomètre qui communique avec u

M. ô. P.liers pour fixer les poulies x' et y'.

s. Cordon servant à tendre les cordes vocales, qu'il tire dans la direction de leur longueur ; il passe .•'Ur la poulie a?'.

j. Cordon servant à détendre les cordes voca'es et à les réduire au minimum de tension que le ligament crico-thyroidien leur procure par son élasticité; il passe sur la poulie y\

s. Cordon pour tendre les cordes vocales , en exerçant une n, 4o

626 EXPLICATION DEÔ PLANCHES.

traction de haut eâ bas sur le chevalet antérieur ou le cartilage thyroïde.

Fig. 7. Compresseur à l'aide duquel on peut mesurer la position des branches g h, qui s'ajustent dans une rainure dé la face inférieure de la pièce a h.

e. ê. Vis servant à rapprocher et éloigner les branches gr/i ; les pas de vis marchent en sens inverse.

e. Saillie qui indique la position de la branche g par rapport à l'échelle f.

La tige à laquelle ce compresseur est fixé s'adapte à la pièce c d e delà fig. ^.

De cette manière , le compresseur peut être fixé à l'appareil de h^g. 6 en &, comme la pince de la fig. 5 , et on lui donne la position qu'on juge nécessaire.

Fig, 8. Compresseur pour les expériences sur le larynx inférieur des perroquets. La branche g est fixe ; la branche h est mobile dans une charnière en 0. La pièce m 0 peut avancer et reculer; on la fixe au moyen de la vis n. La tige s'adapte à la pièce c c? e de la ^^. 5, et peut , au moyen de c dans cette même figure, être fixée sûr la pièce h ; x est un cordon servant à mouvoir la branche A; il passe sur une poufie » et peut être chargé de poids.

Fig. 9. Compresseur à deux brandies mobiles , pour les expériences sur la voix de poitrine avec le larynx humain. Les pièces c d ^ sur lesquelles les branches e/se meuvent à charnière, sont mobiles dans une fente de la pièce a J, et peuvent être fixées à l'aide de vis ; g h sont des cordons qu'on peut charger de poids, et qui meuvent les branches l'une vers l'autre.

Fig. 10. Appareil pour les expériences sur la voix de poitrine, avec compression mesurable des cordes vocales au moyen du compresseur fig. 9.

Fig. \\. Compresseur pour les expériences sur la voix de poitrine avec des larynx auxquels tiennent encore l'arrière-

gorge, la bouche et le canal nasal. Les branches a 6 se placent sur les côtés des cordes vocales.

Fig. 12. Appareil complet pour ces expériences, avec le compresseur fig ii,

a. Pharynx.

h. Hyoïde.

c. Cartilage cricoide.

d. Reste du cartilage thyroïde, servant à fixer le cordon e , qui tend les cordes vocales.

Fig,l^. Larynx inférieur du Psittacus ararauna^ vu de côté.

a. Os semi-circulaire, qui se meut en manière de valvule sur le tympan c.

h. Cartilage semi-circulaire inférieur.

a h'. Membrane vocale , qui , en ^ , forme un angle en dedans.

Fig. 14. ab. Muscles qui tirent les bronches de bas en haut, rendent les angles en œ plus aigus, et les rapprochent l'un de l'autre.

c. Muscles qui tirent de dedans en dehors les os semi-circulaires , rendent les angles en x plus oblus , et dilatent la glotte.

d. Muscle de 1» trachée-artère.

Fig. 15. Position des parties pendant l'action des muscles c.

Fig. 16. Position du larynx de perroquet dans le compresseur a b^ pour les expériences au moyen de l'appareil fig. 8. On souffle par la trachée-artère.

Fig. 17. Tubes en verres, dont les bouts, coupés obliquement, sont en partie couverts de baudruche.

Fig. 18. Union de ces tubes avec un tube court et plus large, pour renforcer le son.

Fig. 19. Position de deux tubes par lesquels on souffle en même temps, et dont l'un est pourvu d'une membrane vocale en baudruche.

