MALADIES DE L'ESTOMAC : SYNDROME PYLORIQUE
locale du sac de glace, du tube réfrigérant, des compresses froides renouvelées et l'emploi de glace dans la bouche et le rectum. A ce traitement local, on joindra les applications dérivatives : sinapismes aux jambes, enveloppement chaud de la moitié inférieure du corps. Tant que le malade est condamné à l'immobilité, on s'en tient à ces applications. Mais, quand Thématémèse est terminée, quand le malade peut aller et venir, on peut avoir recours à la douche chaude sur les parties inférieures du corps, en évitant soigneusement l'estomac, aux bains de siège à eau courante chaude ou froide, aux bains de pieds.
Tous ces moyens ont pour but de créer une dérivation sanguine vers les parties inférieures du corps. Quand un malade a eu des hématémèses, on attendra un temps assez long avant de procéder à la moindre douche épigastrique, les chocs, même légers, de cette région pouvant amener un retour des accidents.
On évitera également les applications locales autres que les applications froides ou très chaudes, la compresse locale humide avec enveloppement imperméable étant particulièrement capable d'exciter trop violemment les vaisseaux de l'estomac.
Atonie. — L'atonie de l'estomac, avec anorexie, dilatation, constipation sans douleurs concomitantes, se combat par les applications froides générales et locales. On ne craindra pas d'insister surla gi-ande courbure de l'estomac, qui est parfois descendue très bas, avec un jet assez fort, si le malade le supporte, afin d'exciter la péristaltique.
L'atonie gastrique des neurasthéniques s'accompagne fréquemment d'anorexie, et ces malades sont alors déprimés et souvent très affaiblis. On améliorera l'état général par la douche froide, courte et tonique, qui sera précédée d'une application générale chaude, si l'on juge que le malade est trop faible pour réagir de lui- même à l'eau froide. On aura la même conduite vis-à-vis de l'estomac lui-même, quand il reste insensible a^^ix effets excito-moteurs de Feau froide. En pareil cas, l'eau chaude, en activant par vaso-dilatation la circulation de l'estomac, améliore ses -fonctions neuro-motrices et sécrétoires et le rend apte à réagir aux excitations froides.
Syndrome pyîorique . — Lorsque la dilatation et la ptôse de l'estomac s'accompagnent de spasme pyîorique, empêchant l'estomac de se vider, dans le syndrome pyîorique, par exemple, on commencera par une douche locale chaude destinée à combattre les spasmes, et, lorsque l'on jugera cet effet suffisamment obtenu, on pourra passer à une application plus tonique sur la grande courbure de l'estomac. La douche sous-marine progressivement chaude et sans pression sur le creux épigastrique, puis moins chaude et avec plus de force sur tout Pliyslothérapie. IV. 21
PARISET
Thypocondre gauche, remplit les mêmes indications et agit un peu comme un massage. Dans ce cas, il faut faire la précédente application de préférence pendant la digestion, deux à trois heures après le repas.
La compresse de Priessnitz, appliquée immédiatement après le repas, sur le malade couché, rend aussi de grands services; on pourra compléter son action sédative par quelques compresses froides, irritantes, placées au niveau de la grande courbure et ménageant le creux épigastrique. L'application générale chez les malades porteurs du syndrome pylorique dépendra de l'état général du malade ; ce sont le plus souvent des nerveux, primitivement ou secondairement, peu importe ; on leur donnera, s'ils sont déprimés, des douches toniques, progressives, progressivement froides, froides, et, s'ils présentent de l'excitation, des douches sédatives : douche chaude longue, ou dans certains cas froide sédative (Voy. Douche froide).
L'état du sommeil est un guide précieux chez ces malades.
Hypersthénie. — Hyperchlorhydrie. — Dans ces états, les fonctions motrices et sécrétoires gastriques sont trop actives, et il importe d'agir localement par des applications chaudes : douche locale chaude, sans pression, exclusivement calmante, puis douche générale tiède, compresse de Priessnitz ; enveloppement chaud humide avec couverture et tissu imperméable jusqu'à sudation légère ; pas d'eau froide en général, sauf chez certains nerveux, et c'est là une indication individuelle. La douche sous-marine se donne dans ces états, mais très légère et prolongée, sans chercher à utiliser une action voisine de celle du massage. La piscine où elle se prend sera tiède et joindra son action sédative générale à l'action sédative locale.
L'hyperchlorhydrie comporte le même traitement sédatif, et dans bien des cas, oij l'ulcère peut être redouté, on s'abstiendra des applications locales.
Troubles nerveux. — En dehors des phénomènes purement digestifs, chimiques et moteurs, la plupart des dyspeptiques sont susceptibles de troubles nerveux spéciaux, tels que l'œsophagisme, l'aérophagie, les nausées fréquentes, les vomissements incoercibles, phénomènes qui ne sont pas toujours d'origine gastrique, mais fréquemment d'origine nerveuse centrale : troubles du sympathique, du pneumogastrique.
Œsophagisme. — Quand l'œsophagisme n'est pas passager et ne cède pas à un purgatif, quand il constitue un spasme persistant, il faut recourir à l'hydrothérapie sédative, qui agit sur le terrain nerveux : douche froide sédative, douche chaude longue, piscine tem-