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Barral, Ann. de Chim. et de Phijs., 3^ série, t. XXV

3. Masje. « L'irradiation du calorique chez l'homme (Arch. de Virchow, t. CVIII).

P. LANGLOIS

en groupant 110 observations faites sur des lapins, trouve que la radiation maxima du calorique chez le lapin se produit vers 13 ou 14° et qu'en deçà et en , delà de cette température l'intensité de la radiation diminue avec une grande rapidité. Le même fait se produit chez le cobaye, la radiation maxima se trouvant à une température plus basse, 11°.

M. Ch. Richet ^ a entrepris les mêmes recherches sur les enfants àl'aide de l'œuf calorimétrique décrit au commencement de cette étude.

Les expériences faites en été, la température extérieure oscillant entre 18° et 25°, ont montré que la radiation calorique diminuait rapidement avec l'élévation de la température atmosphérique de 18° à 25°.

C'est à la suite de ces recherches, auxquelles M. Ch. Richet m'avait associé, que j'ai, suivant son conseil et guidé par lui, entrepris cette étude sur la chaleur humaine.

Il était intéressant de chercher quelles modifications les températures moins élevées amenaient dans la radiation, et s'il existait comme chez le lapin et le cobaye une température correspondant à un rayonnement maximum chez l'homme.

Je n'ai pu, et on en comprendra les raisons, étudier complètement cette question chez l'enfant. Il m'était impossible, avec de jeunes sujets présentant une résistance si faible au refroidissement, de les exposer nus à des températures relativement basses. Les observations ont donc été faites sur des enfants complètement vêtus, ce vêtement étant toujours de la même nature ; couverture de laine rouge assez légère enveloppant complètement l'enfant, ce dernier gardant en outre une brassière de coton et un bonnet de tête.

L'enfant ainsi habillé était amené dans la pièce où se trouvait l'appareil et y demeurait un certain laps de temps avant d'être mis dans l'œuf. Cette précaution est indispensable, la température des salles d'hôpital reste constante en hiver au

1. Ch. Richet, « Influence de la température extérieure sur la production de chaleur, » {Acad. des Se, 29 juin 1885).

GALORIMETRIE CHEZ L'HOMME. 303

moins, et il faut un certain temps pour que l'influence de la température extérieure amène une réaction du système nerveux, réaction déterminant les modifications dans la thermogénèse que je voulais étudier. Un séjour de 30 à 40 minutes suffit généralement, car l'enfant se trouve encore à la même température après une expérience d'une heure et quelquefois davantage.

Dans les dernières minutes de l'expérience, c'est-à-dire au moment où se produit l'équilibre entre la chaleur reçue par le calorimètre et celle qu'il émet au dehors par rayonnement, moment où se mesure par conséquent la quantité de calorique produite par l'enfant; l'enfant se trouvait de 1 h. 30 àl h. 45 sous l'influence de la température étudiée.

Les expériences entreprises pour déterminer en calories la valeur des centimètres cubes d'eau écoulés montrent que cette valeur n'est pas modifiée par la température extérieure \

Température Valeur en calories

extérieure. du centimètre cube d'eau tombé.

degrés.

Ce qui était à prévoir, l'air de la double enceinte formant un matelas mauvais conducteur qui absorbe une grande partie de la chaleur émise, et d'autre part l'appareil rayonnant constamment, l'écart de la température de sa surface et celle de l'atmosphère est toujours très petit.

Pour déterminer l'influence de la température extérieure, je n'ai fait entrer dans les éléments du tracé que des obser-

1 . Pour les détails de cette détermination, se reporter au tableau de la page 289.

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valions contrôlées sévèrement, faites avec des enfants à température normale et d'un poids de 7 kilogrammes environ.

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