Fig. 20, Coupe horizontale du larynx de Pipa.

a. Tambour.

b. Cartilage vocal.

c. Ouvenure des bronches.

Fig. 21. Imilalron da larynx de Pipa. Le lube b peut être introduit dans le lube a, qui est fermé en d, de manière qu'il ne reste là qu'une petite fenie. A rextrémilé antérieure du lube b, la languette méial ique c est fixée sur une courroie transversale; Texirémité de cette languette s'étend jusqu'au voisinage de la fente ri.

Fig, 22. Cartilage aryiénoïde a de la Grenouille mâle, avec la corde vocale b.

Fig, 23 et 24. Isthme supérieur ou larynx du Sapajou, qui se prolonge en un lube assez long.

' ^Fig. 23. Coupe du larynx de ïAteles arachnoïde»,

a. Cartilage thyroïde.

h. Cartilage cricoide.

^ €, Cartilage aryiénoïde.

d. Epiglotte.

e. Cartilage de Wrisberg renflé en un coussin épais. Entre d et c se trouve le canal tubuleux du larynx.

/. Corde vocale inférieure ou proprement dite. Elle a un bord supérieur très-tranchant.

g. Corde vocale supérieure, située très-profondément et en dehors.

Fig, 24. Larynx de V^teles arachnoïdes^ VU de côté ; la moitié du cartilage thyroïde est enlevée.

a. Cartilage thyroïde.

h' Cartilage cricoïde.

c. Cartilage aryiénoïde. c' l'extrémité supérieure, correspondante au cartilage de Santorini, s'unit avec celle du côté opposé, et forme la lèvre inférieure du lube.

d. Épigloite. d' prolongement quelle envoie au cartilage arytéaoïde, ou de Suntorini. L'épig lotte forme la lèvre supé-

EXPtICATION DES PLANCHES. 629

rieure du tube ; les prolongemens d' de Tépiglotte » avec les cartilaf^es de Santorini, forment la lèvre inférieure,

«. Masse cartilagineuse molle de Wrisberg.

f. Région des cordes vocales.

Le larynx des Sapajous se dislingue par celte particularité que la cavité laryngienne s'allonge, au dessus des ligamens inférieurs de la glotte, en un tube recourbé. Ce tube se dirige d'abord de bas en haut , puis d'avant en arrière. Là paroi antérieure est formée par le cariilage tliyroïvie, la supérieure par l'épiglotte , la postérieure par la portion ascenlante du tube , et l'inférieure de la portion transversale par les pelotes appliquées l'une contre l'autre des grands cartilagns de Wrisberg. Comme ces pelotes se continuent avec le pourtour antérieur des carlibges aryténoïdes, lorsque ceux-ci se rapprochent pour clore la partie postérieure de la glotte, elles se serrent l'une contre l'autre , de manière qu'il ne reste plus àVair d'antre passnge que le long canal entre le cartilage thyroïde, l'épiglotte ei les peloltes. Les lèvres du canal, qui s'ouvre en arrière dans le pharynx , sont en haut l'épiglotte , en bas les extrémités réunies des cartilages aryténoïdes. On parvient aisément à allonger ce tube en y ajoutant des tubes en verre de longueur diverse -, j'ai fait des expériences en ce sens , mais je n'ai proJuit aucun changement appréciable dans la hauteur des sons. Le long canal du larynx paraît donc avoir plutôt pour but de donner de l'éclat à la voix. En posant le doigt sur son orifice, je faisais baisser chaque son d'un semiton. L'intonation a lieu au moyen des dispositions ordinaires.

Quand le larynx entier était coupé en \ou^ , et qu'on dirigeait le courant d'air d'un petit tube au devant d'une des cordes vocales , dans le sens de Taxe du larynx , on obtenait d'assez bons sons. Les cordes vocales ont leurs bords supérieurs tranchans , et parlent avec une grande facilité.

