‹ Physique céleste contenant Le système du mondeChapitre 125 sur 259 · ET DE LEUR LIAISON AVEC LES NÉBULEUSES ET LES ÉTOILES DOUBLES · texte numérisé non relu

ET DE LEUR LIAISON AVEC LES NÉBULEUSES ET LES ÉTOILES DOUBLES

§ 290. Les jets de masse brûlante expulsés d’un soleil ne se perdent jamais; ils 6ont soumis à deux séries de

changements : 1* leurs molécules matérielles sont forcées, par la pesanteur, de subir des déplacements qui ne se terminent qu’à une époque éloignée, lorsque chaque molécule se trouve en un équilibre parfait par rapport à toutes les autres, équilibre qui ne peut être obtenu que sons une forme ovalaire; et cela a lieu à des époques différentes pour la massé brûlante de chacun des jets, parce que la pesanteur P étant en raison inverse des carrés des distances 2*A, 2*A...218A entre la masse de chaque jet et celle M de leur soleil; si ponr la masse de Poséidon, la pesanteur est 2*P, elle est :

Pour la masse ml d’Hermès. . * 2’*P

— m" d’Aphrodite, , . 2“P

— m" de Gée. 2'*P

— m* d'Arès 2UP

— de Zeus. a* P

— m'H de Chronos, . . . 2e P

— mT,n d’Ouranos a4 P

— m'x de Poséidon 2’ P

Les époques de l’établissement de l’équilibre étant donc pour chaque planète h, a , y, a\ s, c, o, p, elles sont aussi celles de la production d'une enveloppe solide de glace et par suite de l’apparition successive de chacune dés huit planètes. La plus grande pesanteur 2,®P*(2Î — 1) produit le plus Court intervalle T" qui sépare les époques h et a entre l’apparition d’Hermès et d’Aphrodite, et la plus petite pesanteur 2aP* (2* — 1) produit le plus long intervalle T11 qui sépare les époques o et p de l’apparition d’Ouranos et de Poséidon. Pour qu’un système passe de l’état monoplanète à celui de diplanète, il ne faut qu’un intervalle T" qui est en raison inverse de la différence 2,6P* (2* — -1) des pesanteurs; au contraire, pour que ce système passe de l’état heptaplanète à celui d’octaplanète, il faut une durée t* qui est en raison directe avec la différence 2’®?* (2a — i) ét en raison inverse avec la différence 2aPa (2* — 4)=2SP.

Né de ces inégalités des durées entre les époques h, a, g , al... , le nombre des systèmes à deux planètes est grand, et il diminue graduellement suivant les degrés de la pesanteur pour arriver â un minimum dans les planètes Ouranos et Poséidon; par exemple parmi les L23 étoiles à éclats périodiques du tableau suivant on en a trouvé 43 du système diplanète composées seulement d’Hermès et d’Aphrodite. Le nombre 17 des Hermès seuls joint à celui de 43 des Aphrodiles, donne la somme de 60 qui représente presque la moitié de la quantité totale de 123 étoiles périodiques. En déduisant de 73 étoiles périodiques les 13 qui sont des doryphores, il ne reste que 38 étoiles polyplanètes périodiques.

Ainsi que les nombres 60 et 38 se trouvaient représentés, 1° les rapports entre les durées des périodes des éclats représentant par leur forme ovalaire les durées égales des révolutions des planètes et des satellites, et 2* les rapports entre les degrés de la pesanteur produisant cette forme, car elle est en raison inverse des carrés des distances. Pour que Gée devienne visible après la planète Aphrodite, il lui faut quatre fois plus de temps que celui nécessaire pour qu’Aphrodite devienne visible après l’apparition d’Hermès j aussi le nombre (17) des diplanètes est-il plus grand que le nombre (17) des étoiles Hermès.

L’apparition d’Hermès a lieu à la même époque qüe la disparition de la nébuleuse planétaire du même espace; c’est avec l’apparition d’Ouranos et de Poséidon que se complètent les systèmes planétaires qui envoient à la Térré les rayons émergents des huit grosses planètes, et occuperaient huit photolénies si, pendant cette durée, les endoplanèles n’expulsaient pas de jets de masse brûlante, dont résultent des météores qui obscurcissent tout l’espace entre Zeus et le Soleil.

