nioHt;:touit
8*> Tue jeune lllle de IH ann^ k oiitécédeiifs hystériques avérés, fut prise le 12 jarjvier, le lenilrnMiîn d*tiiie chute accidentelle daus un «scalier, d'ntu' chonn* «'t'néniliîti^e, mais prédomimuite du c»Ué gauche, où siège riiénïiaiH'ulhéïiie «H rt^vacite hyshriquciN. EUv avait été soumise dé«* hî début i\ un trailiîmrnt luniqutï et A rhydrotln^rnpie froide, l/état j^énéral avait «nbi non légère nmolinratinn, mai» le» Irnubles moteurs
CHLORALOSE. 107
persislaient avec ta même intensité et la même étendue. Le sommeil avait toujours interrompu les mouvements; mais il était troublé presque constamment par des cauchemars, et il ne durait guère par intervalles que cinq ou six heures par nuit.
Le 19 février, une dose de 60 centigrammes de chloralose a procuré un sommeil continu et calme de huit heures, sans aucun malaise au réveil.
Le 20, la malade a pris 75 centigrammes de chloralose, le sommeil a duré dix heures sans interruption. Le jour suivant, les mouvements avaient très considérablement diminué. Le 21,1a même dose a donné un sommeil aussi ininterrompu de neuf heures et demie. Les mouvements choréiques avaient complètement cessé au réveil et ne se sont plus reproduits depuis. L'irritabilité du caractère, la tendance à larmoyer sans motif, qui persis* tait depuis le début de la maladie, a aussi disparu. Avec la même dose de chloralose, la malade dort environ huit heures depuis la cessation de la chorée. Ce sommeil paraît tout à fait exempt de rêves, et la malade ne présente aucun trouble gastrique ni autres. Il est juste de remarquer que le traitement primitif n'a pas été interrompu.
Ce n'est pas là un fait extraordinaire dans l'histoire de la chorée. L'influence du sommeil prolongé a été noté par nombre d*auteurs, et cet effet du chloralose a été démontré par rhydrate de chloral depuis longtemps par Gairdner, puis parBoucHUT, Yerdallk, Bridge, Bastian. Il montre surtoutque la femme même hystérique peut supporter des doses relativement élevées de chloralose qui présente des avantages évidents sur le chloral.
Le sommeil prolongé ' est, avec la suralimentation, l'agent curatif le plus indiscutable d'un grand nombre de troubles dits fonctionnels du système nerveux et en particulier de l'hystérie, de la neurasthénie, de la chorée. Un médicament qui a l'avantage de procurer le sommeil sans provoquer de troubles gastriques et de permettre de continuer les autres soins hygiéniques mérite une considération particulière. Il est permis de su|)poser que, dansplusieurs des cas où son effet a manqué, la dose aété insuffisante. Desdosesdel à î2 grammes paraissent pouvoir être tolérées d'une manière continue chez l'adulte.
1. Corning, « Tho curativc potoncy of prolongod Sleep ». New York med, Journ,, 1880, t. XLIII, p. 29f>.
Par M. F. Heim.
Chimie.
Deux corps ont été isolés, il y a longtemps, dans la Parisette et ont reçu les noms de Paridine et de Paristyphnine.
Paridink. — Ce glucoside a été extrait par Walz des feuilles de la plante. Voici la marche suivie par cet auteur : On épuise les feuilles à une douce chaleur, à doux reprises^ avec de Teau additionnée de 2 p. 100 d*acide acétique; on comprime fortement le résidu et on le traite par de Talcool très fort. On fait digérer l'extrait alcoolique avec du charbon animal; on filtre et on chasse la majeure partie de Talcool par distillation. Le résidu se prend en une masse gélatineuse qui^ chauffée doucement au bain-maric, laisse déposer des cristaux de paridine dont on achève la puriPication par quelque» cristallisations dans Talcool faible. Elle se dépose de sa solution aqueuse et bouillante, en lames minces et brillantes, formant après dessiccation une masse cohérente et satinée (Walz) ;
parTévaporatioD spontanée de sa solution dans l*alcooi faible, elle cristallise en aiguilles soyeuses, réunies en faisceaux (DELFFs);100p. d'eau en dissolvent 1,5p.; 100 p. d'alcool à 94, 6 centièmes, 2 p. A 100% elle perd 6,8 p. 100 d'eau et renferme C=55,6; H=7,76, correspondant à la formule C'H^^O' (Gmklln).
