TOME m
J. lïïCIlîCOrFtT ET CH. RICHET.
C/et^t ce quo uous avoos fait, et tout d'abord nous avons pu couslaler un éclatant succès. Au début les résultats étaient si remarquablos qu*^ nous avons cru, un peu naïvement, à la découverte de la guérison de la tuberculose. Mais il a fallu en rabattre, et, peu à peu, à la longue, les effets de la transfusion ont H peu près disparu, si bien que Texp^vrience, longue et laborieuse, que nous avons tentée, a eu des effets admirables au début, mais plus tard les résultats en sont devenus tout à fait médiocres.
Nous allons l'exposer ici avec quelques détails, el de manière à ce que chacun puisse T apprécier. Elle a été précédée et suivie de quelques autres expériences accessoires, que nous mentionnerons plus tard briëvement, après l'exposé de rcxpérience principale.
Le 26 novemlue 1888, nous injectons dans le péritoine, h 18 lapins, l cenlimètre cube d'une culture tuberculeuse, eu bouillon glycérine, datant du "1 novembre.
Ces 18 lapins étaient ainsi répartis :
5 témoins;
8 ayant reçu une transfusion péritonéale ;
8 ayant reçu une transfusion rectale (lavements de san^}.
Nous devons d'abord éliminer de rexpérience trois de ces lapins qui sont morts très rapidement : à savoir, un témoin mort de septicémie (?) te lendemain de rinoculation (dans la nuit du 27 au !2H novembre) et deux autres lapins morts des suites de la transfusion. L'un est mort le â9 novembre dans la journée, et, d'après rautopsie, nous pouvons affirmer qu'il est mort des suites de la transfusion faite le 23 novembre à une forte dose (4^2 grammes de sang par kilo). L'autre est mort le H décembre dans la matinée. Le sang transfusé était complètement résorbé, mais il nous paraît impossible d'admettre que ranimai est mort tuberculeux; car jamais on n'observe une évolution aussi rapide, et d'ailleurs il n'avait pas de tubercules; seulement, le bacille s'était cultivé dans le péritoine du laiiin eomme dans ime étuve, sons forme
HÊMATOTHÉRAPIE ET TRANSFUSION PÉRITONÉALE. 307
d'amas, ayanl l'apparence de grains de mil, et dont étaient semés les caillots de fibrine restant dans le péritoine et non résorbés.
Restent alors :
i lapins témoins ;
6 lapins si transfusion péritonéale;
ri lapins à transfusion rectale.
Les ti lapins à transfusion péritonéale avaient reçu :
(grammes.
g^rammes.
Lft 1«""
soit
par
kil.
(le 21 novembre).
;io
(le 19 novembre).
oO
Quant aux lapins à transfusion rectale, ils avaient reçu à tiiver.x's reprises, le 19 novembre, le 21 novembre et le 23 novembn\ des transfusions de sang de chien ; mais il est tout à fait inutile d'indiquer la quantité de sang transfusé, car les lapins ne consentent pas à garder ce lavement de sang, et les chilTres qu'on donnerait sur la quantité du sang injecté dans le rectum seraient illusoires*.
Or le fait remarquable dont nous parlions tout à Theure,
1. Nous croyons devoir a«loptcr ici ua procédé de notation qui rendra, co comble, quel(ines services dans la statistique comparée des exp<''rience8 de ce ^enre. En etfet, par celte méthode, nous indiquons à la fois la mortalité et la poids. Pour cela il stitlit de prendre la somme totale des poid» des lapins au moment de l'inoculaiiou. Ce poids total sera pris comme unité, ec représentera ion, je suppose. Si les six lapins transfusés p«'*scnt. le 26 novembre, 12240 grammes, et s'ils posent, le lo décembre, l.iHO -rrammes, leur poids, lo 10 déeeml.)re, rapporti' a 100. sera de 110 et ainsi de suite. .C'est ainsi que noua avons pu faire le j^rapliique ci-joint : t\^, li(), ]). :tlO.)
Que l'un des lapins vienne à mourir, le poids total mirquera une chute brusque, puisque le lapin mort ne comptera plus dans ce poids total, et sur le l^rupbiquc on vrrra la mort d'un des lapins, facilement reconnaissable par la brusque descente de la courbe.
Rien n'empêche d'ailleurs, à parlir du moment où il y a eu mort d'un des lapins, de dédoubler la courbe; Tune marquera le rapport du poids total primitif; l'autre marquera le ra])port du poids actuel de tous les lainns vivants au poids primitif total de ces mêmes lapins.
HÉKICOl^RT ET CH. RICHET.
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