Les étoiles doubles ne sont que des systèmes planétaires, comme le sont les étoiles à éclats périodiques. Nous ne pos-

sédons que des instruments qui rendent visibles séparément les étoiles séparées par un espace angulaire d’environ 1". La production des sentiments résulte, 1° de la quantité q de rayons d’une étoile, 2* de la quantité q + q' des rayons de l’autre étoile, 3° de la pureté de l’atmosphère, 4* de l’état électrique du nerf, et 5° du perfectionnement de l’instrument.

Goldschmidt est celui qui, parmi les observateurs, a découvert le plus grand nombre de planétoïdes entre 1836 et 1858; car sur 14 planétoïdes lui seul en découvrit sept en un court espace de temps, et les sept autres ont été découvertes par un grand nombre d’autre9 observateurs. Cet avantage exceptionnel ne peut être attribué ni aux dimensions ni à la structure spéciale de ses instruments, pas plus qu’à un état particulier de l’atmosphère du lieu où il a fait ses observations : ce n’est que la densité supérieure de l’électricité dont est doué son organe visuel qui facilite chez lui la production prompte des sentiments. Après tant de preuves d’une supériorité de l’organe de la vue, peut-on hésiter à croire que cet observateur a été le seul qui aperçût dans l’étoile Sirius sept étoiles distinctes? Les météores qui s’y trouvent n’éteignent pas les planètes ; ils font diminuer l’éclat et augmenter le volume, comme ils le font aux nébuleuses à un ou plusieurs noyaux.

S’il y avait plusieurs individus doués d’un tel organe, nous aurions su par eux que, sauf les étoiles monodoryphores, toutes les étoiles visibles à l’œil nu sont composées de 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou 8 planètes parmi lesquelles se distingue le soleil sous le plus faible éclat. Parmi les étoiles télescopiques il n’y a de simple que les soleils lipoplanètes et les étoiles d’Hermès; car on ne connaît pas de monodoryphores ou de polydorypbores télescopiques.

Les planètes persistent longtemps dans l’état de lipodoryphores ; elle disparaissent pour ne plus devenir visibles depuis l'expulsion d’un nombre de jets de masse brûlante.

Au moment d’une telle expulsion apparaît une étoile nouvelle de sixième grandeur qui devient télescopique et ne persiste pas un an entier ; elle devient invisible, elle et la planète qui la produisit, de même que disparurent les soleils qui expulsèrent les jets de masse brûlante en 4572 et en 4 604, lorsque se montrèrent les deux dernières étoiles nouvelles.

Dans l’espace où il y a eu expulsion des jets d’une planète, il ne se montrera pas à l’avenir de nébuleuse, puis des doryphores, mais on apercevra l’apparition d’une étoile nouvelle dans un espace parfaitement vide, et cela parce que les météores des nébuleuses des systèmes de doryphores ont des dimensions trop faibles pour être en état de concentrer autant de rayons qu’il en faut pour produire des sentiments optiques.

Tant que les satellites se maintiennent à l’état lumineux, leurs planètes de même que leurs soleils sont invisibles, à cause des amas de météores qui les entourent. Lorsque les satellites s’obscurcissent, leurs planètes se trouvent également obscurcies ; c’est à cette époque que leur soleil se dégage des météores qui l’entouraient ; cela a toujours lieu au moyen de l’établissement d’un équilibre entre les molécules mT du jet de la masse brûlante qui rebroussa chemin et retomba sur l’enveloppe solide du soleil. Ainsi depuis l’époque d’apparition d’une étoile nouvelle, chaque soleil reste invisible jusqu’à l’époque de la disparition de ses planètes et de ses doryphores.

Pour mettre en lumière la distribution des étoiles périodiques dans la voûte céleste, nous avons inséré leur nombre connu jusqu’à présent dans le tableau suivant, rédigé d’après celui de F. Chambers publié dans le Journal d' Astronomie (f Alloua en 4864.

