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DU SÉRUM

Par MM. J. Hérioourt et Ch. Richet.

Voici les procédés techniques qui permettent d'avoir en quantité sufGsante du sérum pur de chien.

Il est en effet indispensable de perfectionner la technique, avant d'entreprendre une médication qui ne peut donner do résultats qu'après un temps prolongé.

Si l'on recueille du sang de chien dans un vase bien stérilisé, en évitant autant que possible l'apport des germes de l'air, le caillot est, le lendemain, recouvert d'une couche de sérum, en quantité variable. Un gros chien, de 35 kilogrammes environ, peut fournir à peu près 1,200 grammes de sang; mais, si l'on partage cette masse de sang en trois parties, de. telle sorte que chaque vase contienne 400 grammes de sang, on voit que le premier vase, presque tout entier pris par le caillot, contient très peu de sérum. Le second en a beaucoup, et enfin le dernier en a davantage encore. En un mot, le sang

dU

est d'autant plus riche en sérum que ranimai a déjà perdu

plus de sangn

La proportion de fibrine et de globules est aussi très variable* Pour certains sérums, comme le savent tri*sb[en les anciens auteui's, il y a plus de globules que de fibrine, de sorte qu*après repos, il y a au-dessus du caillot une couche demiliquide de globules qui rend difficile la récolte du sérum privé de globules, puisque la plus légère agitation du vase mélange les globules au sérum.

Parfois, quand les chiens sont en digestion^ le sérum est lactescent, ce qui tient à de petites particules graisseuses en suspension. Nul inconvénient k cette faible lactescence, sinon de donner un aspect moins agréable à ToBil qu'un liquide parfaitement limpide.

Le sang ainsi recueilli dans les ballons stérilisés dont le col est fermé par un tampon d'ouate, ne s'altère pas; mais, pour éviter laredissolulion du caillot, qui se fait à la longue, il vaut mieux reprendre le sérum dès le lendemain^ et renfermer aussitôt dans des tubes de verre.

Pour cela, voici comment nous procédons. Un tube de verre épais, de 2 centimètres do diamètre intérieur, est effilé k la lampt^ auK deux extrémités, de manière à ce que sa contenance totale soit d*à peu près 3 centimètres cubes* En aspirant, on le remplit presque entièrement et Ton ferme aux deux bouts. Avec quelque habitude, et en employant une (lamme 1res courte, on peut le fermer solidement, sans coaguler la plus petite trace de sérum. Les tubes ainsi obtenus sont maniables et transportables.

On peut alors, avec le sang d'un seul chien, recueillir assez de sérum pour remplir soixante â quatre-vingts tubes de sérum pur.

Une fois en possession de ce tube solidement scellé, inaltérable, on peut en injecter le contenu sous la peau, en pre-

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