SOURIS
Entre 14° et 22°. . «
( Entre 30° et 42°. . .
1 Annales de chimie et de physique. IIIe série. 1845. Tome Xllf,
REGIME ALIMENTAIRE
RÉGIME ALIMENTAIRE (page 189.)
L’alimentation introduit dans l’économie trois substances organiques essentielles : l°une substance azotée (fibrine, albumine, caséine, légumine, gluten) ; 2° une matière ternaire grasse ; o° un hydrate de carbone (sucre, gomme, fécule).
La substance azotée est le principe plastique, le principe fondamental de l’alimentation. Le jeu des fonctions enlève, en effet, à chaque organe une partie de sa matière quaternaire constitutive qui, simplifiée, incomplètement brûlée, est expulsée de l’économie et se retrouve dans les produits azotés des diverses excrétions. La substance azotée des aliments, modifiée et fixée dans l’économie, sert à réparer ces pertes incessantes de matières quaternaires qu’éprouve l’organisme.
Quant aux matières ternaires, grasses, sucrées ou amylacées , elles sont directement brûlées dans le torrent circulatoire et servent à produire la chaleur nécessaire au maintien de la température propre de l’animal.
La matière quaternaire des organes, incomplètement brûlée et éliminée dans le mouvement de dé-
nutrition, contribue aussi à la production de la chaleur animale. Quand la matière ternaire n’est pas en suffisante quantité dans la ration alimentaire, les substances quaternaires sont brûlées en plus forte quantité qu’à l’état normal. Dans ce cas, l’excès de combustion de matière quaternaire porte sur les organes eux-mêmes, et l’économie souffre si la ration adoptée ne contient pas assez de substances azotées pour réparer les pertes de la dénutrition et compenser le défaut de matière ternaire.
Lorsqu’un animal adulte, dont le développement est complet, est soumis à la ration cl entretien, son poids ne varie pas et se retrouve le même chaque jour, à la même heure. Les aliments lui fournissent tous les éléments nécessaires pour réparer les pertes de la dénutrition et pour entretenir les combustions respiratoires. Mais aussi, dans de pareilles conditions , l’animal doit , dans l’espace de vingt-quatre heures, expulser parle poumon, la peau, les déjections et les excrétions, une somme de principes élémentaires égale , en nature et en poids, à la somme de ces mêmes principes contenus dans les aliments consommés.
Quand la ration alimentaire est insuffisante ou même complètement supprimée, les fonctions continuent pendant un certain temps ; mais alors le travail des combustions intérieures porte, en majeure partie, ou tout entier, sur la substance propre de
RÉGIME ALIMENTAIRE
l’animal, qui souffre, dépérit rapidement et meurt, si un régime convenable ne lui est pas rendu. Nous empruntons à M. Boussingault1 l’exemple suivant bien propre à montrer avec quelle régularité les variations du poids du corps accusent les modifications du régime alimentaire auquel l’animal est soumis.
« Une tourterelle qui consommait, toutes les vingtquatre heures, 15 grammes de millet, a éprouvé les pertes suivantes quand, pour toute nourriture, on ne lui laissa que de l’eau à discrétion.