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C. — Action combinée du chloral et de la chaleur

Expérience I. — (3 mai 1888.)

Cliien adulte, de taille moyenne, pesant 6 kilogrammes. T. = 39o.

A 10 heures du matin, fixé sur une planche et clilorali?é jusqu'à résolution complète; on lui injecte dans la saphène successivement 20 centimètres cubes d'une solution de chloral à 1/10 (soit 2 grammes de chloral).

A 10 h. 50, tout réflexe a disparu, la cornée est insensible ; l'animal est porté dans un bain dont la température est de 43° et ensuite élevée progressivement jusqu'à 48°; à ce moment, la température du chien est de 38° seulement; elle a baissé sous l'influence du chloral ;

Rain = 43°

Le réflexe cornéen reparaît, et l'animal commence à s'agiter ; nouvelle injection de 5 centimètres cubes de la solution de chloral; addition d'eau chaude.

heures. degrés.

12,40 41 Bain = 47°

Si l'on soulève la tête de l'animal, de manière à faciliter l'entrée de l'air dans le poumon, la pblypnée augmente presque instantanément, et il est impossible de compter la respiration.

heures. degrés.

On retire immédiatement l'animal et on le laisse se refroidir de luimême.

heures. degrés.

L'animal est détaché ; il reste couché et immobile.

heures. degrés.

HYPERTHERMIE ET CHLORAL.

Chien toujours à la même place, indifférent à tout: aucune excitation ne le fait sortir de sa torpeur; sensibilité des membres postérieurs presque nulle; re'tlexe cornéen normal ; réflexe du genou exagéré; pas de tremblement ni la moindre agitation musculaire, sinon un clignement très fréquent des paupières. Lorsqu'on presse très fortement sur la queue ou l'une des pattes de l'animal, il fait une expiration un peu plus forte et semble vouloir crier; mais il ne peut qu'ébaucher l'effort.

L'animal fait un peu de diarrhée sanguinolente.

oh. 30. .... T. =26°

Quelques légers soubresauts musculaires ; réllexes exagérés. A 5 h. 00, même état, ï. = 26°.

A 6 h. 15, même état, T. = 26°; pouls à peine perceptible; impossible de le compter.

3 mai. — Animal mort à la même place que la veille. Rigidité des membres postérieurs.

L'autopsie pratiquée le même jour nous a fait constater des lésions absolument analogues à celles déjà signalées chez nos animaux qui sont morts après avoir été échauffés; seulement, ici, elles sont encore plus accentuées; l'hémorrhagie intestinale est considérable et on remarque de nombreuses taches ecchymotiques au niveau de l'intestin grêle, sous la séreuse péritonéale.

Expérience II. — (3 mai 1888.)

Chien griffon, petit, adulte, pesant 6''^S300, attaché sur une planche à 9 h. 30; T. = 39°, 30.

Cliloralisé jusqu'à résolution complète (on lui injecte 25 centimètres cubes de la solution de chloral à 1/10).

A 10 heures, plus de réflexe cornéen ; on met l'animal dans un bain à 52".

heures. degrés.

RALLIÈRE

On retire promptement l'animal et on l'abandonne à la température du laboratoire :

heures, degrés.

A ce moment, on détache le chien et on le sèche ; il reste immobile et couché. j

A 11 h. 5, il essaye de se relever; il ne peut le faire qu'à demi et | retombe ; il répète en vain plusieurs fois la même tentative.

A 11 h. 10, l'animal a pu se mettre debout; il marche en titubant ' et tombe à chaque pas; les extenseurs des pattes antérieures sont paralysés, et ses pattes, dans la marche, portent sur le sol par leur face dorsale ; l'animal, ne pouvant étendre ses membres antérieurs, est obligé, pour avancer, de lancer son tronc en avant; mais il n'est plus capable de mesurer ses efforts, et il prend parfois un tel élan qu'il se renverse et tombe sur le dos.

2 heures. — Chien couché, paraissant très fatigué ; il faut le pousser ' fortement pour le faire changer de place ; il marche péniblement et se recouche dès qu'il a fait quelques pas , les membres postérieurs sont insensibles.

4 heures. — Tremblement généralisé très faible; T. = 39°, 10.

4 mai. — Chien vivant, couché à la même place que la veille, encore fatigué, et ne voulant pas marcher; les membres postérieurs sont très faibles ; on peut mettre le pied sur l'une ou l'autre des pattes postérieures et presser énergiquement sans faire aboyer l'animal ; la même manœuvre sur les pattes antérieures est douloureuse et bien sentie. L'animal n'a pas voulu manger.

5 mai. — Chien encore à la même place ; un peu moins fatigué ; il peut marcher, mais se repose tous les 5 ou 6 mètres ; il a pris du lait, mais n'a pas voulu de sa nourriture ordinaire ; T. = 39°, 20.

6 mai. — L'animal a été brûlé accidentellement, dans diverses parties du corps, par une solution concentrée de potasse. On a dû le sacrifier, pour lui épargner d'inutiles souffrances.

Expérience III. — (5 mai 1888.)

Chien jeune, vigoureux, pesant i6^'\^00; fixé sur une planche à 9 h. 30 du matin ; T. = 39°,25.

Chloralise' profondément jusqu'à disparition du réflexe cornéen; on lui injecte dans la veine saphène 40 centimètres cubes de la solution de

HYPERTHERMIE ET GHLORAL.

chloral à 1/10 ; après Finjection des 5 premiers centimètres cubes, période d'excitation très vive et n'ayant duré d'ailleurs que 3 minutes.

heures.

9,55.. . Insensibilité absolue; T. = 38°, 20.

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