‹ Physiologie intellectuelleChapitre 167 sur 298 · Organe de l'ambition et de la vanité · texte numérisé non relu

Organe de l'ambition et de la vanité

Il se trouve exprimé près des angles postérieurs internes des pariétaux, de chaque côté du précédent, dont il n'est peut-être que le complément chez l'homme. Il est douteux s'il se rencontre chez les animaux. Cependant il est possible que ce soit par un effet de son activité que le chien se montre sensible aux caresses qu'on lui fait, et jaloux de celles qu'il ne reçoit pas, de même que les courtisans sont flattés et jaloux des faveurs du prince. M. Knoblauchy dans son Exposé de la doctrine de Gall, le fait consister dans une tendance ou une disposition aux entreprises difficiles, et lui rapporte aussi le sentiment de l'honneur et de la honte. Mais cela ne paraît pas conforme à l'opinion ni à l'expérience du docteur Gall, qui l'a trouvé fortement exprimé chez les princes et les princesses des Petites- Maisons, et chez tous les fous dont la grandeur était

dédaigneuse et la démarche ridiculement imposante et majestueuse, sans que toutefois ils eussent jamais tenté la moindre entreprise. C'est plutôt à l'intrigue qu'aux entreprises que cet organe dispose, et Gall a observé qu'il était plus souvent l'apanage de la femme que celui de l'homme. Ceux qui le réunissent à d'autres talents, parviennent ordinairement à satisfaire l'ambition qui les dévore. L'organe de la hauteur, avec lequel il paraît se confondre, en diffère néanmoins par l'éloignement qu'il donne pour les bassesses que l'ambition ne méprise pas toujours, et par un caractère d'inflexibilité et de suffisance bien différent de l'air dédaigneux et insolent qui porte les vaniteux à froncer et à hausser le nez en portant la tête en arrière.

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