CHAPITRE I
PROCÉDÉS OPÉRATOmES ET APPAREILS EMPLOYÉS DANS LES ' EXPÉRIENCES SUR LES EXCITATIONS CORTICALES.
S I. — Opération.
!• Ouverture du crâne. — Un chien étant fixé sur la gouttière de Cl. Bernard, la tête est soulevée par un coussin de linge, les oreilles sont ramenées en arrière, les poils coupés au niveau de la région sur laquelle on doit opérer.
414 FRANÇOIS-FEANCK ET A. PITEBS.
On fait une incision sur la ligne médiane, allant jusqu*à Tos et s' étendant de la suture fronto-pariétale à la ligne transversale inter-OGubâre. On détache la peau d*un côté, on incise l'aponévrose tempor^^ et, avec le thermo-cautère, on décolle le muscle temporal dans sa partie antéro-^upérieure. Il faut éviter l'hémorrhagie par la temporale profonde antérieure, ou si elle se produit tamponner avec (te Tamadou simple ou perchloruré enarrière de l'apophyse orbitaire externe. Quan(J le muscle temporal est décollé on le renverse en dehors avec uneérigne à poids et on rugine la surface osseuse sur laquelle doit être appliquée la couronne de trépan.
Le point au niveau duquel est appliqué le perforateur se trouve d'ordinaire, sur le crâne des chiens de moyenne taille et à tête allongée, un peu en dehors la crête temporale, à 1 travers de doigt en arrière de l'apophyse orbitaire externe et a 1 centimètre en dehors de la ligne médiane.
On a soin que le perforateur déborde à peine de 2 millimètres le niveau de la couronne de trépan, et on commence a entamer l'os presque perpendiculairement à sa surface. Quand la couronne commence à mordre et que sa rainure est tracée presque circulairement, on retire le perforateur et on continue la trépanation en ayant soin de faire agir le trépan surtout sur la partie antéro-supérieure. Il y a en eflet une épaisseur d*os beaucoup plus considérable à ce niveau et on risquerait de léser la dure-mère en inclinant le trépan du côté . de l'os temporal. Pendant la trépanation, quand les sinus veineux sont ouverts, il est bon d'enlever le trépan pour insinuer avec le pouce un peu de cire à modeler dans la plaie osseuse, afin de boucher les canaux veineux, si le sang s'écoule avec une certaine abondance. On reprend ensuite l'opération en tournant très doucement et en appuyant légèrement. Quand on sent la résistance osseuse manquer et qu'il se produit une certaine mobilité dans l'os, il vaut mieux enlever le trépan et ramener la rondelle osseuse avec une forte pince ou un élévatoire, que de risquer de blesser la duremère et le cerveau. La rondelle étant enlevée soit avec le trépan, soit autrement, on fait de nouveau pénétrer de la cire à modeler dans le diploé et on étanche la plaie avec de petits tampons d'amadou.