P. LANGLOIS ET H. DE VARIGNY
lément il n'y a pas d'ordre appréciable d'appariliûn puis de généralisation des spasmes, Ceu-v-ci sont le plus souvenl des spasmes de fleiion ; Teilension spasmodique est assex rare; loutefois elle existe. De temps à autre, tout<^3 les pattt^s, ou presiiue toutes» sont prises simultanément d'une convulsion cloniqae bien Jmarquée.
Un autre crabe^ qui reçoit 5 tnilUgramiïioSf présente les mêmes symplAmes. Au bout d'une demi-!ieurep. les deux animaux vont mieux; les spasmes sont plus faibles et plus rares. A cette pbase succède ^ au bout d'«ne ou deux heures, une période dlmmobilité. Le leodemain tous deux vont bien.
ExpéBiKNCE IL — 6 février 1889. Crabe de 50 grammes, qui ret;oit 5 railligrarames de sel^ à 2 h. 33. Mouvements de fuite, mais bienti*jt imniobiïité, et, en moins d'une minute, apparition de petits spasmes isolés, vifs^ so manifestant tour à tour dans les différents membres, et en différents segments de ceux-cK Les pinces s'ouvrent et se referment d'une faron &pasmodique. A 2 h, 38, les symptômes sont plus accusés. Kien aux mâcboires. Spasmes partiels violents au cours desquels la piiïce droite se délacbe du corps; une fois séparée, elle continue pendant une minuit^ ou deux à présenter des mouvements spasmodiques. Entre les spasmes, état d'immobilité absolue; mais cet état est rare, car il y a presque toujours une patte ou une autre qui est agitée par les convulsions. De temps à autre celles-ci sont plus nombreuses et «^observent dans un plus grand nombre de pattes simultanément, après quoi il y a un calme relatif. Dans un ou dt^ux cas il semble que les convulsions sa propagent d'arrière en avant, débutant par les pattes postérieures pour finir par les pinces.
2 h. 53, Peu ou point de spasmes : agitation générale, assez lente et incoordonnée. Par moments seulement quelques petits spasmes. Même état plus accentué, en ce que les spasmes sont plus rares, à 3 Ik '20.
4 b. i'S. Mobilité asseîi bonne, mal coordonnée il est vrai, mais pas de spasmes. Même état à H beures. Le lendemain l'animal va bien,
ExpÉBiKNCE IIL — 6 février 1886. Crabe de 6i grammes : dose, un centigramme. Mêmes symp tûmes. Mort le lendemain.
Dtiux autreii crabes de 55 et afî grammes reçoivent aussi 5 milligrammes h 4 beures. .Mêmes phénomènes. Ils sont vivants, mais très faibles le lendemain. Un quatrième crabe de 50 grammes reçoit 5 milligrammes : spasmes ma^'ni tiques ; convulsions cîoniques très belles. Il est vivant le lendemain.
ExréRîKiVQE IV. — 22 février 1889. Crabe de aO grammes. Nous prenon.s diûérents tracés des convulsions. Deux autres crabes de 41 et de 66 grammes servent au même but; ils reçoivent chacun 7 milligrammes et deiTii de sel ; le plus gros survit. Nous n'insisterons pas plus longue-
ACTION DE LA ClNCHOiNINE SUR LES CRUSTACÉS. 45
ment sur les expériences faites avec la cinchoniflne, nos notes étant toutes pareilles.