‹ Physique socialeChapitre 173 sur 244 · OT · texte numérisé non relu

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On voit qu’après les fortes chaleurs de l’été, le soldat est exposé à une mortalité que l’on ne remarque généralement pas dans la vie civile.

Si l’on a égard aux différentes régions de la France, on trouve que les habitants dos provinces du nord résistent mieux aux fatigues du service que ceux des provinces du midi ; mais aucuns n’y paraissent moins propres que ceux des départements du centre.

M. de Châteauneuf s’est encore occupé de rechercher ce qui peut causer une augmentation de mortalité chez les soldats, et il a examiné successivement l'influence de plusieurs causes, telles que les duels, les maladies vénériennes, les suicides, la nostalgie, la phthisie, etc. Déjà cet habile statisticien avait examiné, dans un autre travail, l'influence de certaines professions sur le développement de la phthisie pulmonaire (i), et il était arrivé à plusieurs conclusions intéressantes. M. le docteur Lombard, de Genève, s’est occupé, depuis, du même sujet de recherches (2), et il a été à même de recueillir un grand nombre de faits, dont nous rappellerons les principaux résultats.

Après avoir discuté les données que lui présentaient quatre listes différentes, formées pour Paris, Hambourg, Vienne et "Genève, M. Lombard les a résumées en une seule, et a divisé les professions en trois classes, suivant quelles sont favorables, indifférentes ou défavorables au développement de la phthisie, ou, en d’autres termes, suivant quelles comptent un nombre de phthisiques supérieur, égal ou inférieur à la moyenne générale. Voici cette liste :

(1) Annales dllygiène, tome VI, l'* partie, jaiilet 1831. ~ Il faut avoir égard, du reste, é la gtialité et au nombre de cas observés. On ne fait que trop usage aujourd’hui de quelques observations insuffisantes, pour en déduire des conclusions que l'on regarde commodes résultats probables, tandis qu'ils sont tout au plus possibles.

Les listes semestrielles, ou mensuelles même, des maladies et des décès appartiennent plutôt & la médecine qu'A la statistique. Rédigées promptement et avec talent, elles sont de la plus grande utilité, en fournissant aux gens de l’art le nombre, la nature, et la dorée des maladies. Le statisticien, de son côté, constate plutôt l'état du mal produit A la société, sans s’arrêter au genre des maladies ni aux moyens curatifs employés. C'est une marche qu'a fort bien comprise M. le docteur Janssens, dans ses tableaux statistiques pour Bruxelles.

(2) Annales d'Hygiène, tome XI, I*** partie. Janvier 1834.

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