Plus tard, Dëlffs a établi, d'après ces analyses, la formule C"H"0\ La paridine cristallisée renferme en outre deux molécules d'eau. Enfin Walz a changé cette formule en
Les acides sulfurique et phosphorique concentrés la colorent en rouge; l'acide nitrique la décompose à chaud; HGl la dissout sans coloration; la potasse la décompose à chaud. Lorsqu'on chauffe la paridine en solution, dans l'alcool faible avec HCl, elle se dédouble en glucose et en une matière résineuse, \eparidol, C'^U'O' (Walz).
Csirî560«* + H«0 = C^^H^^G» + C«H"0«.
Paristyphnine (C"H**0'*). — Ce glucoside a été également trouvé par Walz dans la racine de Paris quadrifolia. On l'obtient en précipitant, par le tanin, l'eau-mère provenant de la paridine (voy. t. II, p. 770), décomposant le précipité par l'oxyde de plomb et reprenant par l'eau. La dissolution aqueuse renferme de la paristyphnine et une certaine quantité de paridine, qu'on sépare en concentrant la dissolution et faisant cristalliser : la paridine se dépose, tandis que la paristyphnine reste en solution. C'est une matière amorphe qui, sous rinfluence de l'acide sulfurique étendu, se dédouble en paridine et en glucose.
C38H«0»»+ 2H20= ,; 7y + C«H»îO«.
Paridine
Il est assez facile de s'assurer que, outre les glucosides, les extraits actifs de Parisette contiennent un ou des alcaloïdes.
ilO
"T. H El M.
En parliculier» si Ton évapore Textrait alcooliquo et qu on
Iraile le résidu par de l'acide f^ulfunqtie ou chlorhydrique, on oblienL une solutiou qui iiré€i|)Ile pur les réactifs ordinaires des alcaloïdes, et en parliciilier par les réactifs de Boucuahdât et de Valser,
Il fallait donc employer une méthode permettant d'extraire à la fois les glucostdes et le^ alcaloïdes. Nous devons à M. A. Gautikr rindication de la méthode suivante :
On épuise la plante sèche par ralçool à 60" bouillant, additionné de 1/2 p* 100 diacide oxalique. On filtre, distille l'extrait alcoolique, et reprend le résidu par Teau tiède. On filtre, si c'est nécessaire, on précipite la liqueur par de Facétate neuti'e de plomb, sans excès. On filtre encore» on précipite alors par du sous-acétate de plomb. La liqueur claire A coalicnt les alcaloïdes; le précipité plombique U contient les glucosides.
Liqueur A. — On ajoute k celte liqueur de l'acide sulfurîque tant qu'elle précipite du plomb; on filtre, évapore dans le vide à 30 on 'JO", et le résidu sirupeux est mélangé d'un petit excès de chaux éteinte, puis séché dans le vide. On Tépuise alors au réfrigérant ascendant par de Télher à 56^, qui dissout l'alcaloïde» Le produit de la dissolution éthérée, est évaporé et repris par Facide elilorhydrique étendu, ou sulfurique étendu dans Je chlorliydrate ou le sulfate de la base. On peut, par précaution, épur'cr encore le mélange calcaire par de la benzine, du chloroforme et de Falcool amylique qui peuvent enlevei d'autres bases. Dans le cas de la benzine ou du chlo rofornie, FévaporaLion du dissolvant donne la base libre. Dans le cas de Falcool amylique, on agite en dissolvant, avec de Feau acidulée par HCl qui s'empare de Falcaloïde dissous et qui, évaporée, laisse le chlorhydrate,
Pn'Cfpf'tf' pkmihiqne IJ, — Ce précipité est broyé avec de Facide sulfurique étendu, jusqu a ce qu'après 21 heures, il reste un petit excès de cet acide (violet de méthyle). On reprend alors par de Falcool à 60"* chaud. On évapore, et l*ex-
trait mêlé d'un peu de chaux éteinte est repris par l'alcool a 60° chaud, une seconde fois. La solution alcoolique est additioun*5e d'un peu d'acide oxalique dissous, tant qu'il se précipite un peu de chaux, on filtre, on évapore Falcool au besoin dans le vide, le glucoside cristalh'se.
