‹ Physiologie [electronic resource]Chapitre 92 sur 202 · Ch. Richet, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Ch. Richet, loc. cit., p

La température (rectale) de l'enfant était reconnue 40 minutes au moins avant l'expérience. L'enfant changé était remis pendant ce laps de temps dans la couveuse, où ses nouveaux

j effets prenaient une température fixe. Après le séjour d'une heure dans l'œuf calorimétrique, le thermomètre était introduit de nouveau dans les effets et indiquait une diminution de 1 à 3°. La température rectale avait baissé de 0,5 à 1°. J'ai essayé de déterminer expérimentalement quelle était la chaleur cédée au calorimètre par les effets du maillot. Mais cette correction est presque impossible, et j'ai dû continuer mes observations sur les enfants de cet âge en les mettant complètement nus dans l'appareil, en prenant la précaution de porter la pièce où je faisais mes expériences à une température

|l très élevée, 28" à 31°. Malgré cette atmosphère surchauffée, j'ai toujours constaté un abaissement notable de la tempéra-

j ture de l'enfant.

Toutefois, malgré ce refroidissement, je n'ai jamais observé aucune complication pulmonaire ou autre chez mes jeunes sujets, et les enfants soumis pendant plus de deux mois à des observations fréquentes se portaient aussi bien que les autres enfants de la crèche. Ce qui tend à faire admettre que, si les enfants présentent au refroidissement une résistance très faible, par contre, cet abaissement de la température n'a pas

i sur eux l'influence pernicieuse qu'il présente chez l'adulte.

' Quoi qu'il en soit, il faut tenir compte, dans les calculs, de cette chaleur cédée par refroidissement, et, avec les écarts notés

I dans ces observations, cette quantité est loin d'être négligeable.

Cette correction est toujours défectueuse, car il est impossible de mesurer exactement la quantité de calories perdues par refroidissement, et nous sommes forcés de prendre un chiffre approximatif. Nous supposons, en effet, comme LiEBERMEiSTER, quo toutcs Ics parties du corps se sont refroidies d'une quantité égale dans le même espace de temps. Il existe là une cause d'erreur, mais elle est assez faible.

P. LANGLOIS

Pour l'apprécier, nous avons pris dans plusieurs observations une série de températures périphériques. Les températures axillaires étaient reconnues avec un thermomètre divisé en 2S°^ de degré ; les températures des parois thoraciques ou abdominales, avec un thermomètre de M. Constantin Paul.

Page 1