Pour rendre évidente la liaison des étoiles périodiques avec les étoiles doubles, j’expose un nombre d’étoiles doubles sullisant pour faire connaître à chacun que chacune des

CHAP. V. — DE Là FORME OVALAIRE DES ÉTOILES

deux étoiles des couples est une planète lumineuse de forme ovalaire lipodoryphore et pour cela sans mouvement de rotation. Il a été déjà démontré que les variations des étoiles ne peuvent se manifester à un haut degré qu’autant que passe par la Terre le prolongement du plan de leur orbite. Avec leurs orbites, en pareilles positions, les étoiles ont une teinte rouge intense, mais quand lesdils plans s’éloignent de la Terre et que les variations des degrés des éclats diminuent, la teinte rouge devieut moins intense ; elle passe au jaune. Les autres teintes du vert et du bleu n’apparaissent que lorsque les plans des orbites des planètes passent tellement loin de la Terre que la variation des éclats devient imperceptible.

A. Distribution des étoiles a éclats périodiques dans la voûte céleste.

§ 291. Dans le tableau suivant sont contenues les étoiles

variables connues jusqu’à présent : leur nombre croit rapidement par les découvertes fréquentes de nouvelles étoiles, de même que croit le nombre des planétoïdes. En ce tableau sont indiqués les noms des étoiles correspondant à leur état physique.

Tableau des étoiles connues à éclats périodiques.

ROMS DES ÉTOILES

R d’Andromède.

T des Poissons. .

a de Cassiopée. .

U des Poissons. .

S de Cassiopée. .

S des Poissons. .

R des Poissons. .

V des Poissons. .

R du Rélier. . . . 0 de la balance.

de Persée.. .

de Persée. . .

de Pende. . .

du Taureau.

du Taureau.

ASCENSIONS

ok n*

DÉCLI-

NAISONS.

PÉRIODES

jonrs.

CRANDECRS.

il5

ESPÈCES

Inconnue.

Hermès.

Poli doryphore.

Inconnue.

Inconnue.

Hermaphrodite Hermaphrodite.

Inconnue.

Hermès.

Ileruiaphrodit,

Polydoryphore Doryphore.

Hermaphrodite.

Doryphore.

Polydoryphore.

MOUS DES ÉTOILES

ASCENSIONS

T dq Taureau

H du Taureau

S du Tnureau

K d’Oriou

e du Cocher

R du Lièvre.

R du Cocher

o d’Or'on

a d'Argo

R de la Licorne. . . .

Ç des Gémeaux. . . .

K de* Gémeaux. . . .

R du Petit Chien. . . .

S du Petit Chien. . . .

S des Gémeaux. . . .

T des Gémeaux. . . .

U des Gémeaux. . . .

R du Cancer

U du Cancer

S du Cancer

S de l’Hydre.

T de l’Hydre

T du Cancer

a de l’Hydre

R du Liôu

R de la Grande Ourse.

ri d’Argo

« de la Grande Ourse.

S du Lion

R de la Chevelure. . .

T de la Vierge

21 de la Vierge

T de la Grande Ourse.

R de la Vierge

S de la Grande Ourse.

U de la Vierge

V de la Vierge

R ta) de l'Hydre. . . .

Wde la Vierge

S de la Vierge

i) de la Grande Ourse.

X de la Vierge

T du Bouvier

S du Bouvier

K de la Girafe

R du Bouvier

1' du Bouvier

S de la Balance. . . .

T de la Balance. . . .

fl de la Petite Ourse. .

PtBIODES.

GRANDEURS

ESPÈCES

ionrs.

de

Hermaphrodite.

Hermaphrodite.

Hermaphrodite.

Hermaphrodite.

Hermaphrodite.

tpconnue.

Inconnue.

196 jz

Polydoryphore.

Inconnue.

Hermès.

Polydoryphore.

Hermaphrodite.

Hermaphrodite.

Il <

Hermaphrodite.

Hermaphrodite.

Hermaphrodite.

Hermès.

Hermaphrodite.

Hermaphrodite.

Polydoryphore.

Hermaphrodite.

Hermaphrodite.

Hermaphrodite.

Polydorvphore.

Hermaphrodite.

Hermaphrodite.

66 ans

Polypianéle,

des années

Poiyplanète.

Hermès.

1 au +

Hermaphrodite.

Hermaphrodite.

Inconnue.

Hermaphrod.7 .

Hermès.

Hermès.

Hermès,

Hermès.

Hermaphrodite.

Inconnue.

Hermaphrodite.

des années

Poiyplanète.

Inconnue.

Heruiès.

Hennés.

Hermès.

Hermès.

Hermès.

Poiyplanète?

2 ou 3 ans

Holyplauétç?

Triplanéte.

DÉCLI-

NAISONS.

Il 48

Page 1