S'il n'élail pas pur, on pourrait reprendre le résidu alcoolique, riche en glucoside, par de l'éther pour enlever des matlcres extractives, reprendre par la quantité d'eau suffisante pour dissoudre et saturer au hain-marie, à refus par un EEiélange de sulfate de niugnésie et de sulfate de soude qui précipitent le glucoside. Dn reprend alors le précipité par l'alcool, et on laisse cristalliser la liqueur-addition. Comme un pourrait avoir en quelques cas dans la iH/ueiir A des glucosides non précipitahles par le sous-acétate de plomb, on pourra reprendre le mélange calcaire par de ralcool chaud, additionné de i p. 100 d acide oxalique, iiltrer chauj, évaporer la solution alcoolique après avoir saturé l'acide oxalique par de la chaux éteinte, en très léger excès, reprendre le résidu de l'alcooli et à cotte solution aqueuse ajouter, comme ci-dessus^ des sulfates de magnésie et de soude à relus pour précipiter les glucosides. Continuer comme il a été dit.
Nous avons suivi cette marche en opérant d abord sur les feuilles. Malheureusement des circonstances imprévues nous ont arrêté au milieu de notre travail. Nous sommes donc forcé de remettre à plus tard une étude chimique complète de la Parîsette. Les corps, que nous avons isolés des feuilles, se trouvent en quanlilé trop faible dans ces organes (bien qu'une quantité considérable ait été employée) pour pouvoir les caractériser et en faire Tanalyse centésimale.
On extrait du précipité plombique des corps qui sont bien des glucosides, parce que leur solution alcoolique réduit directement la liqueur de Feulin»;, mais avec peu d'intensité* i>n fait alors Fessai suivant : (U\ mélange la solution à quelques gouttes d acide sulfurique dans un tube scellé à la lampe ; ou
F. HEIM
soumet à l'ébullilion, el, au boni irime heure, le liquide, alealinisé par de la potasse, réduit très fortemeut la liqueur cupropolassique. Ce glucoside est soluble daus Falcool et rélhor; il lest moins dans Feau, et il se dédouble par raction des acides, des alcalis et peut-être d'un ferment contenu dans le végétal, comme beaucoup de glucosides végétaux.
Pour établir que ce corps est bien un glucoside, on peut essayer la réaction générale des hydrates de carbone indiquée par M. G. Behtkand {BuH. df la Soc. chimique, 1891). Le mode de préparation éliminant le sucre, il ne peut y avoir de ce chef causée d'erreur. On chaufîe en vase clos, pendant deux ou trois heures une partie de solution acide, avec deux ou trois gouttes d'acide solfurique, on neutralise par le carbonate de baryte, on filtre, et on chauffe, à température douce, avec 2 ce. d'acide chlorhydrique et une petite quantité de phloroglucine. On obtient ainsi une coloration orange, puis rougeâtrc. Notre corps est donc bien un glucoside.
La très petite quantité d'alcaloïde extraite des feuilles est nettement caractérisée par le précipité on liqueur acide, par les réactifs de Boucuarqat et de Valskr.
Comme nos essais physiologiques avaient indiqué un agent cardiaque^ il y avait intérêt à savoir si la Parisette contient des quantités notables de sels de potasse. Les sels de K sont en ellét des poisons cardiaques^ agissant aussi sur la fibre musculaire, et la Parisette agit sur les ganglions cardiaques. A priori, l'action toxique du potassium pouvait donc être éliminée; d'ailleurs, ses sels ne sont pas solubles dans l'alcooL et l'extrait alcoolique agit comme l'extrait aqueux. Rien cependant ne vaut rexpéricnce. Nous avons donc recherché la potasse dans les divers organes, après calcinatioo prolongée; de la sorte, les sels ammoniacaux qui pourraient précipiter avec le chlorure de platine sont détruits. Dans la solutiott neutre ou chlorhydrique des cendres, le bichlorure de platine ne donne un petit précipité jaune de chlorure double, que par l'agitation et après concentration énergique. Pour aider à sa
précipitation, on ajoute de l'alcool; mais cette addition ne peut donner lieu à des erreurs, en déterminant la formation de sels de soude, car la soude existe à peine, on le sait, dans les plantes terrestres. Les solutions, même très concentrées, ne précipitent ni par Tacide perchlorique, ni par Tacide tartrique ou Tacide picrique : la potasse est donc eu très faibles proportions. D'ailleurs, la solution chlorhydrique, portée dans la flamme d'un brûleur, ne lui communique pas la teinte blafarde, caractéristique des sels de potassé.
