‹ Physique socialeChapitre 114 sur 244 · I.IVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

I.IVRE DEUXIÈME

avec des moyens d’appréciation plus sûrs et plus directs que ceux que l’on a employés jusqu’à présent (i).

Les documents que nous avons publiés, en 1847, sur le nombre des mariages de 1841 à 1845, en tenant compte à la fois de l’âge de l’homme et de l’âge de la femme, au moment de leur union, étaient déjà de nature à fixer l’attention des observateurs sur l’espèce do loi qui régnait à cet égard : toutefois ces recherches devaient être développées par de plus longues études, et plus de preuves

sociaux, tome III, page 143 du Blllktiv dr la Commission centrale de STATISTIQUE DU ROYAUME, 10-4", 1847; Bruxellee, chez M. Hayez.

(1) La simple expositioo des faits, quand elle est présentée avec méthode, est du plus puissant secours pour la science. Déjà, des hommes dont Tattention se porte avec la plus vive ardeur vers ces recherches, ont senti le besoin de les compléter : c’est ainsi qu'à Florence, lors de la dernière réunion générale des statisticiens des différents pays, il a été résolu, d'une voix unanime, qu’on ne se bornerait plus à l'examen des documents (|ui doivent fixer l’attention dans les États, mais qu’il faut joindre encore, à l'étude des faits, un examen philosophique où Von poun'a traiter Us grandes guésfions de statistique dans U langage qui leur contientU mieux, c'est-à-dire en usant dw calcul des probabilités, étude déjà sibien préparée par les travaux de Laplace, Fourier, Poisson, etc.

Le célébré sir John Herschel, à l’exemple de Pascal et de Halley, a montré toute l’importance de cette science [The Edinburgh Aerietc, july, 18ô0, ainsi que l’ouvrage Essags from the Edinburgh and Quart erl g reviexcs,v:ith addresses and other pièces, by sir John F.-W. Herschel ; en 1 vol. in 8®, de 750 pages I^ondres : Longmann. Ifô7i. Tout récemment encore, la savante Allemagne, par les écrits de MM. Wappecus, professeur à Gottingue; Adolphe Wagner, professeur à Dorpat; B. Hildebrand, professeur à léna; le docteur Ad. Held; Th. Wittstein, professeur à Hanovre; etc., a fait connaître le prix qu'elle attache à la statistique, comme science, et les avantages qu'on peut en attendre. Je ne parle point ici du puissant concours que nos honorables collègues des congrès internationaux prêtent à cette belle science, encore si négligée et qni tend à prendre une si vaste étendue dans l'état des sciences modernes. C’est avec un regret bien vif qu’on voit encore aujourd’hui cette riche et fécon le branche des sciences humaines ne pas même trouver place dans l’enseignement supérieur de quelques pays. On n’a pas même l'air de se douter des difficultés qu'elle présente ; l'exemple des plus proftfuds mathématiciens modernes serait bi^n de nature cependant à faire naître des réflexions à c;t égard.

étaient nécessaires pour pouvoir les accepter avec toute confiance. Nous avons eu l’occasion d’y joindre ensuite les documents de la période quinquennale suivante, et enfin ceux de 1850 à 1866. Voici les résultats que nous ont donnés ces diverses séries d’observations :

liartés (bonuoes «t f«nunet) classés selon les âges.

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