Fig, 25. Coupe longitudinale du larynx et de l'appareil à résonnance du Mycetes ursinus,

a. Cartilage thyroïde.

b. Cartilage cricoïde.

c. Cartilage aryténoide. c', son extrémité, unie avec celle du côté opposé , pour former la lèvre inférieure de Torifice du larynx.

d. Épiglotte. Elle forme le couvercle du canal tubuleux et recourbé du larynx , au dessus des cordes vocales. L'extrémité d' forme la lèvre supérieure de Texlrémité de ce canal.

e. La grande masse molle du cartilage de Wrisberg, unie avec le cartilage aryténoide. Elle forme une pelote , qui , lorsque les cartilages aryténoïdes se rapprochent l'un de l'autre , pour clore la partie postérieure de la glotte , s'applique à la pelote du côté opposé.

d^. Canal entre l'épiglotte et les pelotes.

/. Ligament inférieur de la glotte.

g. Ligament supérieur de la glotte. Un* est pas fixé au cartilage thyroïde , mais à la racine de l'épiglotte , et fait corps avec la pelote ; il forme un ruban très-solide , élastique , descendant en ligne droite , entre le ventricule de Morgagni et la partie médiane de la cavité laryngienne.

Le sinus entre fQig mène entre le cartilage thyroïde et les parois de la cavité médiane du larynx , dans le sac membraneux g^ qui est le prolongement du ventricule de Morgagni.

Au devant de la racine de l'épiglotte se trouve, entre deux ligamens qui attachent l'épiglotte au cartilage thyroïde, l'entrée i du sac impair i\ qui, en ^, revêt la cavité de l'hyoïde lll.

w. Le sac laryngé observé par Brandt. Il a son entrée au côté de Touverture supérieure du larynx , et fait saillie entre l'épiglotte et le cartilage thyroïde,

Fig. 26. Coupe de haut en bas à travers le larynx et les ven-

ft

triciiles de Morgagni du Mycetes arsinus , suivant la ligne x y de la figure 25. Segment postérieur. Les lettres ont la même signification que dans la figure précédente.

e e. Les peloiles appliquées l'une contre l'autre.

d e. Le canal du krynx entre l'épiglptle et les pelottes forr mant la paroi inférieure.

Fi^. 27. Segment antérieur de la coupe précédente. Les lettres ont la même signification que dans la figure 25. Entre la racine de Tépiglotte d et le cartilage thyroïde a se trouve rentrée du sac impair de l'hyoïde i.

g. Continuation des ligamens supérieurs de la glotte , ou des rubans élastiques qui les remplacent, avec Tépiglotte.

Les appareils de résonnance , chez les Singes hurleurs, sont doubles ; d'un côté , des membranes , des os et des cartilages; d'un autre côté , l'air renfermé dans ces parties. Les rubans élastiques partagent la cavité laryngienne en un tube médian et deux cavités latérales. Le canal médian sert au mouvement progressif de l'air, aussi bien qu'à la résonnance ; les sacs latéraux et le sac hyoïdien servent à la résonnance de l'air. La résonnance de ces masses d'air doit être rendue plus facile par les rubans élastiques qui bordent l'entrée des sacs. La résonnance du son d'une anche posée sur un réservoir d'air reproduit exactement ce qui a lieu ici. On peut aussi se convaincre , par des expériences , que ces appareils servent à fortifier la voix. Je produisis des sons, à la manière ordinaire, avec un larynx entier de Singe hurleur, dont l'appareil de résonnance était en parfaite intégrité , et je comparai la force que ces sons, toutes choses égales d'ailleurs, avaient lorsque je permettais à l'air de remplir les sacs, ou lorsque, comprimant le col de ceux-ci avec des pinces , je ne leur permettais pas de s'emplir. Dans le premier cas, ils étaient beaucoup plus forts et hurlans. Les cordes vocales de l'animal , dont le bord supérier §st très-tranchant, donnent aussi, à elles seules,

des sons très-vifs, dans le larynx coupé en travers, lorsqu'on fait passer un courant d'air au devant d'elles.

