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ADJUVANTS DE L HYDROTHÉRAPIE

En dehors des procédés hydrothérapiques que nous venons de décrire, et qui sont caractérisés par Temploi de l'eau additionnée de substances médicamenteuses diverses, il existe des méthodes purement physiques, ayant une action en elles-mêmes, etque l'on emploie concurremment à l'hydrothérapie pour en renforcer les efïets. Nous étudierons sous ce titre d'adjuvants de l'hydrothérapie les frictions, l'exercice, le massage, la mécanothérapie et enfin la thermothérapie, qui sera l'objet d'un chapitre spécial.

Frictions. — Les frictions, décrites sommairement à la technique des douches, méritent une place à part. Elles se font immédiatement après l'application hydrothérapique, pendant quelques minutes, par-dessus le peignoir dont est recouvert le malade et qui ne doit pas forcément être chaud, surtout lorsque l'application hydrothérapique a été froide. L'aide qui fait la friction commence par le dos et la poitrine; une main sur chaque région, à plat, frictionne vigoureusement le malade de bas en haut et de haut en bas, en suivant la direction de l'axe du corps (fig. 95); puis il passe aux bras, qu'il frictionne à pleine main, l'autre main tenant par le poignet le bras écarté du corps; enfin le malade s'assied, et l'aide, placé en face, les pieds du malade appuyés successivement sur ses genoux, frictionne les jambes du malade avec les deux mains appliquées chacune d'un côté de la jambe (fig. 96). L'effet de la friction est d'autant plus énergique que les mouvements sont plus rapides ,et que l'on y joint des claques avec la main à plat sur les régions musculaires, sur la plante des pieds.

L'action de la friction est d'augmenter la réaction, c'est-à-dire le réchauffement du malade, la vaso-dilatation périphérique. Lorsque la friction est trop faible, ell^ n'agit qu'en resserrant les petits vaisseaux cutanés et ne contribue pas à la réaction. Au contraire, lorsqu'elle est énergique, elle provoque presque aussitôt une vasodilatation cutanée très intense. La friction sera donc suffisamment énergique ; mais on ne la prolongera pas outre mesure, sinon elle deviendrait déprimante.

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