MALADIES DES ORGANES GÉNITAUX CHEZ L'HOMME
se trai te de même façon que laprostatite chronique : par des bains de siège chauds prolongés, suivis d'une courte application froide.
Prostatorrhée . — La prostatorrhée est une hypersécrétion de la glande prostatique, dont le produit apparaît sous forme d'un liquide blanchâtre, au moment des selles principalement. Les malades se croient atteints de pertes séminales, et c'est souvent chez eux le point de départ d'un état neurasthénique. La prostatorrhée sera traitée comme la prostatite chronique et l'hypertrophie de la prostate par les bains de siège chauds et froids. L'état nerveux du malade comporte les indications spéciales à la neurasthénie.
Orchite, épididymite. — Dans l'orchite, l'épididymite à l'état aigu, on conseille des applications très chaudes ou des applications froides, selon qu'elles soulagent le malade. On devra les appliquer aussi confortablerrient que possible, en n'exerçant qu'une compression utile, mais non douloureuse. On a conseillé des suspensoirs fabri- ([ués de telle sorte qu'ils permettent d'établir une circulation d'eau :i la température convenable autour du testicule.
A l'état chronique ou plutôt à la suite d'un état aigu, on pourra utiliser les bains die siège chauds et froids destinés à combattre l'engorgement qui subsiste.
Blennorragie. — Dans la blennorragie aiguë, on combattra les douleurs par des bains de siège agréablement chauds (34 à 36°) de dix minutes, à eau dormante de préférence, et sédatifs par conséquent.
Les complications vésicales seront traitées comme il a été dit plus haut. Des compresses chaudes et humides, souvent renouvelées, compléteront l'action du bain de siège ; ces derniers pourront être renouvelés deux et trois fois par jour. Si les érections pénibles n'étaient pas soulagées parce traitement, on essayerait des compresses froides et des bains de siège froids à eau dormante.
Urétrite chronique. — L'urétrite chronique, presque toujours accompagnée de prostatite, se traite, à la façon de cette dernière, par des bains de siège à eau courante (froids, quarante secondes, ou très chauds, cinq minutes), suivis d'un court jet froid.
L'urétrite chronique persistante est généralement le fait d'un état arthritique général, contre lequel on instituera le traitement hydrothérapique habituel : sudation et eau froide.
Impuissance. — L'impuissance, quand elle n'est pas le fait du diabète, ou d'un âge avancé ou d'une maladie organique de la moelle, lorsqu'elle est le symptôme dominant ou la conséquence d'un trouble fonctionnel nerveux, peut être améliorée par l'hydrothérapie sous forme d'applications toniques, froides de préférence, PhysÏQtl^érapie. IV. '
PARISET. — HYDROTHÉRAPIE
et courtes en bains de siège froids, avec jet lombaire, suivis d'une douche générale froide. Cependant on tiendra compte de Fétat nerveux général pour formuler l'application générale.
L'impuissance n'est pas toujours un symptôme simple ; elle peut s'accompagner d'érections nocturnes, de pertes séminales, de sorte que l'impuissance n'est pas toujours un état constant : le malade n'a pas perdu tous ses moyens, mais ils s'évanouissent précisément lorsqu'il en a le plus besoin et qu'il croit pouvoir en tirer parti. A cette forme, qui est la plus guérissable, on opposera encore les mêmes applications froides locales et générales, et l'on ajoutera la nuit des enveloppements du bassin et du périnée chauds et humides, ou mieux froids et recouverts de tissu imperméable.
Le traitement général psychique, en quelque sorte, ne sera pas non plus négligé, et l'on devra faire comprendre au malade qu'il doit, pendant le minimum de quinze jours que doit durer ce traitement, éviter les occasions de constater une inefficacité qui le découragerait, tout en diminuant les forces qu'il voudrait mettre trop tôt à l'épreuve.
Spermatorrhée. — Les pertes séminales qui se produisent pendant la nuit et sont dues à une certaine excitabilité sont combattues par des bains de siège chauds, assez longs pour être sédatifs. Quand elles sont dues à une asthénie spéciale, produite le plus souvent par le surmenage, les excès, et s'accompagnant de dépression nerveuse générale, c'est à des procédés excitants qu'il faut recourir : bains de siège froids et courts, suivis de douches froides toniques.
Mais la conduite n'est pas toujours aussi simple : tel sujet dont la dépression nerveuse semble l'état dominant et qui paraît devoir être soumis à des applications excitantes verra alors s'exaspérer les symptômes dont il est question. Avec ces malades, à la fois déprimés et excitables, il faut agir très prudemment, et le traitement institué sera d'abord chaud, afin de calmer l'irritabilité excessive. Puis, lorsque ce résultat sera obtenu, on arrivera progressivement à un traitement tonique et excitant.