‹ Physiologie v.3, 1895Chapitre 40 sur 151 · Tl · texte numérisé non relu

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DES MAMMIFÈRES Par M. Charles Richet.

II n'est pas facile d'apprécier avec exactitude ce qu'on doit appeler le poids d'un animal. Faut-il comprendre dans ce poids Turine qui est dans la vessie , les aliments qui sont dans l'estomac, les matières à demi fécal oïdes qui sont dans l'intestin? Faut-il surtout faire entrer en ligne de compte le tissu adipeux sous-cutané et la graisse disséminée dans Torganisme?

Certes une mesure exacte est impossible à donner, et il faut se contenter d'une approximation. Après tout, il m'a semblé que le poids brut, total, de l'animal intact, tué en pleine santé, comportait moins d'erreurs qu'une évaluation corrigée par la soustraction du poids de la graisse et des matières excrémentielles. Prendre le poids brut, cela offre un grand avantage; on peut ainsi effectuer des mensurations bien plus nombreuses et compenser par de fréquentes et variées déterminations les écarts des chiffres individuels. Aussi les chiffres qu'on trouvera dans ce mémoire seront-ils, sauf

CHARLES RÏCHET,

îndicalioîis conlraires, les clHiïres du poids lotal àv l'animal.

De même, quarifl il s*a^ira *ravoir le poids dt* Torgaue, co s**ra le poids brut de rorg-ano entii^r, y compris le sung^ qu'il contient. Il est très cliflicile, en effet, de connaître le poids d*un organe exsangue* Extraire le sang d*nn organe, cela suppose une opération physiologique déjà assez coniplexo sur un objet volumineux, comme le foie d*un chien ou d'un moutou. Que sera-ce s*il s'îigil du foie d'un cobaye^ surtoul d'une souris ou d*une alouette? De sorte que, pour rendre aussi analogues que possible les différentes mesures prises sur les esp?^ces animales les plus variées, j'ai préf^^ré donner toujours le poiils de Forgane entier, avec ses vaisseaux elle sang y contenu. Le foie était pesé avec la vésicule biliaire, et le cerveau avec Tarachnoïde.

Mais, quand il s*est agi dr- me servir des mesures prises par quelques autres auteurs, j'ai dû les rapporter tellesqu'elles m'étaient fournies, De là, certainement, une légère caused'inégalilé; on verra que, pour ces diverses raisons, mes chiffres sont un peu plus forts que les eliiïTres que j ai empruntés à d'autres physiologistes, en éliminant une observation de M, Pavy dans laquelle le foie était d'un volume anormal (790 gr. pour un chien de 8 kilogr.).

Je rajqiorle iFahord les chiffres qui ont trait au chien. Dans un mémoire antérieur*, j'ai donné 185 observations de poids du foie et du cerveau (142 à nous personnelles, 31 à M. Colin et 9 à M. Manoi viukr). A ces 18.*J observations je puis en ajouter 7 nouvelles, t^ nous personnelles, i àM. Falck*, i à M. Muos\ 2:\ à M. 1*AVY', 2 à M. AiANvssiFjr*, 3 à

I. Cit. RîcuET» Tmvtittj: du Laln^mi, tir fth/mUof^ie, m*'â, U II, p. 381-:{U(î.

'A, Aivh. dfM Vnrim fur (femeinsch, Arfteit. ISiUI, L IV, p. 3;i.

4. Hextarchfi on thtr mtiurf ami Trfttbneni of niabHei, iS62, |j. 32.

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