‹ Physique mécaniqueChapitre 115 sur 124 · T OO · texte numérisé non relu

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Le capitaine Edward Sabine se trouvant par 20° ~ de latitude nord; et 83 ^ de longitude occidentale comptée de Greenwich ; cou-

dut de ses expériences qu’un abaissement de 20°, 7 du thermomètre centigrade, répondait à un enfoncement d’environ 1000 brasses. Comme à la surface de la mer, la température moyenne était de 28°, 2, il s’ensuit qu’à l’immense profondeur de 1000 brasses, il ne marquait plus que q0}5. Ce marin estime qu’il aurait suffi de faire descendre le thermomètre de quelques centaines de brasses de plus, pour qu’il eut indiqué le degré correspondant au maximum de densité de l’eau salée, qui équivaut en poids à plus de 80 atmosphères. Cette température n’est pas la même dans toutes les mers, à la même profondeur , à cause des courans (*).

L’élément qui, après la latitude, influe le plus sur la température d’un point delà surface du globe, est son élévation au-dessus du niveau de la mer. Lorsqu’on s’élève dans l’atmosphère, la chaleur y décroît d’environ i° centigrade par 160 mètres d’élévation. Mais celle des terres qui sont au-dessus du niveau de la mer, participant tout-àla-fois de la température de l’atmosphère et de celle du globe , décroît dans un moindre rapport : on ne s’éloigne guères de la réalité, en estimant à un clemi-cUgrê centigrade , par 100 mètres de hauteur , la diminution de température due à V élévation du solt, ce qui revient à dire quune élévation de cent mètres, équivaut, à-peu-près , ci une augmentation d’un dègré en latitude . Ces règles ne doivent être considérées que comme de simples approximations.

Les autres causes qui influent sur la chaleur des diverses parties de la surface du globe, sont moins encore susceptibles d’être soumises à uneloi générale : nous nous bornerons donc à observer i.° que la température de notre continent, diminue à mesure qu’on s’avance vers Lorient; 2.0 que l’hémisphère austral est, en général, plus froid que l’hémisphère boréal, ce qui est dû surtout à la moins grande quantité

On s’est servi de deux thermomètres dont l’rm était enfermé dans un fort cylindre en fer pesant ’jü livres , et dont le couvercle supérieur se vissait sur une rondelle de cuir, pour empêcher beau de pénétrer dans l’intérieur : la houle du thermomètre touchait le fond du cylindre. Le second était renfermé dans un cylindre percé de trous dans le haut et dans le bas, et à travers lequel l’eau pouvait librement circuler. A une profondeur de i?.3o fathoms, le cylindre bouché marquait ()°,7 centigrades et l’autre "°,5 centigrades. Les indications du second doivent, c-tre préférées.

de terre que renferme ce continent. Ce (ait est mis hors de doute par les voyages de Cook; mais à quelle distance des régions équinoxiales, la différence commence-t-elle a être sensible? Suivant quelle loi marche-t-elle, à mesure que la latitude augmente? Quand ces questions auront été complètement résolues, on pourra soumettre à une discussion exacte les causes diverses auxquelles ce grand phénomène a été attribué. Aux Malouines , par 5i° de latitude australe, la différence du climat est très-grande; on peut adopter -J~q° pour la température moyenne de ces îles ; tandis qu’à Londres qui se trouve précisément à la même latitude nord , la température moyenne publiée par la Société Royale, est de i5° centigrades; c’est-à-dire, 6° de plus

qu’aux Malouines.

On peut consulter sur les lignes isothermes et la distribution de la chaleur sur le globe , un mémoire de M. Humboldt , inséré îom. III de ceux de la Société d’ Arcueil 3 et les remarques de M. Fourier sur la température du globe terrestre et des espaces planétaires. (Ann, de Phys, et de Chimie, tom. XX VII, p. 1 36- 167.)

Pour fixer la limite inférieure des neiges perpétuelles, on a donné la formule .jRso mèt. cos2 1 -j- 5oo mètres, l désignant la latitude du lieu.

OBSERVATEURS

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