L'expérimentation physiologique avec une plante toxique ou médicamenteuse peut être entreprise de deux manières différentes : ou bien on opère avec des extraits non chimiquement définis, ou bien on attend que les résultats de la chimie permettent d'opérer sur des substances pures.
La deuxième méthode semble d'abord s'imposer par sa rigueur même; elle seule permet de définir exactement la nature et la dose de la substance agissante. Il importe cependant de ne pas s'en tenir aux apparences : nombre de plantes jouissent de propriétés physiologiques et par suite thérapeutiques assez différentes, suivant qu'on les emploie en nature ou qu'on utilise, au contraire, les produits chimiques qu'on en isole. Ces divergences tiennent évidemment à l'insuffisance do nos connaissances chimiques au sujet de ces plantes, un ou plusieurs des principes actifs n'ayant pas encore été isolés à l'état de pureté. L'expérimentation avec les extraits nous donne la résultante physiologique de chacun des corps composants de l'extrait; mais cette donnée est utile; rien n^empèche, après, de reprendre les expériences avec les corps chimiquement définis. Si un seul d'entre eux suffit à repro-
F. ÎIEIM,
duire les phénomènes observés, on peut en conclure que c'est la seule subslancc active; mais, si les phénomènes varient, c*est qu1l existe en outre un ou plusieurs autres corps également aciifs, synergiques ou antagonistes Ju premier.
Ces eousîiléralions a priori suffiront à déterminer la marche que nous avons suivie.
Nous avons d^ahord opéré avec la plante fraîchement cueillie, puis avec les extraits : «rabord Texlrait arjuoux. puis l'extrait alcoolique, où boti nombre de substances sont déjà éhminées du fait même de leur insolubilité dans l'alcool. Nous avons ensuite répété nos expériences avec les corps que les procédés chimiques nous avaient permis d'extraire.
Nous n'avons pas à traiter ici le côté historique de la question, aucune reclierche expérimentale n'a été faite avec la Parisetle sur les animaux. Cazïn dit bien avoir tenté quelques expériences à ce sujet; mais leur publication, annoncée en 18ri4, et qui devait être Tobjct d'un travail de la part de Cakin fils, a été retardée jusqu'à sa mort récente.
Tous les essais que nous rapporterons sont donc des recherches originales.
Il nous faut tout d'abord indiquer la manière dont nous préparions nos liquides à injection.
Ce sont là qu(di|ues données de ierhuique nécessaires à connaître pour ceux qui voudraient vérifier nos recherches.
Uexlraii mjueujr se prépare en broyant légèrement dans Tean distillée des feuilles, des rhizomes ou des baies fraîches ou sèches. Remarquons qu'il est de beaucoup préférable tlopérer avec la planche fraîche : l'extrait simplement aqueux de parties sèches est beaucoup moins actif. L'extrait est iiltré, et le filtrat séché à une douce chaleur. Dans cet état, il pi'ut se conserver indéfiniment dans un flacon bien bouché, tandis que de nombreuses moisissures se développent rajudement dans la solution aqueuse. Au moment de rinjection, on dissout une quantité donnée de l'extrait sec dans du sérum artificiel :
le titre de la solution est ainsi connu, et on sait le poids d'extrait sec injecté; les chiffres obtenus sont comparables à euxm<!^me8, puisque la préparation de l'extrait sec a été faite d'un seul coup avec un lot de plantes ramassées à une époque donnée.
(La Parisctte avec laquelle nous avons préparé nos extraits avait été recueillie à la lin do septembre.)
Il va sans dire que, pour la plante fraîche, on injecte aussitôt la solution obtenue , on peut rendre encore les résultats comparables, en broyant le même poids de graines dans la même quantité d'eau.
Lorsqu'on expérimente avec le fruit , il est préférable de ne broyer que légèrement : de la sorte les principes actifs de la pulpe sont seuls dissous, et on peut ensuite en isoler les graines pour rechercher leurs propriétés, qui, a priori, pourraient être spéciales.
