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MALADIES DES ORGANES GÉNITAUX CHEZ LA FEMME

que celui des règles. On pourra cependant, lorsque les malades ne disposent que d'un nombre de jours assez restreint, commencer le quatrième jour, quand le flux de sang devient moins abondant. 11 faut combattre Fabsurdité du préjugé qui interdit aux femmes le contact de l'eau pendant leurs règles.

Houzel (de Bouiogne-sur-Mer) a montré, dans une statistique très intéressante, que les pêcheuses, habituées à aller à la mer pendant leurs règles, ne présentaient aucun trouble menstruel.

Nous avons l'habitude de doucher presque toutes nos malades dans cet état, et jamais nous n'avons observé d'inconvénients à cette conduite. La seule contre-indication que nous reconnaissions est fournie par les règles douloureuses, au point d'obliger la malade à garder le lit, et, en pareil cas, nous conseillons, pendant la période menstruelle, des compresses chaudes sur le bas-ventre maintenues presque constamment, des enveloppements du bassin et des cuisses, des bains de siège chauds, des applications sinapisées à laface interne des cuisses, en un mot tous les moyens de faciliter le flux menstruel.

Dysménorrhée.' — Pour combattre les règles douloureuses irrégulières, les mêmes applications que ci-dessus sont indiquées, quotidiennement, mais de préférence sous forme de bains de siège chauds à eau courante (38°) de une à deux minutes, suivis de douches, dirigées en jet chaud local sur la plante des pieds et la face interne des cuisses et en application générale à efTets dérivatifs vers le bas du corps. Les lavements chauds ne seront pas oubliés.

Aménorrhée. —- L'aménorrhée se traite parles mêmes moyens; mais il y a lieu ici de soigner l'état général, lorsque l'aménorrhée est le résultat d'une anémie, d'une dénutrition quelconque.

Métrorragies. — A l'inverse de cette action accélérante du flux menstruel, il est impossible de réaliser une action modérante. On cherchera à la réaliset^ dans les métrorragies de tout ordre, mais avec le plus de chances de succès dans celles qui sont de simples troubles de circulation : ménorragies principalement. On les combattra par des douches intéressant spécialement les parties supérieures du corps, atteignant le bout des seins pour y provoquer, croit-on, un réflexe utérin vaso-constricteur.

On obtient ainsi des résultats vraiment caractéristiques de l'efficacité de ce traitement, qui demande, il est vrai, une certaine habileté dans l'application. Les bains de siège froids, les bains de pieds froids prolongés suffisamment pour refroidir le petit bassin et y déterminer un certain degré de vaso-constriction sont vraisemblablement un bon moyen, mais inférieur à la douche susdite, qui nous a permis de faire rétrocéder des métrorragies symptomatiques d'un fibrome,

PARI SE T

même pendant un traitement thermal capable de les augmenter. Si les métrorragies sont plus abondantes et nécessitent le i-epos au lit, quand elles sont dues à des états qui ressortent de la gynécologie et de l'obstétrique, nous ne pouvons que conseiller les injections vaginales très chaudes (45 à 50°) si possible, de 1 à 2 litres et faites dans des conditions d'asepsie qu'on réalise avec de l'eau et des instruments ayant bouilli vingt minutes. On peut recourir aux applications locales froides sur les seins, à la face interne des cuisses, la région lombo-sacrée, qui agissent à dislance parréflexe vaso-constricteur utérin. L'introduction de morceaux de glace dans le vagin peut être utile.

Ménopause. — L'hydrothérapie, étant capable d'influencer la menstruation, devient un puissant moyen dans un état qui n'est pas sans apporter parfois des troubles profonds : la ménopause. A ce moment, il y a tendance à l'hypertension artérielle constante, au lieu de l'hypertension passagère qui s'établissait avant les règles et cessait dès leur début. Cette hypertension sera combattue, comme une hypertension spasmodique, parla douche liède progressive, en même temps que l'on emploiera les applications dérivatives diverses qui conviennent dans la dysménorrhée pour tenter de rétablir la fonction menstruelle et de la maintenir aussi longtemps qu'il sera possible. On traitera en même temps les troubles nerveux qui accompagnent la période de ménopause, selon l'état de chaque malade L'hydrothérapie bien appliquée peut adoucir considérablement les quelques mois de malaises auxquels sont exposées la plupart des femmes.

Maladies de l'utérus et de ses annexes. — Dans les inflammations aiguës: métrites, salpingites, ovarites, lorsqu'ily a possibilité de suppuration, infection générale, ou crainte de péritonite, on devra recourir aux applications froides locales: vessies de glace, compresses froides, enveloppements froids du bassin.

Quand l'état inflammatoire est moins aigu, pour éviter un état catarrhal chronique, ou quand cet état chronique est déjà réalisé, on emploie les moyens énergiques capables de créer un excès de circulation dans les organes malades et autour d'eux et de résorber les engorgements et les exsudais déjà constitués.

Les bains de siège à eau courante, froids ou très chauds, dans l'un et l'autre cas excitants, suivis d'une douche locale, en jet chaud, sur le petit bassin et d'une douche générale tonique froide ou progressive, peuvent activer la guérison, et l'on voit notamment les pertes blanches diminuer ou disparaître très souvent. Pour préparer à ces applications, on pourra employer ta sudation, soit générale, soit localisée à la moitié inférieure du corps, comme il est facile de la

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