PRESSION DE L'AIR
colonne d'eau du manomètre.
sol.
2 pouces.
soljij^.
ia^.
si.
8 tension égale.
nt^.
Mais si je voulais passer de ré à ré^ , il fallait souffler avec un peu de force pour que la colonne d'eau montât jusqu'à 22 à 24 pouces et plus. Les causes de cette disproportion me sont demeurées iaconnues. La limite dont je viens de parler varie beaucoup suivant les larynx ; il y en a qui permettent de monter proportionnellement jusqu'à une octave , et d'autres qui ne le permettent pas. On doit remarquer, en outre , que quand, dans ce cas, on accroissait la tension, de manière que le son fondamental devînt plus ai^u , la limite de la progression proportionelle de l'élévation s'établissait d'autant plus tôt qu'on augmentait davantage la tension , comme il ressort des expériences suivantes , qui ont été faites sur le même larynx.
Pression de l'air.
Sons.
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Pression de l'air.
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Pression de l'air*
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Pression de l'air.
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Pression de l'air.
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Sons de poitrine.
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CBEZ t*HOMME ET LES ANIMAUX. 1 53
Dans tous'^ces cas, il ne fut pas possible de franchir l'intervalle de ré à rè^^ sans porter la pression de l'air à 24 pouces et plus. Dans plusieurs autres , le saut eut lieu de la même manière. L'expérience suivante mérite d'être rapportée encore , comme terme de comparaison. Ainsi que dans la précédente, la voix de poitrine avait été déterminée par une pression latérale exercée sur les cordes vocales.
Je signale ce phénomène à l'attention pour éviter tout malentendu dans les expériences sur le larynx. Je ne puis l'expliquer autrement que par un saut d'un registre à un autre , du registre de la voix de poitrine à celui de la voix de fausset. Mais il prouve qu'en comparant les équivalens de la pression
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de l'air et de la tension , on a un motif de plus pour exclure totalement les degrés élevés de tension et de pression.
Viennent maintenant les expériences sur la compensation de la détente des ligamens et de la pression de l'air pour obtenir le piano et le forte à une même élévation de son.
Si^ en faisant ces expériences, on opère la tension des cordes vocales par une traction exercée de haut en bas sur le cartilage thyroïde et imitant l'action du muscle crico-thyroidien , les poids nécessaires pour faire sortir un son donné n'expriment pas le degré de la tension des cordes vocales ellesmêmes , mais celui de la contraction du muscle crico-thyroïdien nécessaire pour produire ce son, et par conséquent lorsqu'on les compare à la pression de l'air , on n'obtient que le rapport entre celle-ci et l'action du muscle. Cette méthode de tendre les cordes vocales est celle qui leur procure la tension la plus uniforme , de manière qu'on devrait toujours faire ainsi les expériences : cependant il faut remarquer que le ligament crico-lhyroïdien, qui possède l'élasticité au plus haut degré , agit de même que le muscle, que son action vient au secours de celui-ci quand il se contracte faiblement , mais que le ligament est mis hors de jeu quand le muscle se contracte avec énergie. Des poids, suspendus à un cordon, qu'on attache à l'angle du cartilage thyroïde, donnent donc exactement le quantum de contraction du muscle crico-thyroïdien qui est nécessaire pour des sons déterminés.
Pour mesurer la pression de l'air, je me suis servi tantôt d'un manomètre à mercure , tantôt d'un manomètre à eau , parce que les expériences ont été faites à des époques différentes. Je vais d'abord rapporter ces expériences une à une. La première colonne est destinée aux sons égaux quant à l'élévation, mais croissant en intensité : la seconde indique la quantité jusqu'à laquelle la pression de l'air doit être accrue ; la troisième énonce les poids de la tension , qui diminue à proportion que la pression de l'air augmente.
CHEZ t HOMME ET LES ANIMACX.