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un rapport connu, les indications de l'appareil inscripteur relativement au volume du liquide écoulé.
Supposons que le vase qui porte le flotteur fasse parcourir au style écrivant 20 centimètres de chemin pour un litre de liquide versé dans ce vase, si l'on met le vase à flotteur en
lasei. Du flotteur qol remplit presque entltrcmenl le diamètre du vase B, se détache un Jl qui ftsie sur une la^e poulie d'alumiiium, ei vi aeilooner le sijile lascripleur repréeenié Sgare ST.
communicatisn avec un autre de même forme et de même capacité, il faudra un écoulement de deux litres pour produire la mémo course; en donnant ^au .deyx!ém,e vftse une section
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transversale 99 fois plus grande que celle du premier, il faudra un débit de 100 litres pour produire le même parcours du style écrivant* Ainsi, ce procédé permet en réalité désensibiliser ou de désensibiliser l'appareil inscripteur de Técoulement d'un liquide et de régler les indications de cet appareil à une échelle convenable (1).
Un point important dans ces expériences, c'est d'assurer la liberté des mouvements du flotteur et d'empêcher celui-ci d'aller se coller aux parois de l'éprouvette sous l'influence de la capillarité, ce qui créerait des résistances notables à la transmission du mouvement. On obvie à ce danger en employant un flotteur percé d'un tube longitudinal que traverse un fil de métal fortement tendu. Ce fil sert de guide au flotteur qu'il maintient constamment au centre de l'éprouvette.
Une autre disposition pour inscrire les phases d'un écoulement de liquide est celle que Mosso a employée pour mesurer le déversement lié au changement de volume d'un organe immergé dans un liquide (2).
C'est dans une éprouvette flottante que le liquide est recueilli. A mesure qu'elle s'emplit, l'éprouvette plonge davantage, à la façon d'un aréomètre à volume variable; elle transmet son mouvement à un appareil inscripteur qui, en traçant la courbe duplongement de l'éprouvette, trace, par conséquent, la courbe de l'écoulement qui s'est produit. Tout en conservant l'emploi de l'éprouvette plongeante, j'ai substitué au mode d'inscription employé par Mosso, l'emploi du chariot horizontal qui trace sur le cylindre. Dans les expériences de ce genre, j'ai dû atténuer autant que possible les résistances dues aux frottements, afin que les mouvements du style obéissent bien fidèlement aux changements de niveau du liquide qui les commandent.
Voici la disposition qui, jusqu'ici, me satisfait le mieux;
(1) C'est sur 'ce principe que sont établis les flotteurs destinés à' inscHri& les niveaux des fleuves et les hauteurs.des marées. Le flotteur de ces instruments est placé dans un puits qui communique, par un tuyau latéral, soit avec le fleuve, s'oit avec la mer,'de sorte que les' effets du çourftnt où ceux de l'agi- , lation des vagues n'arrivent pas jusqu'à lui.' -
(2) Mosso, Vou Eînigen neuen Eigens^.baften der Gefasswand. -'' Arbeiten aus Phijsiol. Lab, zu Leipzig, 1875, p. 158.
LA MÉTHODE GnAPRtQUB. i65
Et d'abord, pour ne pas multiplier les appareils, celui qui tout à l'heure servait de flotteur inscrivant (fig. 86) va devenir, au besoin, éprouvetfe inscrivante. Ce flotteur, en effet, est ouvert par en haut et présente une capacité cylindrique dans laquelle, au moyen d'un tube spécial, on fait arriver le liquide é mesurer. Le fil tendu qui traverse le tube intérieur de l'éprouvettela guide avec le moins de frottements possible.
Enfm, pour faciliter autant quepossible les mouvements du style écrivant, je remplace le chariot déjà connu par on ilotteur spécial qui glisse sur deux petits canaux, conduit par dçux fils réfléchis sur des poulies semblables à celle de la machine d'Atwood. La figure 87 donne une idée de cette disposition qui pçut s'appliquer à un très-grand nombre d'expériences ainsi qu'on le verra plus tard.
On y voit, écrivant sur le cylindre, le style qui trace les mouvements du flotteur sous l'influence d'un écoulement de liquide. A droite do la figure, on aperçoit le sommet du vase de verre B (fig. 86) qui contient le flotteur; le fil qui s'allache en haut de celui-ci, se réfléchit sur une premièi-e [mîuIIo d'aluminium, puis sur une seconde, après quoi il redescend et soutient un contre-poids.
Chaque fois que le flotteur s'élève d'une certaine quantité, le contre-poids descend d'autant, et le fil, dans sa partie, horizontale, se déplace, de droite à gauche, de la même
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quarilité, en faisant tourner les deux poulies qiii sont extrêmement mobiles. Or, c'est dans ce mouvement que lé fli entraîne le style inscripteur. Celui-ci fait partie d*un système " flottant formé de deux tubes légers, fermés à leurs deux bouts et réunis Tun à l'autre par des traverses ; ces deux tubes sont placés exactement dans Taxe de deux canaux remplis d'eau sur lesquels ils flottent avec une facilité extrême* Entre les deux canaux est une longue fente par laquelle descend une lige verticale qui se détache des flotteurs conjugués pour aller porter la plume écrivante au contact du cylindre.
Dans la figure 87, on aperçoit seulement l'extrémité de la plume au moment où elle trace la courbe sur le cylindre. Avec cette disposition, les frottements sont très-réduits, car les poulies d'aluminium tournent avec une extrême facilité et le glissement sur l'eau est aussi très-facile.
Pour que le style soit conduit en ligne parfaitement droite, il faut prendre certaines précautions : quand les parois des canaux et celles des flotteurs sont toutes deux mouillées par l'eau, il se manifeste, en vertu de la capillarité, une tendance à un déplacement latéral qui fait coller les flotteurs contre les parois des canaux. On supprime cette tendance en passant les flotteurs sur la flamme d'une bougie, afin de les enduire de noir de fumée; dès lors, ils ne sont plus mouillés par l'eau, et comme l'eau mouille, au contraire, les parois des canaux, les flotteurs se'trouvent maintenus, par une répulsion liée à la capillarité même, dans l'axe des canaux sur lesquels ils glissent. Grâce à cette précaution, le style obéit, sans saccades, au changement de niveau de l'eau dans le vase où se trouve le flotteur et fournit des courbes tout à fait satisfaisantes.
Quel que soit le procédé qu'on préfère, qu'on se serve du flotteur ou de l'éprouvette plongeante, cett^ méthode suppose' l'emploi d'un cylindre qui tourne avec plus ou moins de vi-tesse suivant la durée de l'expérience. La disposition la plus simple consiste à placer sur l'axe du cylindre une poulie de grand diamètre' qu'une courroie sans -fin relie à un moteur d'une vitesse convenable. Suivant la durée de l'expérience,
LA METHOOK ^GRAPHIQUE. 167
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