‹ Physiologie v.3, 1895Chapitre 93 sur 151 · IU · texte numérisé non relu

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un chilîre plus considérable, on ne peut cepondanl négliger deux expériences fiiites sur un nombre total «le 20 laj^iris.

Il ressort en ëlîet de ees expériences que ttenx mois el demi après rinoeulation tuberculeuse» sw 20 lapins { l^ témoins et 8 transfusés) » par rapport an poids iniiial égal à i 00 , le poids total des 12 témoins était de 10, tandis que le poids des 8 transfusés était de 120.

Goncluslonsl

Nous nous absUendrons de mêler à ces faits des considérations théoriques quelconques, toujours assez vaines.

Nous devons cependant énoncer les deux principales hypothèses qu*on peut faire pour expliquer celte immunité relative que donne la transfusion.

Ou bien le sang de chien contient des substances qui passent dans les tissus du lapin et qui, par leur action chimique propre, s'opposent au développement ilu micro-organisme. — C'est rhypolhèse première qui a été le point de départ de nos recherches.

U u bien la réaction provoquée par le sang, dans le péritoine, modifie les tissus du lapin, les phagocjies et les autres élé-

316 J. HERieOURT ET CH. RICHET.

ments actifs , de telle sorte que la résistance de ranimai aux microbes infectieux est renforcée par cette première lutte qui s'est exercée contre le sang étranger.

Quoi qu'il en soit, il s'agit là d'une méthode générale pour conférer l'immunité, et peut-être pourrait-on la formuler ainsi :

En transfusant à un animal susceptible d'infection le sang dun animal réfra^taire à cette infection^ mi rend le transfusé réfractaire^ comme l'était le transfuseur lui-même.

EFFETS DES INJECTIONS DU SANG d'animaux tuberculisés

Far MM, Hèricourt ©t Cli. Bicliet,

Après avoir démonlré, dans le précédent mémoire, «juo le sang des chiens retarde révolution du virus tuberculeux, nous avons essayé, nou plus d'injecter de sang de cbieu normal, mais du sang de chien tuberculisé, rimmunitc^ naturelle du chien ayant été renforcée par une inoculation tuberculeuse préalable.

Bans la première de ces expériences, une pelile chienne adulte pesaut 2 600 gr. reçoit dans la veine saphenc 20 ccd'une culture tuberculeuse le 8 septembre 1890. Le 14 octobre, c'est-à-dire plus d'un mois après Tinoculation, elle pèse 2 400 gr. et parait assez malade. Alors on injecte k -:î lapins : a 20 gi*. ; ^ 30 gr. ; y 20 gr. de ce sang de chien tuberculisé; ce qui fait par kilo, la quantité minime : à x de 10 gr., à ^ de 13 gr., à V de 10 gr. de sang de chien, répondant par conséquent à seulement 5 ce, 7cc.,S et 5 ce. de sérum de sang de chien par kilo de lapin.

HÊMATOTHÉRAPÏE DANS LA TUBEHCULOSE.

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Uni plus que rinjeçtiou faite au lapin % a été malheureusement assez mal pratiquée, Tanimal s'étaut beaucoup débattu pendant Texpérience, qui a dû être recommencée à différentes reprises, sans que nous puissions être assurés de la quantité de sang qu'il a reçue*

La comparaison entre les 3 témoins et les 3 transfusés au sang tuberculeux est éclatante. Les 3 transfusés vivent au bout dé plus de deux mois* Les 3 témoins sont morts en moins d'un mois.

On voit ainsi que le sang simple est beaucoup moins efficace que le sang des chiens tuberculisés.

Assurément cette expérience unique ne peut suffire; et ilesl,en outre, nécessaire qu'elle soit, non seulement répétée, mais encore appliquée à la tuberculose d'origine buinaine.

Il s agit cependant d*une métliode générale qui peut être formulée ainsi — et nous appelons l'attention sur ce principe qu un pourrait appeler, brtvitaUs camà, le principe de la double immunité :

Hen forcer f immunité naturellf* des aniifiatix réfruclaires par une inoculation virulente et transfuser auj^ animaux actessiàles à finfectiun ce sang doublement réfrartaire*.

Une autr«- expérience, portant sur 43 lapins, a été faîte le ^4 décembre 1890.

Sur ces 43 lapins, il convient d*abord d'en éliminer un qui est mort accidentellement le lendemain même de Tinocu-

1. VoÎLi quel a ùlé ic sort ullériour desanimniix qui &in*vivaienl au moment de la publication de ce mémoire :

Le lapin a, transfusé avec du sanp de chien normal, est Jtiort le S février 18'JL

De« lapins transfaséa avec lo sang de chien tubei'culisé, ot est mort le 18 février j ^, le 21 février et y le 7 février 181*1/

lalioa tuberculeuse. Restent 42 lapins, qui se répartissent ainsi :

A, Lapins limoins. ,,,,,«.. 7

B» Lapins ayant reçu des injecUonsde sérum d'un chien

lïornial.. . ,.,,., 10

C, Lapina ayant reçu des injections de sëriini d'un *:liieîi

rendo tul^erculeux , H

D* Lapins ayant subi divers autres traitements . . , 14

Rapportons en premier lieu les observations des 28 lapins A, B et C.

Disons d'abord que l'inoculation tuberculeuse a été faite avec six gouttes d'une culture en milieu liquide (Roux-Nocard) de tuberculose aviaire datant de seize jours; ces six gouttes étant diluées dans un même volume d*eau stérilisée. L'inocubUîon a été faite le même jour, k la mOme lieuro, dans la veine de l'oreille, chez tous les lapins.

Le sérum servant à Tinjection était du sérum de cbicn recueilli par les procédés qui seront indiqués plus loin.

Le chien tuberculisé était un petit chien terrier qui, huit jours auparavant, avait vdi^ix sous la peau 53 cenlimiLHres cubes d'une culture virulente tuberculeuse. Au lieu de l'injection, il s'est développé une poche pleine de sérosité, qui s'est ouverte spontanément.

Gela posé, voyons les conditions de Texpérience,

Pour les témoins d'aboi'd, nous avons les chifTres suivants (indiquant les poids rapportés à 1 00), poids pris tous les jours, mais dont nous ne donnons que quelques chiiïres (voir le tableau p. 21)7).

Ainsi, sur 7 témoins, il y a eu une mort, et 6 tuberculeux, soît : mortalité, 14 p. 100; tuberculeux, 86 p. 100.

Nous allons comparer à ces chiiTres ceux que nous donnent en bloc tous les lapins ayant reru de riiémocyue, lubcrculeuso ou normale, quelle qu'ait été la dose, et quel que soit le moment où F injection a été faite.

HÉMATOTHEB AIMt: I>ANS LA TD BEHGULOSE.

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