‹ Physique mécaniqueChapitre 47 sur 124 · P PP · texte numérisé non relu

P PP

d’où l'on tire très - aisément la valeur x

, et conséquemment

P — x ; ces deux formules donnent a — b lb — - c = p — *

sels , etc. , le pbids spécifique change avec les proportions des principes constituais, et il est souvent très-important de connaître, pour les rapports scientifiques, économiques et mercantiles, combien un tel liquide contient de parties de chacun de ses principes constituais. On emploie ordinairement l’aréomètre pour cette évaluation: mais on •voit facilement qu’il doit avoir une échelle et une disposition différentes pour chaque usage qu’on en veut faire. Par cette raison , on lui donne les divers noms de pèse-liqueur à vin, à alcool, à hicre, etc., etc.

$ B. La description d’un de ces instrumens suffira pour qu’on puisse se représenter les autres assez exactement. Nous choisissons pour cela l’aréomètre à alcool. Ce ne peut être ici le lieu de donner les détails de sa disposition la plus avantageuse ; il suffira de le décrire simplement, de manière qu’on puisse avoir une idée claire de cet instrument et de son usage. Qu’on se représente Paréomètre plongé d'abord dans l’eau distillé , puis ensuite dans l’alcool absolu ( pag. 1 1 1 , $ 1 1 ). Dans la première, il s’enfonce jusqu’à o; dans le second, jusqu’à ioo.

* Après cela, on fait des mélanges de io parties d’alcool et de 90 d’eau; de 20 d’alcool et de 80 d'eau, etc., jusqu’à 90 d’alcool et 10 d’eau : 011 plonge l’instrument dans chacun de ces mélanges; on remarque ;i quelle profondeur il s’enfonce, et l’on trace sur l’échelle les nombres io, 20, 3o, etc. Les intervalles de ces parties sont inégaux; mais comme ils ne croissent qu’avec lenteur, on pourrait encore diviser chacun d’eux en 10 parties égales, et on aurait ainsi un instrument qui indiquerait immédiatement combien de parties d’alcool sont contenues dans un mélange d’eau et d’alcool.

Pour avoir des degrés plus grands, on fait ordinairement deux aréomètres à alcool, dont l’un sert environ depuis o jusqu’à 5o degrés , l’autre depuis 5o jusqu’à 100.

On trouve des détails plus circonstanciés sur l’aréomètre à alcool dans l’ouvrage de Richter , sur les nouveaux objets de Chimie, VIII, 81. ( Voyez aussi la Physique de Haïiyi)

§ 9, D’après ce que nous venons de dire, on peut prendre une idée de tous les autres instrumens de cette espèce. Ils indiquent de même les quantités d’un des principes constituans, par exemple, d’un sel , d’un acide, etc. ; ou seulement, comme les pèse-liqueurs à vin, à eau-de-vie, ils marquent des degrés de bonté choisis arbitrairement; même les aréomètres de Baumé n’indiqueut rien de plus,

DES CORPS LIQUIDES. l3î

puisque leurs échelles ont des parties égales, et que les deux points extrêmes sont seuls déterminés avec précision par des pesées 3 ce qui fait qu’au moins ces aréomètres s’accordent entre eux.

J 10. 11 y a encore une aatre espèce d’aréomètres sans échelle, qu’on nomme aréomètres à poids , on de Farenheit : ils diffèrent des précédens , en ce qu’ils n’ont qu’une seule marque qui indique la profondeur jusqu’où s’enfonce l’instrument dans le liquide le plus léger qu’on puisse avoir , et en ce qu’on adapte au-dessus du tube un petit plateau pour y poser des poids. Dans les fluides où il ne s’enfonce pas jusqu’à la marque indiquée, on le force à prendre cette situation en ajoutant des poids dans le plateau. Cet appareil très-simple donne un moyen assez commode pour comparer le poids spécifiques des liquides. On pèse d’abord l’instrument lui-même : supposons qu’il pèse 4^° grains. Ensuite on le plonge dans l’eau distillée, jusqu’à ce qu’au moyen de poids ajoutés, il s’enfonce jusqu’à la marque : supposons qu’il faille pour cela 104 grains ; on sait qu'alors l’instrument déplace 46og^io^g ou 564 grains d’eau. Si Ton trouve qu’il faut ajouter 160 grains pour un autre liquide, on sait que l’instrument déplace 46°g'-)-l 26o^fr=:6ao grains de ce liquide : 620 grains de ce liquide remplissent donc le même espace que 564 d’eau, et par conséquent, son poids spécifique est =—£=: 1,099 (0*

Nicholson a fait dernièrement un changement ingénieux à cet aréomètre, et l’a rendu ainsi un instrument très-convenable pour l’estimation exacte du poids spécifique des corps solides. On trouve dans le Journal de Physique de Gren , V, 5oa , une description de l’aréomètre de Nicholson (2).

(1) Supposons que l’instrument pèse deux grammes : on le plonge dans l’eau,

et on met dans le plateau autant de poids qu’il est nécessaire pour qu’il s’enfonce jusqu’à la marque. Nous supposons qu’il faudrait ajouter pour cela o,5o grammes : on sait alors que le volume d’eau déplacé par l’instrument , pèse 2 grammes + o,5o grammes ou 2,5o grammes. S’il faut ajouter 1 gramme dans un autre liquide, pour que l’instrument plonge jusqu’à la même marque, on sait qu’iî déplace 2 -f- 1 grammes = 3 grammes. Trois grammes de ce liquide remplissent donc le meme espace que 2,5o d’eau, par conséquent son poids spécifique = — 1,2.

(2) M. Renard , de Berlin , a très-bien exécuté cet instrument, et y a adapté un perfectionnement qui le rend susceptible d’ètre employé pour les corps plus légers que l’eau.

<jj il. Pour l'usage de tous ces instrumens, on ne doit pas négliger de faire attention à la température, ainsi que nous l’avons dit(pag.

On trouvera dans des ouvrages plus étendus des notions plus complotes de ces instrumens. Ainsi , voyez les articles Areometer et Hydro - .statische JVage dans les Dictionnaires de Physique de Gelder et de Fischer ; le Journal de Physique de Gren , Vil, 186 ; le nouveau Journal de lMiysique de Gren , lit, 1 17, et l’ouvrage de Dichter , sur les nouveaux objets de chimie (*).

Page 1