LIVRE DEUXIÈME
Lyon, 1820 à 1825 1 sur 43,00(1)
Saint-FIour, 1813 à 1^ - 47,00
Rouen, 1815 À 1826, maison de Justice •> 51,18(2)
- 1820 à Bioétre - 50,07 (3)
On comptait, terme moyen, en 1827, 1 décès sur 22 condamnés dans les maisons centrales de détention de la France; et le rapport moyen était de 1 sur 16 pour les hommes, et de 1 sur 26 pour les femmes. M. Villermé, à qui j’emprunte les résultats qui précèdent, estime que la mortalité des bagnes était,
A Rochefort, de 1816 â 1828 A Toulon,
A Brest,
A Lorient,
On a souvent pris pour point de mire les prisons de la Suisse et des Etats-Unis ; par suite, il peut être curieux de connaître la morüxlité qui y régnait (4).
pénitentiaire de Berne, 1831 ... 1 sur 25,(K)
- de Lausanne, 1808 à 1825, ancien système. . 21,49
«• » 182() à 1829, nouveau système. •• 12,25
IKiOàlSai " 30.00
- de Genève, 1826 à 1831 - 49,00
Prison de Philadelphie (Pensylvanie) - 10,66
• de Newgate (New-York) « I8,8Ü
Pénitentiaire de Singsing iNew York^ 12 ans - 36,58
« de Wethersfîeld (Connecticut' « 44,40
- de Baltimore (Maryland) . •• 48,57
- d'Auburn iNew-York). • 55,96
• de Cbarlestown (Massachussetts) •• 58,40
1 sur 11,51
(1) l sur 19, de 18(X) à 18(^ inclusivement; I sur 31, de 1806 A 1812; 1 sur 34, de 1813 à 1819.
(2) Les inhrmeries ont été bien organisées et les soins mieux administrés. La mortalité, en 1812, 1813 et 1814, était de 1 sur 4.0G!
La mortalité était de 1 sur 8,46, de 181 1 A 1814 ; de 1 sur 21,70, de 1816 A 1820; après cette époque, les condamnés A 1 an et plus de détention en ont été retirés.
(4) Rapport annuel sur Vétat des prisons en liehjique (avant 1833).
Il est fâcheux que les renseignements nous manquent pour la mortalité des prisons en Angleterre; il paraît seulement qu'elle y est très-faible. Ce sujet mérite peut-être plus que tout autre de fixer l'attention des statisticiens, car il en est peu qui présentent des valeurs aussi susceptibles de varier et par conséquent sur lesquelles les administrations doivent être plus éclairées. Nous avons vu eu effet que, selon la négligence ou le zèle des administrateurs des prisons, la mortalité dans un même établissement peut ne pas dépasser ce quelle est dans l'état ordinaire de la société, ou devenir plus affreuse que pendant les féaux les plus destructeurs. La privation de la liberté et les humiliations qui se ratUichent au sort des condamnés sont des peines assez fortes pour qu'on ne les aggrave point encore par une mortalité sans e.xemjfie parmi tous les maux auxquels notre espèce est exposée. On peut dire avec satisfaction que, depuis qu'on s'occupe davantage du sort des prisonniers, leur mortalité a diminué dans presque tous les établissements sans exception; c'est un nouveau bienfait de la propagation des lumières, et j'ose- /■ais dire des soins précieux avec lesquels la statistique a mis en évidence des nisultats sur lesquels on ne possédait aucunes données précises et qui par là môme produisaient moins d'impression, parce qu'on se faisait facilement illusion sur la nature même du mal (i). Voici les conclusions principales auxquelles a été conduit M. Villermé, un des savants qui ont jeté le plus de lumière sur ce sujet important (a).
(l) Mortalité des prisons^ etc.
(2t Un des ouvrages lea plua iN'marquablea que l'on ait écrits sur l'amélio ration des prisons et la réforme morale des délenua, eat celui du docteur Julius, de Herlin, Vorlcsungen Uber die Gefangniss Kunde, in-8'’* Berliu, 1®8. Cet ouvrage a été traduit en français. Voyez aussi les ouvrages de M. Lucas, membre de l'Institut de France.
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