DANS LES KYSTES HYDATIQUES
Le liquide de kystes hydatiques de différentes origines nous a donné les réactions de la thalassine.
400 ce. provenant d'un kyste hydatique humain sont évaporés à sec, traités par l'alcool absolu, filtrés. L'alcoo^ évaporé laisse un résidu très faible, que l'on redissout dans l'eau. On additionne d'une goutte d'acide acétique et l'on injecte.
Y I. — 6 kilog., démangeaisons extrêmement vives ;il se frotte le nez par terre, éternue, etc.
Le liquide d'un kyste hydatique humain est mis dans l'alcool, et on évapore le mélange; on filtre; le liquide est injecté.
Y II. — 6k&,500, démangeaisons très nettes, se gratte, éternue, etc.
Un kyste hydatique de mouton est laissé en contact avec deux fois son volume d'alcool, on filtre, on évapore, on filtre de nouveau.
Y III. — 19 kilog., avec des doses progressives de ce produit donne des indications de plus en plus manifestes qui, au maximum, se manifestent par des éternuements, des grattements, phénomènes très nets, mais très fugaces. Avec des doses plus élevées, les phénomènes s'atténuent.
Le liquide d'un kyste hydatique de mouton est encore traité de la même façon; le dernier liquide aqueux est additionné d'un peu de carbonate de soude. A haute dose, il produit des démangeaisons très vives. L'animal se gratte, renifle, éternue, etc.
Un gros kyste hydatique du poumon d'un bœuf représente 2 500 ce. de liquide. Traité par l'alcool, il se fait un précipité léger dont on se débarrasse par filtration. On évapore dans le vide.
Y IV. — 9 kilog., avec une injection relativement faible donne des phénomènes très marqués ; agitation, éternuements, démangeaisons, grattements. Ces phénomènes n'augmentent pas lorsque Ton double la dose injectée.
La thalassine ou tout au moins des principes urticants jouissant de propriétés analogues existent donc dans le corps d'un très grand nombre d'animaux.
C'est un fait général et qui, comme nous allons le voir, n'est pas seulement limité à ce règne. On le retrouve encore chez quelques végétaux.
Si nous nous rappelons en même temps l'action immunisante de cette thalassine contre certains poisons congestivants, il nous semble possible d'entrevoir une fonction gé-