CHAP. I. — DU MODE DE LA PRODUCTION DES PLANÈTES
masse brûlante expulsée de l’Hélioagèle, ainsi que cela se trouvera exposé dans la section suivante. Par leur contact avec le froid de l’espace, les molécules superficielles affectent la forme vésiculaire de vapeur, les minces enveloppes gelées deviennent de petits ballons, et de leur accumulation résultent des corps volumineux sans poids sensible, et qui ne perdent rien de leur mouvement.
La couche pâteuse superficielle gèle plus tard et devient une enveloppe solide renfermant une masse brûlante dont la température est plus élevée vers le centre, parce que le refroidissement ne s’opère que par la surface. Cette enveloppe solide ralentit le refroidissement en faisant diminuer la consommation de la chaleur de la couche A superficielle de la masse pâteuse. Il en résulte ainsi une élévation de température de la multiplication des molécules du fluide électre composant la chaleur.
De même que la multiplication des molécules d'air introduites dans un récipient produit une poussée contre la pami, de même la multiplication des molécules d’ électre obtenue de l’élévation de la température exerce une poussée croissante contre la paroi de la chaudière ou contre l’enveloppe solide des soleils, et en même temps contre la masse M renfermée dans cette enveloppe.
Les gaz ou la vapeur, soumis à une pression de centaines d’atmosphères , ne s’échappent pas instantanément par l’orifice ouvert ni par un écoulement continuel, mais par des sortes de rafales ou diastole s successives. C’est ainsi qu’il se produit des jets successifs isochrones et d’intensité décroissante suivant une progression géométrique correspondant aux subdivisions des quantités des molécules d’électre. Au premier moment de l’explosion les molécules d’electre q se divisent en deux moitiés, dont \ q s’éloigne avec la masse m“ du premier jet, tandis que \q de molécules se trouvent repoussées vers la masse M qui reste. Après nne unité de .temps il s’opère une deuxième diastole dans les
molécules $q de la masse M, lesquelles 6e subdivisent encore : \ q de ces dernières s’éloigne avec une autre portion mv“ de masse du deuxième jet, tandis que le reste des molécules sont de nouveau repoussees vers la masse M, et ainsi de suite.
Ces ruptures d’équilibre et cette série de poussées divergentes se conservent dans leurs effets comme des monuments archéologiques éternels, tandis que les actions ou les expulsions successives d’un nombre de portions de masses, lesquelles faisaient précédemment partie de la masse M du corps central , sont de courte durée. Ces monuments sont : les mouvements, \° orbiculaires des masses rejetées, et 2° rotatoires de la masse M restée dans le corps central. *