‹ Physique socialeChapitre 160 sur 244 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

Si ce tableau laisse à désirer sous le rapport du classement des pays eu égard à l’accroissemement de la population, il fournit cependant d’importants renseignements sur cet objet. L’excédant des naissances sur les décès, que l’on constate cjiaque année, est assurément une preuve d’un bien-être relatif qui peut varier beaucoup d’une nation à une autre. 11 ne suffit pas en effet, comme nous l’avons dit, qu’une population soit croissante, pour supposer un état de bien-être, surtout si l’excès des naissances sur les décès n’est connu que par les observations d’une année ou de quelques années seulement. Si, par exemple, il arrivait que l’Angleterre produisît annuellement un nombre double de naissances, et que celles-ci fussent compensées par un nombre double de décès, rien ne serait changé dans le rapport de l’accroissement; mais l’homme prudent pourrait juger des chagrins multipliés et des pertes considérables qu’éprouverait le pays dans de pareilles circonstances. Le calcul que nous établissons ici n’est donc pas décisif, mais il peut être utile. Il arrivera que la population mal connue donnera lieu à des erreurs sensibles pour un œil exercé.

Nous ferons maintenant la distinction des sexes dans les populations des différents pays, en les considérant sous le rapport de la mortalité.

Pour rendre les comparaisons plus faciles, nous calcu-

réiultati bien différent* aux yeux du atatietieien. En Russie, par exemple, on compte 1 naissance par SO et 1 décé* par 20 habitants ; ce qui donne U pour rapport des naissances aux décès, c'est-à-dire 1,30, valeur plus favorable que celle de France, qui est seulement de 1,1 1 d'après notre tableau. Mais, en France, on compte annuellement 1 naissance par 40 habitants et 1 décès par 48 ; ce qui donne JJ , ou bien H i valeur mathématiquement moindre que celle obtenue précédemment, comme nous venons de le dire. Mais aussi quelle énorme différence d'avoir le* mêmes résultats avec la moitié du nombre de morts et de naissances, ai l’on a égard surtout aux chagrina et aux pertes considérables que doivent produire ces rapides changements !

lerons les rapports entre les décès masculins et les décès féminins de chaque pays et nous les classerons d’après leur importance, en prenant de préférence les résultats obtenus par plusieurs années, comme écartant mieux les causes perturbatrices accidentelles. Pour trois pays, la Russie, la Grèce et le Portugal, il a fallu s’en tenir aux résultats d’une seule année (i).

PAYS

Pl.rsiEl'RS

«iSeCLISS

sas

I NE ANNBE.

DËCSS

■SSerLIRS

•SX

SSCÉS PtMllMI».

Grèce (4)

Saxe^Royale (5). . . .

i859-t»iea

Prusse

IIKi9-tH6n

Espagne

183ft-18(>l

Autriche

Danemark (3) . . . .

Bavière

Russie (4)

Suède (3)

Page 1