On peut faire des expériences sur le larynx des Sinjyes, et en général de tous les animaux, en se servant de pièces conservées dans Talcool, pourvu qu'on uilsoin de les plonger auparavant dans l'eau pendant quelque temps. Je conserve ainsi, et je m*en sers dans l'occasion, des larynx d'hommes, que j'ai préparés, et que j'ai trouvé propres à servir dans les expériences sur la voix.

Fig. 28. Larynx ouvert de Y Alligator lucius.

a. Corde vocale.

h. Cartilage cricoïde.

c. Bandelette cartilagineuse arquée sur laquelle repose la corde vocale.

d. Hyoïde.

e. Membrane muqueuse au dessus de l'hyoïde.

Fig, 29 à 39. Elles expliquent les expériences sur les anches en caoutchouc et sur les larynx artificiels construits d'après le type de celui de l'homme.

Fig. 59 à 31. Anches à une seule lèvre de diverses espèces.

Fig. 32. Tuyau d'anche à deux lèvres horizontales, avec des tuyaux allongeant la colonne d'air en avant et en arrière des lèvres. C'est quand les languettes sont perpendiculaires au courant , comme dans le cas présent, que la colonne d'air en change le plus facilement le son. '

Fig. 33. Anche bilabiée en caoutchouc, dont les lèvres sont appliquées l'une à l'autre parleurs faces. Les pinces servent à maintenir les lèvres d'un côté. Lu fixation des lèvres de l'autre côté n'est pas absolument nécessaire.

Fig. 34. Anche bilabiée, avec des pinces fixant les deux extrémités de la glotte.

Les appareils 33 et 34 sont destines à être unis à des tuyaux , pour apprendre à connaître l'influence de l'air.

EXPLICATION DES PLAlVCHES. 633

Fig. 35. Tuyau d'anche bilabié , dont les lèvres ont leurs faces tournées Tune vers l'autre , et dont les tubes serventà allonger et raccourcir la colonne d'air. J'ai remarqué que quand les lèvres ont les faces tournées l'une vers l'autre, comme dans le cas présent , la colonne d'air qui passe devant et derrière leslangueiies exerce souvent fort peu , et même parfois n'a pas du tout d'influence sur le changement du son de l'ancbe. Ces anches à lèvres adossées par leurs faces , et à isthme qui va en se rétrécissant peu à peu vers la glotte , sont celles qui ont le plus d'ana'ogie avec 1 organe vocal humain , dans lequel la colonne d'air qui passe devant et derrière les lèvres n'a non plus presque aucune influence sur la hauteur du son.

Fig, 36. Anches à lèvres analoguessur lesquelles les pinces peuvent être à vo'onté éloignées au moyen d'une vis , ou rapprochées à l'aide d'un ressort , pour accroître et diminuer la tension.

Fig. 37 à 39. Imitation du larynx humain.

Fig. 37. Pièces en laiton, a cartilage cricoïde. h chevalet antérieur, mobile en Z>'dans une articulation, c. chevalet postérieur, mobile en c\ dans une articulation. Le chevalet postérieur est une pince courbe , dont les branches se rapprochent au moyen d'une vis. d pince analogue , qui est fixée au pourtour antérieur du chevalet antérieur, sans être mobile dans une articulation.

La vis e peut presser le chevalet antérieur d'arrière en avant.

Fig. 38* Préparation de l'anche bilabiée en caoutchouc , avec les faces tournées l'une vers l'autre , et liée sur un tube. On unit cet appareil à celui de la figure 37, et l'on enferme dans les pinces les extrémités antérieure et postérieure des lèvres.

'J^ De là résulte le larynx humain artificiel , figure 39, qu'on peut unir au manomètre.

On peut remplacer le caoutchouc par de grosses artères.

Dans tout ces appareils à deux lèvres en caoutchouc qui se regardent par leurs faces , la glotte peut être assez largement ouverte , sans que les sons cessent de sortir avec une grande force.

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