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TOME I. 2i

RALLIÈRE

l'hyperthermie ne paraît donc pas inférieure à celle des animaux ^

Ce sont les oiseaux, parmi les animaux à sang chaud, qui supportent les plus hautes températures (45", 4, 46°, 46°, 65); les animaux à sang froid (grenouilles, infusoires) succombent à 37°-40° ; c'est chez eux qu'on peut provoquer les plus grandes oscillations thermiques sans amener la mort, 0°-37° (Cl. Bernard, P. Bert, loc. cit.).

A 100°, des germes vivants et secs (ceux du lait, par ^.xemple) peuvent résister plusieurs heures, et, retirés ensuite, être capables de produire des fermentations ; les spores typhiques ne sont pas détruites par une température de 90°^ et certaines plantes, les sulfuraires, vivent encore à 73° (observation faite à Luchon par M. Ch. Richet) ; la limite de température incompatible avec la vie est donc très variable chez les différents êtres.

Les animaux qui ont été ainsi surchauffés, et qui ne succombent pas, présentent, avant le retour complet à la santé, quelques accidents dont le plus constant est Fhémorrhagie intestinale. Celle-ci est d'ordinaire légère et unique; elle apparaît à la première selle qui suit l'expérience et ne se reproduit pas. On observe aussi parfois une paraplégie passagère et plus ou moins complète avec anesthésie des membres postérieurs.

RosENTHAL ^ a uoté que la température restait basse pendant plusieurs jours : nous avons constaté cet abaissement immédiatement après l'expérience, et nous l'avons vu persister quelques heures ; mais ceux de nos animaux qui ont survécu avaient tous, dès le lendemain, repris leur température normale; en somme, le rétablissement est prompt à se faire; au bout de

1. Voyez Ch. Richet. « Température du corps dans les maladies. » [Revue scient., 1885, 2e sem., p. 297.)

2. Arnould. Dict. encycl. des sciences mécL, t. XVIII, 2e p., article Typhoïde, p. 519.

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