CHAP. I. — DU MODE DK LA PRODUCTION DES PLANÈTES
orbites dont le plan s'éloigne peu du plan équatorial de leur corps central.
II. Dans le même sens s’opèrent les mouvements orbiculaires des corps périphériques et le mouvement rotatoire du corps central.
III. La masse M du corps central est environ mille fois supérieure à la masse de ses corps périphériques.
De pareils monuments archéologiques se rencontrent également dans les séries de faits composant les lois de Képler et de Bode. Tant que resta inconnu le mode de la production des corps périphériques par leur corps central , personne ne put déchiffrer les inscriptions des monuments éternels. il a fallu qu’eût lieu d’abord la découverte de là loi physique pour que l’on parvînt à constater les séries des actions qui ont dû se passer pendant la production des faits conservés. C’est donc au moyen de cette loi et des séries des faits conservés qu’il nous est devenu possible de disposer ces faits en un ordre tel qu’ils pussent être reliés entre eux comme causes et effets, en mettant en évidence les actions qui ont eu lieu dans la production des faits. Ainsi ont été résolus les problèmes suivants :
I. Comment s’opère la séparation d’un nombre de jets des petites portions de masse, de façon qu’il en résulte un mouvement rotatoire de la masse M du corps central et un mouvement orbiculaire des masses expulsées?
II. Pourquoi les orbites des corps périphériques s’éloignent-elles peu du plan équatorial du corps central?
III. Pourquoi le sens des mouvements des corps périphériques ne diffère-t-il jamais de celui de la rotation du corps central ?
IV. Pourquoi les distances entre des corps périphériques et leur corps central suivent-elles presque la loi de Bode, et pourquoi le dernier corps seul n’obéit-il pas à celte loi?
V. Pourquoi les aires parcourues par le rayon vecteur en chaque unité de temps sont-elles égales?
VI. Pourquoi les cubes des distances sont-ils entre eux comme les carrés des temps de révolution?