THORACIQUE
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Malgré les différences assez considérables qui existent entre ces chiffres, on voit qu'on peut calculer avec une certaine approximation la quantité de chaleur perdue par le refroidissement en partant des différences constatées dans les lectures initiale et finale du thermomètre placé dans le rectum, à la seule condition d'attendre pour prendre la température initiale 10 ou 13 minutes depuis le moment où l'enfant est déshabillé complètement. g
En prenant le nombre 83 comme coefficient de chaleur spécitique du corps humain, on peut déduire la quantité de calories fournies au récepteur calorimétrique par le refroidissement, et ce sont les chiffres ainsi corrigés qui ont été inscrits au tableau d'observations. Les corrections dues au refroidissement n'acquièrent une importance réelle que pour des enfants d'un poids inférieur à !2'"\500. Ceux d'un poids supérieur ne se refroidissent pas, ou tout au moins d'une quantité très petite, 2 à 3 dixièmes au plus, et il est impossible dans ce cas de déterminer si l'abaissement constaté est dû à un refroidissement local plutôt qu'à un refroidissement g-énéral. Dans quelques cas exceptionnels il y a eu élévation. Les enfants de 6 à 10 kilogrammes, principalement, ne se refroidissent pas : 1° parce que le refroidissement varie en raison in-
: 1. Correspond aux observations CLYI et CL VIL
verse du poids de l'enfant ; T parce que dans un espace limité ces enfants dégagent au point de vue absolu une quantité assez grande de calorique qui maintient autour d'eux une température supérieure, même après cette correction. Les chiffres donnés par quelques enfants, de 1 700 à 1 800 grammes, sont encore très forts: 7 400, 7 800, 8 000 calories. Ces chiffres indiquent réellement la production de calories pendant l'observation, mais ils ne peuvent permettre d'en déduire le nombre de calories produites dans les vingt-quatre heures.
Car ce chiffre élevé trouve encore son explication dans le refroidissement de l'enfant, non plus par suite d'une perte de chaleur exagérée, mais par une production supérieure à la normale.
Lorsqu'un animal se refroidit rapidement, qu'il perd beaucoup de chaleur, il en produit plus qu'à l'état normal. Le système nerveux, cherchant à compenser les pertes produites, détermine une hyperproduction de chaleur, et cette augmentation persiste quelque temps encore après la cessation de la déperdition exagérée de chaleur. M. d'Arsonval^ avait reconnu ce fait en prenant avec son appareil à température constante des mesures calorimétriques sur des lapins aspergés d'eau froide.
M. Ch. RicHET% dans des expériences analogues, a trouvé chez le lapin, mouillé, puis séché soigneusement, une augmentation de li2 p. 100. M. Fredericq ^ expérimentant sur luimême l'action de l'air froid sur la production de l'acide carbonique, trouve également une augmentation de 43 p. 100 de l'acide carbonique exhalé.
Pour mettre en évidence l'influence de la taille sur la production de calorique, il suffit de comparer les quatre tracés inscrits dans le graphique suivant :