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TOIPÉIÎATURE DES ANIMAUX SUPÉRIEURS

L'étude comparative de la température des animaux et de celle du milieu, air ou eau, dans lequel ils vivent, les a fait partager en deux groupes très naturels. Le premier comprend les mammifères et les oiseaux, pour lesquels a été longtemps et exclusivement réservée la dénomination d'animaux à sang chaud^ parce qu'on les considérait, à tort, comme les seuls êtres vivants doués iVnwQ température propre; dans le second groupe rentrent tous les autres animaux , encore généralement connus sous le nom impropre à' animaux à sang froid. Chez ces derniers, la production de chaleur est assez faible pour avoir été mise en doute par quelques physiologistes. Longtemps, en effet, on a pu croire que leur tempéra-

tiire se confond avec celle du milieu ambiant el la suit exactement dans toutes ses variations ; des faits nombreux fournis par des moyens d'observation plus exacts ont fait justice de cette erreur.

§ I. — Température des oiseaux et des mammifères.

Oiseaux.— De tous Ics êtrcs Organisés, les oiseaux sont ceux dont la température est la plus élevée. Ce fait, universellement reconnu, a été mis hors de toute contestation par les travaux de Martine, de J. Hunter, de J. Davy, de M. Despretz, de MM. Prévost et Dumas, etc., etc. Il résulte des recherches de ces observateurs que, à l'âge adulte et sous l'influence d'une alimentation suffisante, la température des oiseaux ne s'abaisse pas normalement au dessous de et ne s'élève pas au-dessus de /i3%90. ,

Mainmifères. — Quoiquc placés à uu degré supérieur de l'échelle animale, les mammifères ont une température sensiblement moins élevée que celle des oiseaux. Les résultats nombreux dont la science s'est successivement enrichie nous permettent d'établir que la température des animaux appartenant à cette première classe des vertébrés oscille entre 35", 50 et Zi0",50, s'élevant ainsi par sa limite supérieure au même degré que celle des oiseaux. Malgré leur présence continuelle dans l'eau, les cétacés ne font pas exception à cette règle ; il n'en est pas de même des mammifères hibernants. Quoique leur organisation leur assigne une place très élevée dans l'échelle des êtres, ces derniers animaux, par les phétiomènes de calorification, se confondent presque complé-

tement avec ceux des classes inférieures ; nous nous contenterons de mentionner ici ce fait, nous réservant d'en faire plus tard une étude détaillée.

Entre les limites précédemment établies, la température des mammifères et des oiseaux varie suivant que l'animal appartient à telle famille, à tel genre ou à telle espèce ; on ne la trouve pas non plus absolument identique chez les divers individus d'une même espèce. Nous verrons plus tard comment le climat, la saison, les diverses heures du jour et de la nuit, et beaucoup d'autres conditions physiologiques, influent sur la température générale de ces animaux ou sur la température locale des diverses parties de leur corps. Les tableaux suivants, dont nous avons emprunté les éléments aux principaux observateurs qui se sont occupés de recherches de ce genre, en même temps qu'ils serviront de justification à nos propositions générales, donneront une juste idée de l'étendue et de l'importance de ces variations individuelles.

Tempera- Lieu de Nom DÉSIGNATION DE i/AMMAL, turc de l'oljserva- de

ranimai. liou. l'oLscrvuteiir.

Chat-huant 40*00 Rectum. J. Davy (1).

Pétrel 40,30 Id. Id.

P. Capensis . 40,80 Id. Id.

Perroquet . 41,10 Id. Id.

Oie commune 41,70 Id. Id.

Choucas 42,10 Id. Id.

(I) Ann.de chim. et de phys , 2*^ série, t. XXXIII, p. 192.

Tempdra-

Lien d

e Nom

DÉSIGNATION DE L' ANIMAL

tm e (le

l'observ

a- de

ranimai.

lion.

l'oLsci valeur.

Rectum. J. Davy.

Pigeon commun en cage

Id.

Id.

Id.

Id.

Id. id

ïd.

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