‹ Physique céleste contenant Le système du mondeChapitre 193 sur 259 · SURFACE · texte numérisé non relu

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§ 426. Discussion des règles de la distribution des étoiles. Pour s’orienter il faut chercher l’indice de la place du soleil central ; un pareil indice se présente ici sous forme d’un maximum de densité de 34,20 dans l’ascension de O1' 36'" = 99°. Précisément à cette distance de 99°, de l’autre côté du point O1, d’ascension, se trouve le point 0 qui ressort du calcul d’Argelander dans l’ascension 261° = 360° — 99°; ce point Ose présente ici comme point d’opposition du soleil çentral doit l’étre en réalité, part»

qu’il n’est déterminé que par la direction de l’ensemble des mouvements; une coïncidence pareille ne peut être considérée comme un cas accidentel, car c’est d’après la loi de l’Astrogonie que je l’ai trouvée en distance de 99° de 0h.

Nous avons pour donnée 1° la direction de la place du soleil central et 2° le point O qui font connaître: 1° que les étoiles des orbites de rayons p 4- P doivent être en quadrature Q supérieure, et 2" que les étoiles des orbites de rayons p — a. doivent être en quadrature inférieure q.

1° A la quadrature supérieure Q correspond le maximum de densité 41,41 par 19h58m ascension droite et par déclinaison 37°, 5 ; 2° à la quadrature inférieure q correspond le maximum 34,00 de densité qui est par ascension droite 1h55“ et par déclinaison -+-56°, 5.

Entre le point O d’opposition et la quadrature supérieure Q la distance est de 39°, c’est-à-dire inférieure à 90*, tandis qu’on trouve 119“ pour la distance entre l’opposition O et la quadrature q inférieure. Pour voir paraître la quadrature réelle de 90° de distance de l’opposition, il faut que l’observateur se trouve au soleil central.

Ce sont les étoiles filantes qui se voient provenant de la région de la quadrature inférieure; ces météores très-nombreux circulent avec le Soleil autour de l’Hélioagète de même que les étoiles, mais ils sont à des distances médiocres du Soleil, tandis que les étoiles en sont très-éloignées; les rayons des orbites des météores ou des étoiles filantes ne diffèrent pas de celui p du Soleil.

§ 427. Densité des étoiles de la région du soleil central. En cette direction SH (fig. 05) se voient: 1° les étoiles indigènes inférieures e,ï, et 2° les étoiles exotiques t , e", t" circulant dans les trois espaces annulaires inférieurs A', A", A"'. 1° En s’éloignant de la direction SH jusqu’à la limite des étoiles t de l’espace annulaire A', la densité de 34,20 passe subitement à 31,60, laquelle est composée d’étoiles indigènes e,T et d’étoiles exotiques e", e'".

692 CTIAP. I. — LA PLACE Dü SOLEIL CENTRAL

2* En s’éloignant davantage jusqu’à 6M6“ la densité de 31 ,60 passe subitement à 28,52, parce qu’il y a l’intervalle entre les limites des étoiles e"des espaces annulaires A" et A'". En cette densité n’entrent que des étoiles indigènes e" et des étoiles exotiques e", î" des 3* et 2' espaces annulaires A"\ A".

3° En s’éloignant davantage encore jusqu’à 5h 52“ et à 5b 44“, la densité s’élève à 30,99 pour indiquer que par cette région passe le 3* espace annulaire dans lequel circulent les étoiles exotiques e'"; c’est donc de ces étoiles et des étoiles indigènes e1T qu’est composée la densité de 30,99.

4° En s’éloignant pour passer de 5h 44" à 5h 28“ la densité diminue rapidement, cependant étant de 25,74, elle est encore composée d’une quantité d’étoiles exotiques e"' mêlées avec les indigènes.

5* C’est en 4h 52“ que disparaissent tout à fait les étoiles exotiques et les densités 19,51; 18,63; 17,69 ne sont composées que d’étoiles indigènes e". Le petit décroissement de ces densités indique les éloignements des régions dans lesquelles se trouvent ces étoiles.

6° Nulle autre part ne se présente une élévation et un abaissement de densité si rapide, si ce n’est dans la région de 19h56” du Cygne où le maximum est de 41 ,41 indiquant la quadrature supérieure comprenant des étoiles des orbites de rayons p + (3. Telle est également la preuve que dans la région de densité 34,00 se trouve la quadrature inférieure q contenant les étoiles des orbites de rayons p — «.

7° Entre les deux quadratures, l’une de densité 34,00 et l’autre de densité 41,41, se trouve la diminution de la densité jusqu’à 24,21.

