‹ Physiologie expérimentale: Travaux du laboratoire de M. MareyChapitre 1 sur 93 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Dans les trois premiers volumes des Comptes Rendus des travaux de mon laboratoire, une large part était faite à la description des appareils inscripteurs et de leur mode d'emploi.

Mais en présence des développements considérables de la méthode graphique, il m*a semblé que ces descriptions partielles, revenant chaque fois qu'un nouveau travail en faisait naitre le besoin, étaient doublement défectueuses. D'une part, elles entraînaient de fréquentes redites, et, d'autre part, elles restaient insuffisantes pour donner une idée exacte des applications générales de la méthode et des services qu'elle peut rendre.

Dans un traité spécial: La Méthode graphique dans les sciences expérimentales (i)^ y ai rassemblé tous les documents

(1) Paris. G. Masson» 1878.

n PRÉFACE.

que j*ai pu recueillir sur ce sujet. Ce travail d'ensemble donne plus de clarté à l'exposition, en groupant, dans leur ordre naturel, les différents moyens de représenter et d'inscrire des phénomènes de plus en plus compliqués. En effet, la méthode graphique répond à deux besoins : c'est un moyen d'expression plus parfait que les autres, et qui, d'une statistique obscure ou d'un aride registre d'observations, tire une représentation claire et saisissante dont le souvenir se grave aisément dans la mémoire. C'est aussi un moyen d'investigation plus puissant qu'aucun autre, car avec des appareils spéciaux, on force le phénomène à tracer de luimême la courbe qui le représente. Or, les appareils inscripteurs, très multipliés à leur origine et très divers dans leurs formes, peuvent se réduire à un petit nombre, mais sont susceptibles d'un très grand nombre de combinaisons. En décrivant chacune des principales combinaisons j'ai rappelé, à titre d'exemple etde type, l'une des expériences qu'elle permet de réaliser.

Cette méthode commune appliquée aux recherches les plus diverses, a l'avantage de fournir des résultats toujours comparables entre eux.

Ainsi, les résultats obtenus par M. François-Franck dans ses études sur les nerfs irido-'dilataleurSj sur les nerfs accélérateurs du cœur y sur Veffet des excitations du pneumogastrique et de ses hranches^ viennent s'ajouter à ceux qui ont été publiés dans les trois premières années de ces comptes rendus. Chaqueannée s^accroît cette mine de documents authentiques qu'il suffira de consulter à des points de vue nouveaux pour y trouver la solution de nouveaux problèmes.

Le même auteur, avecle concours de M. Pitres, a appliqué la méthode graphique à l'étude des mouvements provoqués

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