‹ Physiologie [electronic resource]Chapitre 196 sur 202 · VARIATIONS DANS LE CO^ PRODUIT PAR SURFACE · texte numérisé non relu

VARIATIONS DANS LE CO^ PRODUIT PAR SURFACE

POIDS

COî

pour 1000 cq de surface

en grammes.

par heure.

grammes.

grammes.

Moineaux et i^etits oiseaux

Chiens

Moutons

Souris

Hommes

Oies et Dindes

Cobayes.

Chats

Marmottes

no

Nous pouvons d'abord éhminer de ce tableau les animaux

RiOT, ainsi que des expériences de M. Speck, de MM. Pettenkoffer et Voit, de MM. JoLYET, Bergonié et Sigalas. (Voyez plus haut, p. 481.)

1. Il est clair que les divers chiffres donnés ici n'ont pas une égale valeur; les expériences très nombreuses faites sur les chiens et les lapins, par exemple, comportent une certitude plus grande que les expériences faites en très petit nombre sur les souris et les hérissons. Pour les chiffres relatifs aux oiseaux, nous prenons ceux que nous donnons dans le mémoire suivant. — Nous nous permettons d'attirer l'attention sur ce tableau, qui résume un nombre considérable d'expériences et de calculs nouveaux.

CHARLES RIGHET.

pesant 500 kilogrammes, comme les bœufs ; car la mesure, très arbitraire, de la surface, que nous avons adoptée, ne s'applique probablement pas à eux. Quant aux petits oiseaux, ils sont très remuants et agités, de sorte que le calcul du CO^ produit n'est guère applicable à eux, à cause des contractions musculaires intenses qu'ils donnent. Il faut donc regarder le chiffre obtenu sur les chiens, ^^'',6^, comme étant le véritable maximum.

Quant aux chiffres minima, il faut remarquer que les marmottes, dont le chiffre est très faible, sont pourvues d'une épaisse fourrure, tout à fait exceptionnelle, et il ne reste alors que les tourterelles et pigeons, chez qui la production de CO^ par unité de surface est très faible, ce qui s'explique si l'on peut admettre que nos procédés de mesure des surfaces ne s'appliquent pas très bien aux oiseaux.

Nous pouvons donc éliminer les chiffres se rapportant aux bœufs, aux moineaux, aux marmottes, aux tourterelles et aux pigeons.

Nous éliminerons aussi du tableau général les chiffres relatifs aux chiens, qui se débattent vigoureusement et font des efforts musculaires énergiques.

Alors, ces réserves admises, il reste, depuis les moutons jusqu'aux lapins, dix chiffres exprimant la production de CO^ par l'unité de surface, chiffres qui sont en définitive tout à fait comparables, allant de i^'',34 à 2^% 25, c'est-à-dire comportant un écart de 50 p. 100, chiffre étonnamment faible, si l'on songe aux diversités des animaux mis en expérience et à la variété des méthodes de mensuration qui ont donné les chiffres.

On peut donc admettre une moyenne générale de 'l"'',7o, chiffre qui représentera très bien l'ensemble de toutes nos mesures, et qu'on pourra adopter comme exprimant une moyenne du poids de CO" exhalé par heure pour 1 000 centimètres carrés de surface.

Les animaux à fourrure épaisse, comme les chats et les

lapins, produisent moins que les animaux à peau nue, comme l'homme. Lés animaux très remuants (comme les rats et les cobayes) produisent plus que les animaux tranquilles (comme les chats et les lapins).

On noiera aussi que les gros animaux paraissent produire par unité de surface un peu plus que les petits, car il faut tenir grand compte des mouvements musculaires; les petits moineaux volettent dans l'appareil, les chiens se débattent, les souris, les rats et les cobayes se remuent beaucoup.

Et alors, parmi les animaux respirant paisiblement, on a la série suivante :

Poids — en grammes. srrammes.

500,000 Bœufs 3,70

70,000 Moutons 2,25

60,000 Hommes 2,00

3,000 Oies 1,85

1,700 Poules 1,72

2,000 Chats 1,48

2,000 Lapins 1,34

1,000 Marmottes \ ,01

300 Pigeons etTourterelles. 1,00

On peut donc, en résumé, admettre une loi qui se formule ainsi :

l"* La quantité de CO- produite par unité de surface est sensiblement la même chez les divers animaux à sang chaud, et elle est voisine de par heure par 1 000 centimètres

carrés ;

T Cette quantité (variable suivant les mouvements plus ou moins intenses de l'animal) est, en général, un peu plus forte pour les gros animaux que pour les petits.

Page 1