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MALADIES DU SANG : CHLOROSE

En premier lieu, il faut éviter les réactions trop fortes capables d'exciter violemment les vaso-moteurs et de produire des syncopes, de violents maux de tète, des vertiges inquiétants. Commencer par de Teau tiède, ou même de Teau chaude, car tous les chlorotiques n'ont pas, malgré Texcitabilité de leurs vaso-moteurs et la rougeur facile de la peau, une capacité de réaction thermique qui leur permette toujours de se réchauffer. (Test ce qui rend rationnels les bains de lumière, assez courts pour ne pas produire de sudation appréciable (cinq à dix minutes) et pas trop chauds (50») pour ne pas exciter trop violemment le cœur et les vaisseaux. Des enveloppements avec tissu imperméable remplissent le même but.

Quelle que soit la préparation à .la douche, qui est la forme de choix du traitement chez les chlorotiques, on la donnera courte, en la cessant dès que la réaction apparaît, car celle-ci se continue en général d'elle-même ; on évite d'insister trop sur les membres inférieurs pour ne pas créer d'anémie cérébrale, ni trop non plus sur les parties supérieures du corps pour éviter le phénomène inverse.

Mais, s'il existe des céphalées violentes, si la douche précédente ne les atténue pas, ou bien les augmente, on insiste au contraire sur les membres inférieurs, sur la plante des pieds; on a recours aux bains de siège chauds et froids, et l'on insiste très peu sur les épaules.

Si les vertiges sont un symptôme vraiment pénible, on les combattra soit par des applications dérivatives aux jambes et aux pieds, comme ci-dessus, soit par un procédé inverse : on ne sait pas, en effet, si les vertiges sont des troubles anémiques ou congestifs du cerveau.

Quand l'éréthisme cardiaque domine la scène, c'est l'eau froide qui convient le mieux ; la douche froide sédative, la piscine froide, lorsqu'elles sont supportées, ont l'avantage de corriger à la fois ce trouble nerveux et la maladie elle-même. Des compresses froides sur la région précordiale ajoutent un bon effet à celui de la douche.

On peut donner aux chlorotiques deux douches par jour, selon les préceptes que nous venons d'établir. S'il y a insomnie, excitation nocturne, l'application du soir sera sédative, celle du matin tonique. Si l'on ne fait qu'une seule application, il vaut mieux qu'elle soit tonique.

A domicile, on réalisera ces indications avec les moyens divers décrits à la technique et capables de remplacer les procédés ci-dessus, qui valent mieux.

Le traitement hydrothérapique de la chlorose doit être prolongé, afin d'éviter des rechutes, chez ces malades dont il faut constamment exciter les fonctions hématopoïétiques.

PARISET. — IIYDROTHÉRAPIPJ.

Les chlorotiques ne sont pas sans présenter certains symptômes qui viennent compliquer le traitement hydrothérapique : l'aménorrhée et la dysménorrhée fréquentes sont combattues par des bains de siège à eau courante chauds et froids, par des douche splantaires chaudes et froides, appliquées immédiatement avant la douche générale. Quand il y a ménorragie, au contraire, on a recours aux procédés d'effet inverse, c'est-à-dire aux applications limitées à la partie supérieure du corps : douche thoracique chaude et froide. Cependant il est bon d'user de la douche plantaire fioide et du bain de siège froid à eau courante, prolongés l'une et l'autre assez longtemps pour déterminer une vaso-constriction utérine.

Anémies secondaires. — Anémie paiudéence.— L'hydrothérapie sera conduite delà même façon et, en général, plus facilement dans les autres anémies. Les anémies consécutives à des pertes de sang, lorsqu'elles ne datent pas de trop longtemps, sont facilement combattues et guéries en trois à quatre semaines.

Dans les anémies de longue date, où le fer n'a pas réussi, l'hydrothérapie peut encore avoir du succès, mais exige alors beaucoup plus de temps : jusqu'à trois mois d'un traitement quotidien ; on voit cela chez des femmes ayant eu des grossesses répétées.

L'eau froide est le traitement de choix, à conditionque les malades se réchauffent bien; sinon employer les douches, progressives, et recourir aux bains de lumière, d'air chaud, aux enveloppements.

L'anémie paludéenne est très améliorée par l'hydrothérapie. Dans l'accès paludéen, on doit donner la douche froide un peu avant l'accès, une heure environ, et l'on peut alors espérer l'éviter. Au traitement général, on joindra des applications hépatiques et spléniques, lorsque ces organes sont gros, chaudes s'ils sont douloureux, froides s'ils sont torpides. Chez les paludéens résistants, on accélère laguérison par la sudation avant la douche.

Leucémie. — Le traitement de la leucémie est le même que celui de l'anémie en général. On le prescrira en rapport avec l'état du malade. S'il est très déprimé, on a recours à l'eau chaude avant l'application froide ; lorsqu'il peut réagir à l'eau froide, celle-ci est employée seule.

Pléthore. — La pléthore n'est vraiment une maladie du sang que lorsqu'elle s'accompagne d'une augmentation du nombre des globules rouges. L'hydrothérapie froide convient alors pour combattre le trouble de nutrition.

Mais il y a souvent pléthore sanguine sans que la valeur globulaire soit modifiée, chez les arthritiques congestif's, chez les goutteux, chez les diabétiques arthritiques.

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