II. — chlorhydrate de cinchonidine
Expérience I. — 3 janvier 1889. Crabe de 75 grammes, vif et vigoureux. Nous injectons 2 milligrammes et demi de cinchonidine, à 3 h. 40. Signes de douleur, agitation, puis repos temporaire. 3 h. 42. L'animal contourne ses pattes de telle façon que sa tôte vient buter contre le fond
P. LANfiLOIS ET
DE VAIin;NY.
du cristal lisoir, son thorax élaut élevé en J'air, Toutefois, ni paralysie. ni contracture. Il se cle[>l.ice et se met en position Je défense quand on le tracasse. Laissé à lui-iiuïme, il s'agite ^rune fat un incoordonnée et prend des attitudes bi?.anes. Les mâchoires i>*agitent lortetnent.
3 h. l'*Ù, Ml? me élat : agitation incoordonnée faisant place à des mouvements bien ordonnés quand on l'attaqae,
4 heures. Hien de changé. Le lendemain Tanintal est remis, mais semble présenter encore quelque tncoordinalion.
ExrÉniENcE II. — 3 janvier 1880. Crabe de 70 ;<rammes» qui reçoit 5 milligrammes de sel dans un demi-centimètre cube d^eau, à 2 h. i^i. Agitiition incoordonnée, pas de contracture.
Petits et faibles mouvements des pattes : faiblesses, incoordination et légère trémulalion. Les mâcboires s'agitent.
-2 h. 3k Continuatioji du mouvement des mâchoires. Agilalion incoordonnée, mais vigoureuse.
3 h. 5. L'animal est imnmldle, mais, dès qu'on le touche, il se meut avec vivacité. A un moment il a une sorte de spasme, de contracture générale. A partir de 3 h. 30, il parait aller très bien et nous cessoJis de l'observer à 0 heures.
Exr'ÊRiE.NCE IIL — 3 janvier 1889. A deux crai)es pesant 45 et 65 grammes, nous injectons 2 milligraoïmes et demi de < imhonidine, à 2 h. 40. Faible agitation. Le plus petit {X) reste immobile, taudis qtie R, le plus groi5, s'agite par moments d'une façon incoordonnée. Les nu\r boires se meuvent un peu. A est mort le soir même; B va bien le lendemain, et paraît tout à fait normal. Ni Fun ni l'autre n'a présenté trace de convulsions ou de contracture.