‹ Physiologie du système nerveux, ou Recherches et expériences sur les diverses classes d'appareils nerveux, les mouvemens, la voix, la parole, les sens et les facultés intellectuellesChapitre 34 sur 136 · EN FORCE · texte numérisé non relu

EN FORCE

DE

CORDES VOCALES

Piano la^

9 centim.

9/4 loth.

Forte ■ /«a

Piano si^

ji»

si^

Forte ^*8

Piano wig

mij

Forte TWi'a

Piano /«a

fiz

Forte /a.

Piano /a»

Forte «a.

On voit donc que la traction de haut en bas du cartilage thyroïde doit diminuer dans une proportion plus grande que la pression de Tair n'augmente , pour qu'un son soit fortifié , en conservant la même hauteur.

Quand la pression de l'air augmentait du double au quadruple , la traction agissant de la même manière que le muscle crico- thyroïdien devait s'accroître de quatre à huit et seize fois pour que le son restât à la même élévation. Dans la se-

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conde expérience il fallut que, la pression de l'air montant de 8 à 14 ou de 4 à 7 , la traction diminuât de 3 à 1 ; dans la troisième , la pression de l'air s'élevant de 8 à 14 ou de 4 à 7 , la traction dut baisser de 9 à 1. Il n'y a que le rapport de la tension des cordes vocales elles-mêmes à la pression de Fair qui puisse donner une comparaison exacte. Les cordes vocales doivent être tirées, dans la direction de leur longueur, par un cordon qui passe sur une poulie. Cependant, comme l'attache du cartilage thyroïde au cartilage cricoïde met obstacle à la tension dans ce sens , il faut enlever avec précaution , sans léser la membrane muqueuse du larynx , le cartilage thyroïde tout entier , à l'exception de la partie antérieure , à laquelle s'attachent les cordes vocales. Il faut aussi enlever avec circonspection le ligament qui existe entre lui et le cartilage cricoïde. Enfin on peut encore enlever les muscles placés sur le côté des cordes vocales. On obtient ainsi une pièce sur laquelle la tension des cordes vocales peut être mesurée sans erreur au moyen d'un cordon qu'on attache au reste du cartilage thyroïde , immédiatement devant l'insertion des cordes, qu'on dirige dans le sens même de ces dernières , qu'on fait passer sur une poulie , et qu'on charge de poids. Pour que la tension ait lieu uniformément dans toute la largeur des cordes vocales , il est indispensable de prendre un larynx dont le cartilage thyroïde soit ossifié , afin que l'angle de ce cartilage auquel on fixe le cordon , ne cède point, i

D'après l'analogie des ligamens de la glotte avec les cordes, on devrait croire que les sons croîtraient suivant la proportion des octaves ,1,2,4, 8, lorsque les forces tensives croîtraient elles-mêmes en raison de leurs carrés, 1,4, 16, 64. Cependant , lorsqu'on porte la tension de 1 à 4 , les sons restent fort au dessous de l'octave , de manière qu'au lieu de celle-ci, on obtient , la plupart du temps , la quarte , la quinte , la sixte, ou des sons intermédiaires. La cause de cette différence ne m'est pas connue ; peut-être faut-il l'attribuer à ce que c'est

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la pression de Tair qui fait parler les cordes vocales , ou à rhumidité de ces dernières , ou à ce qu'elles sont composées de nombreux trousseaux parallèles , qui se tendent inégalement. En quadruplant la plus faible tension des ligamens de la glotte , les sons ne montent que jusqu'à leur quarte et plus : si la tension était un peu plus forte, en la quadruplant, ils montent à leur quinte ; si elle était plus considérable encore, en les quadruplant, ils montent à leur sixte et plus. Cette différence dans rélévation , suivant le degré de tension d'où l'on part , doit , sans doute , être attribuée à ce que , plus la tension devient forte , plus il faut de pression d'air pour faire sortir le son le plus faible ou le son fondamental des cordes vocales.

Il m'a paru intéressant de comparer , dans un même larynx , l'effet de la traction perpendiculaire sur le cartilage thyroïde avec celui de la traction horizontale sur les ligamens de la glotte. En conséquence, j'expérimentai d'abord la première ; après quoi je préparai le larynx , par l'ablation de la plus grande partie du cartilage thyroïde , afin de pouvoir étudier la seconde.

SONS

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