‹ Physiologie Pathologique de l'ÉpiploonChapitre 6 sur 25 · AU · texte numérisé non relu

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ment favorables dans lesquelles il se trouve pour lutter contre les infections.

L'observation clinique a montré depuis longtemps la faculté ‘qu'a l’épiploon de se fixer en certains points, et particulièrement aux endroits lésés. Ce rôle plastique est celui qui lui a été le premier reconnu, on sait le parti qu'en à tiré la chirurgie abdominale et celui que l'organisme lui-même en retire tous les jours pour sa propre défense. -

Plus récemment encore on a vu qu'il peut modifier les produits solubles nuisibles et spécialement les sécrétions microbiennes.

Nous n'avons pas l'intention de faire ici une étude complète de ses propriétés car, en dépit des nombreux travaux effectués sur ce point, on commence seulement à entrevoir la variété et l'étendue de ses atitributs fonctionnels. Nous nous bornerons donc, après avoir sommairement rappelé certaines notions au sujet . de sa structure et de ses connexions, à passer en revue :

1° Son rôle phagocytaire, rôle que sa mobilité double d'un merveilleux pouvoir de balayage, suivant l'expression de Milian,

2° Son rôle antitoxique vis-à-vis des poisons contenus dans la cavité abdominale et que les travaux récents de Renzi, Boeri, Charrin, Cioffi, on fait entrevoir.

3° Nous verrons les réactions qu'il présente vis-à-vis des infections et intoxications d'ordre général et sans qu'il y ait localisation péritonéale de ces processus.

4° Nous étudierons son rôle de protection plastique soit qu'il contribue à la réfection de la charpente con-

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jonctive des viscères, soit qu'il oppose üne barrière à l’in-

fection locale.

5 Enfin nous verrons quelles explications il est possible de donner de sa mobilité.

Cette étude nous conduira à cette conclusion que, dans la défense de l'organisme et en particulier de la cavité abdominale, l'Epiploon apparaît comme une formation mobile de combat, capable de donner la chasse à l'ennemi au devant duquel il se porte, qu'il cerne, retient prisonnier et anéantit, Fuyant devant lui au contraire quand l'attaque est trop violente pour, réfugié dans une position favorable et hors de portée des coups, ramassé sur lui-même, groupant ses éléments, « déverser sur l'ennemi, la pluie des éléments leucocytaires » (Milian).

Mais qu'un viscère ou un tissu soit enlutte contre une infection, qu'une lésion quelconque fasse entrevoir l'envahissement possible de la cavité péritonéale par les microorganismes, il prévoit la faillite de l'organe et l'invasion de la séreuse et, avant que l’entrée n’en: ait été forcée, il a su déjà par ses adhérences réparer la brèche ; ses différents feuillets se sont accolés, fusionnés, les paquets adipeux disparaîtront remplacés par du tissu conjonctif plus résistant, etlorsque le passage sera forcé, il pourra, formant une dernière barrière, permettre au viscère de se reformer.

Centre important de la défense du péritoine contre l'infection, son action s'étend aux produits solubles ; bien plus, avec le tissu mésodermique tout entier, il entre en

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réaction au cours des infections et des intoxications générales.

Ce rôle si complexe lui appartient-il en propre : Le fait en est peu probable; il est par contre possible de’supposer que chaque séreuse possède,à l'exemple du péritoine, certaines formations où la défense s’exerce avec plus d'activité, Roger (1) en émet l'idée dans son traité des maladies infectieuses : certains diverticules de la plèvre, et du péricarde, les franges des synoviales sont peut-être pour ces séreuses un équivalent de ce qu'est l’épiploon pour le péritoine.

(1) Rocer. Maladies infectieuses T. I.

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