8° Des deux côtés de la région du maximum de 41 ,41 il n’y a pas de décroissement graduel, mais il s’y présente des changements subits et des intervalles indiquant dans les étoiles indigènes une distribution analogue à celle des étoiles exotiques qui circulent dans des espaces séparés par

des espaces vides. De même donc que les orbites des étoiles sont tellement inclinés des deux côtés sur celui du Soleil qu’ils ont les quadratures en des régions voisines, de même les rayons p-j-|3 et p— « de ces orbites ne sont pas de toute grandeur, mais affectent entre eux un certain rapport, do même qu’on le voit pour les rayons 2A, 2SA, 23A, 2*A des espaces annulaires dans lesquels circulent les étoiles indigènes et les étoiles exotiques. Il résulte également de l’Astrogonie que les étoiles indigènes sont distribuées dans des espaces orbiculaires pour former des strates parallèles. Ces strates sont composées d’étoiles dont les inclinaisons des orbites diffèrent et les rayons de ces orbites diffèrent également (§ 434).

II. DISTRIBUTION DES ÉTOILES ENTRE LA ZONE RÉELLE DE Là VOIE LACTÉE

ET SES rOLES.

§ 428. De même que les planétoïdes, les étoiles indigènes et les étoiles exotiques circulent dans des espaces annulaires. Les limites do l’espace annulaire des planétoïdes vont jusqu’à 34° pour les planétoïdes des deux côtés de l’écliptique. Un observateur placé sur Pallas au moment où elle est sur le nœud de son orbite verrait les autres planétoïdes se projeter sur les régions polaires lorsqu’elles sont éloignées de leurs nœuds, si leur inclinaison est considérable. Lorsque Pallas sera éloignée de 90° de ses nœuds, l’observateur verra les planétoïdes d’un seul côté, et il n’en existerait pas du côté du pôle voisin.

Si l’observateur se trouve placé sur celui des planétoïdes qui est le plus près du Soleil ou le plus éloigné, lorsqu’il est de 90° éloigné de ses nœuds, il verrait: 1° dans un cas les autres planétoïdes occuper l’hémisphère supérieur de la voûte céleste, et 2° dans l’autre cas il verra ces étoiles occuper l’hémisphère inférieur.

Si l’observateur se trouve sur un planétoïde comme

m CIIAP. I. — LA PLACE DU SOLEIL CENTRAL

Uranie dont la distance d =2,36 du Soleil est peu supérieure aux distances d inférieures qui vont jusqu’à 2,20 et beaucoup inférieure aux distances D supérieures qui vont jusqu’à 3,16, il verra quelques-uns des autres planétoïdes se projeter jusqu’aux régions polaires; il remarquera une densité de planétoïdes inférieure dans l’hémisphère où est le Soleil, et une densité plus grande dans l’hémisphère céleste supérieur.

Si Uranie se trouve au nord de l’écliptique, l’observateur verra un plus grand nombre de planétoïdes du côté sud et un plus petit nombre du côté nord.

Dans l’espace annulaire A1V circule notre Soleil ensemble avec millions d’autres; l’inclinaison de sou orbite sur le plan de la Voie lactée n’est ni très-grande ni très-petite.

I. Étaut du côté boréal de la Voio lactée, nous voyons un plus grand nombre d’étoiles de son côté austral que de son côté boréal.

II. Dans l’hémisphère boréal se voient les étoiles des orbites d’inclinaisons -/-+-•/ plus grandes que celle y de l’orbite du Soleil: 1° dans la surface de la Voie lactée se voient les étoiles d’inclinaisons y — À de l’hémisphère boréal, et 2° dans l’hémisphère austral se voient toutes les étoiles de la Voie lactée et celles de l’hémisphère austral.

III. Dans les régions polaires se voient les étoiles des orbites de grandes inclinaisons y -+-•/-+- y" et de grands rayons p (b.

IV. Dans l’hémisphère inférieur, du côté de la Licorne, se voit un petit nombre d’étoiles indigènes; nulle part la zone de la Voie lactée ne contient si peu d’étoiles claires que dans cette région où l’on trouve le maximum de densité de 34,20 des étoiles do 7% 8“, 9* grandeur. On voit par là que le nombre n des étoiles des orbites de rayons p — * est petit par rapport à celui N des étoiles des orbites de rayon p -t-{3 qui se voient dans les autres parties de la zone de la Voie lactée.

De même que ce mode de distribution apparente des étoiles est réel, de même est également réelle leur distribution obtenue par l’observation. C’est donc comme exemples que je rapporte un certain nombre des résultats obtenus par Argelander. Dans l’avenir on donnera aux étoiles des catalogues un arrangement correspondant à leur distribution réelle, de même que depuis Copernic on donne aux planètes un arrangement qui n’est pas celui de Plolémée; pour cette raison se trouve ici changé l’arrangement donné par Argelander.

A. Distribution des étoiles entre le bord boréal de la Voie lactée

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