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DES TABLES DE POPULATION

Les populations présentent des différences assez grandes dans la manière dont les individus qui les composent se groupent, soit par ménages, soit par maisons; cependant, en ne considérant qu'un pays, ces différences sont moins sensibles. Dans des campagnes de la Belgique, par exemple, ou compte à peu près cinq individus par ménage, et ce nombre est un peu moindre dans les villes. On compte aussi, à peu près exactement, dans chaque province et dans les campagnes, 106 ménages par 100 maisons, tandis qu’on en trouve de 125 à 174 dans les villes.

On observe aussi que, dans les campagnes de la Belgique, les individus des deux sexes sont à peu près en nombre égal. Il n’en est pas de môme dans les villes : le nombre des hommes y est partout moindre que celui des femmes. Cette différence peut tenir à la mortalité plus grande des hommes, ainsi qu’à l’emploi plus fréquent que l’on y fait de domestiques femelles. Dans les campagnes, au cohtraire, ce sont les domestiques mâles qui sont le plus recherchés pour les travaux de la terre.

(1) Recherches statistiques sur le royaume des Pays-Bas, pages 61 eteui* vantes.

Si l’on partage la population des deux sexes en trois catégories, savoir : les célibataires, les mariés et les veufs, on aura, en conservant les distinctions des villes et des campagnes :

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