‹ Physiologie expérimentale: Travaux du laboratoire de M. Marey (volume 2)Chapitre 3 sur 68 · II PREFACE · texte numérisé non relu

II PREFACE

sera le meilleur moyen de mettre sous les yeux des physiologistes les ressources nouvelles dont nous disposons et que je serai heureux de mettre à leur service.

Mémoire I. — Du volume des organes dans ses rapports avec la circulation du sang. — M. François-Franck, monpréparateur au collège da Frajice, ejst Tauteur de ce travail ; reprenant les idées du D' Piégu, et continuant les recherches ébauchées il y a quinze ans par Gh. Buisson, il a réussi à inscrire les plus légères variations qui se produisent dans la circulation d'un organe, d'après les changements de volume que celui-ci présente. Or, pour rendre saisissables ces change- ^ ments de volume, on introduit une main ou un pied dans une caisse fermée et remplie de liquide. Suivant que l'organe immergé reçoit plus ou moins de sang dans ses vaisseaux, il augmente plus ou moins de volume, et, déplaçant ainsi des quantités d'eau variables, traduit, par des courbes analogues à celles du pouls, les changements que produisent dans son état circulatoire des influences mécaniques ou des actions vaso-motrices.

Mémoire II. — Des excitations artificielles du cœur, — Dans ce mémoire, je crois avoir établi que tous les faits singuliers et souvent contradictoires qui avaient été observés relativement à la manière dont le cœur se' comporte quand on l'excite artificiellement, tiennent à ce que le muscle cardiaque riè réagit pas de la même façon aux différentes phases de sa révolution.

Réfractaire aux excitations faibles au moment où il entre en systole, le cœur obéit, au contraire, à ces mêmes excitations dans, sa phase diastolique.

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MÉMOIRE III. — Dans son mémoire sur lé vol mécanique^ M.Tatin a fait preuve d'un esprit aussi persévérant qu'ingénieux. Au milieu de diflîcultés sans nombre, il est arrivé à construire un véritable schéma du vol de l'oiseau. Il a cherché à imiter dans sa fonction le type que nous fournit la nature, et s'en est plus rapproché que tous ceux qui, aVant lui, avaient essayé une pareille imitation. Ces études se continuent du reste; nous en donnerons l'an prochain les nouveaux résultats.

MÉMomE IV. -^ Essai d'inscription des mouvements pluméliques, — Sous ce titre, M. Rosapelly expose un nouveau moyen d'analyse de la phonation qui intéresse à la fois les linguistes et ceux qui s'adonnent à l'éducation des sourds-muets. Les premiers ont déjà obtenu, par cette méthode nouvelle, la solution de certaines questions relatives au mécanisme de la parole ; les seconds trouveront dans l'inscription des différents actes de la parole le moyen de remplacer par la vue l'ouïe qui manque à leurs élèves. Dans les expériences de M. Rosapelly, les mouvements du larynx, des lèvres et du voile du palais s'inscrivent d'eux-mêmes, avec leurs rapports de durée et de succession qui varient suivant la nature des sons qu'on émet. Si cette méthode se développe et se complète, le sourd pourra contrôler par lui-même le plus ou moins de correction du son qu'il émet, en voyant si les courbes qu'il inscrit en parlant ressemblent aux types qu'on lui donnera à imiter. L'enseignement de la parole à un sourd serait donc très-analogue à celui de l'écriture.

MÉMomE V. — La méthode graphique dans les sciences expérimentales. — Ce mémoire fait suite à ce que j'ai publié l'an dernier sur le même sujet. On y trouvera groupés auçsi

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méthodiquement qu'il m*a été possible, les moyens d'inscrire toutes sortes de mouvements. Dans cette exposition, je me suis efforcé de passer graduellement des cas les plus simrples aux plus coinpliqués. On verra dans les derniers cha^ pitres que la méthode ne s'étend plus seulement à Tinscription > des mouvements proprement dits, mais qu'elle s'applique déjà à des changements d'états autrefois insaisissables, des changements de force, de poids, de tension électrique, etc..

MÉMOIRE VI. — E{fei% des eoncUations des nerfs sensibles sur le cœur, la respiration et la circulation. — M. François-Franck, "auteur de ce mémoire, part d'une expérience déjà connue, mais dont on n'avait pas fourni d'interprétation complète, ni tiré tout le parti possible. On fait passer sous les narines d'un lapin une éponge imbibée de chloroforme ; aussitôt les mouvements du cœur et ceux de la respiration s'arrêtent pendant un tenlps plus ou moins long.

Quelle est la nature de l'impression qui a produit cette action réflexe? Par quels nerfs a passé l'action centripète? Quels ont été les centres de réflexions ? Par quels nerfs ont passé les actions centrifuges ?

Toutes ces questions exigeaient, pour être résolues, une longue série de recherches qui ont été conduites avec autant de méthode que d'ingéniosité. Grâce à la netteté des tracés qui les accompagnent, les expériences de M. François-Franck, ne laissent rien à désirer pour la clarté ; elles ouvrent des horizons nouveaux à la physiologie des actions nerveuses et leur portée dépasse beaucoup ce que ferait prévoir le titre du mémoire. -

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