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I. — Symptômes douloureux

Céphalée. — La céphalée est un sy mp tome com mun à de nombreuses maladies, et qui peut être le résultat de causes locales ou générales. Ce sont ces causes qu'il faut combattre tout d'abord : hystérie, neurasthénie, syphilis, urémie, chlorose. Contre ce symptôme, l'hydrothérapie intervient suivant certaines règles générales. On doit tout d'abord éviter de troubler violemment la circulation cérébrale, et les procédés dérivatifs aux membres inférieurs doivent presque toujours précéder toute application.

Ce sont les bains de siège, bains de pieds, douches plantaires, de préférence chauds, qui sont le plus capables de produire une dérivation appréciable.

En outre, quand la céphalée s'accompagne de congestion du cerveau, chez les pléthoriques, les arthritiques, on emploiera les compresses froides sur la tête pour combattre l'hyperémie cérébrale.

On les évitera au contraire chez les anémiques, pourles remplacer par des lotions chaudes, afin d'augmenter la circulation dans le cerveau.

Névralgies.— On n'obtiendra à peu près rien dans les névralgies causées par des compressions mécaniques qui relèvent d'un autre traitement. Contre les névralgies idiopathiques, au contraire, on est à peu près sûr de soulager les malades par l'emploi de la chaleur seule, ou de la chaleur et du froid combinés. Le bain d'air chaud, le bain de lumière, généraux ou locaux, la douche d'air chaud, la douche de

MALADIES NERVEUSES : POLYNÉVRITE.

vapeur, jusqu'à rougeur intense et si possible sudation, sont déjà un traitement qui peut suffire, mais qu'on fait suivre avec avantage d'applications froides, courtes, destinées à augmenter la révulsion, jamais assez longues cependant pour refroidir la région qu'elles atteignent. La douche locale chaude (40-45°), pendant une à deux minutes, suivie d'un jet froid court, produit de très bons efTets, d'autant mieux qu'elle réalise une révulsion plus intense. Quand la névralgie n'est plus à la phase aiguë où tout attouchement l'exaspère, quand il s'agit d'une sciatique par exemple, et que le malade peut se remettre à marcher, bien que péniblement, la douche locale chaude et froide convient à merveille, car elle agit en même temps par sa percussion, qui rend aux muscles leur tonicité et combat l'atrophie consécutive au repos forcé qu'ils ont subi, lorsqu'il n'y a pas eu névrite.

On insiste en môme temps sur les points d'émergence qui restent sensibles le plus longtemps. La douche-massage sous l'eau convient à cette phase de la névralgie pour le même motif. A domicile, les enveloppements humides et chauds, les compresses chaudes renouvelées, suivis de lotions froides irritantes, rendent des services. Ces procédés s'emploient, quelle que soit la localisation névralgique : intercostale, sciatique, etc.

Névrite. — Le traitement de la névrite est le même, mais avec plus de ménagements. A la phase aiguë, on emploiera les applications chaudes, se,ns rien d'irritant, sans eau froide, afm d'éviter toute excitation capable d'accélérer les troubles trophiques. On se contentera donc de compresses chaudes, d'enveloppements chauds.

A la phase chronique, lorsque les progrès de la maladie ont cessé, quand il ne subsiste que des douleurs et des troubles trophiques, on les combat par des applications très chaudes, capables d'activer la circulation et de réveiller les fonctions ralenties des tissus : bains de lumière, bains d'air chaud suivis de douches chaudes et froides, avec massage, frictions. Les applications froides ne seront pas appliquées seules, car, malgré leur qualité irritalive, elles ne sauraient toujours provoquer une réaction suffisante dans une région atteinte de troubles trophiques ; mais, comme complément à un traitement local parla chaleur, elles seront très utiles. La douche chaude et froide réalise très bien cette double indication, et, quand on le peut, on n'hésite pas à employer une percussion, même assez vive.

Polynévrite. — Pendant la phase aiguë de la polynévrite, le malade n'est pas toujours mobilisable, et les applications chaudes doivent être faites avec précaution. Si l'on donne des bains chauds, on observera, dans le transport du malade, les précautions indiquées

PARI SE T

aux bains à domicile etdansles maladies fébriles. Les enveloppements chauds, humides, imperméables, jusqu'à sudation, devront être employés quotidiennement ou tous les deux ou trois jours.

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