Extrait alcoolique, — Pour l'obtenir, on laisse macérer, pendant plusieurs semaines, les organes dans l'alcool éthylique pur ou mélangé d'alcools supérieurs , peu importe, puisque toute trace d'alcool disparait par évaporation , lorsqu'on prépare l'extrait alcoolique sec. On opère ensuite avec cet extrait, dissous dans le sérum artificiel. Il est ù remarquer que tous les principes solubles dans l'alcool, se redissolvent très bien dans l'eau; mais, pour en dissoudre un même poids, il faut une quantité de véhicule plus considérable.
MARCHE GÉNÉRALE DE l'iNTOXICATION PAR LA PARISETTE
Nous allons, à chaque paragraphe de notre étude physiologique, extraire quelques expériences de notre cahier de laboratoire, parmi celles qui nous ont semblé les plus tjrpiques. Le lecteur assistera de la sorte à la succession des phénomènes, et il nous sera plus facile de dégager, de l'ensemble des faits, les conclusions théoriques importantes.
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F, H Kl M.
HXI^KHiexr.Ë SIR LA GHENOOIIXK
Grenouille vivace du poids dP! 5D grammes. Te m pf' rature de 15«. Eitmit aqueux, 30 grammes dans 20 ce* de sérum, Injetlion dans le sac iyin(*bati*|ue de i ce. Au boni de rinij minutes, accélération des mou- YemenU de déirlutiiion (la respiratioti deshalracieus s%ipère par une s^rie de mouvements de déglulition i. Injectiou de 2 ce, L*aiiimal réagit moins aux eicitations; ses sauls sont moins amples; les mouvements de déglutition deviennent irréguliers, ils s'arrêtent, puis reprennent [jar saccades; Nouvelle ir^jecUou de t ce. L'intoxication marche alors rapidement, r.inimal éprouve une ^éne de plus en phiî* considérable à se mouvoir; il se délend mal, cepcfidanl il cliercbe à fuir quand on reffraie : ses centres psychiques ne semblent tJonc pas atteint-s, maïs la faculté motrice est touchée. Les sauts ne permotlent plus à la grenouille que de retom* ber sur place; le» membres postérieurs, au lieu d'élre ramenés brusquement, dans la position qui précède la détenle du saut, restent étendus et relombent inertes; tes jïiuscles adducteurs semblent atteints. Au bout de cinq minutes^ les mouvemenls sembbMit imposï^ibles : on peut faire prendre à Tarnuial les positions les plus bizarres sans qu'il réagisse, les excitations douloureuses ne provoquent plus de réaction; on peut amputer les orteils sans le moindre réilexe, l'incision des téguntents ne semble plus perçue; mais la sensibilité corneenne persiste jusqu^au dernier rnomeul, La sensibilité à la piesaion disparaît un peu avant celle à la chaleur^ et cette dernière un peu avant celle aux caustiques chimiques. Bientôt Tanimal présente toutes les apparences de la mort et cependant il vit; la cornée est encore sensible, et par instants l'animal ébaocbe quelques contractions impossibles à i éaliser comme pour fuir lorsqu'on reïïraie : son activité psychique ne semble dot^c pas atteinte. Au bout d'une heure à une heure et demie de cet état, l'animal s*étêint piogresaivement. Jusqu'aui derniers momenls le cœuf continue h battre,
A l'autopsie, on voit le conir en systole dans certains cas, en diastole dans d'antres; ou ne peut d'ailleurs rien conclure de ces faits sur la grenouille : rencéphale ne présente rien , la moelle est quelque peu injectée. L'excitabilité électrique des nerfs est encore assez jj;iande dans le sens centrifuge; dans le sens centripète, les réllexes sont pins difficiles à obtenir. Cette excitabilité n'est guère en somme plus failde dans le sens centrifuge que sur une grenouille tuée par un moyen quelcon«îue.
Avec l'extrait alcoolique, riutoxicalion riifuche d<* même, juais la dose toxique est de moitié plus faible environ, ïJn voit fjue pour celte grenouille la dose toxique est sensiblement de (>8f,;i0 avec l'extrait aqueux et de 0«%25 avec l'extrait alcoolique, à la température de l^". Donc Textrait aqueux tue cent fois son poids de grenouille , et l'extrait alcoolique 200 fois son poids.