‹ Physique socialeChapitre 216 sur 244 · VEL’FS POUR 100 VEUVES · texte numérisé non relu

VEL’FS POUR 100 VEUVES

Haiidre orieiiUle

occMfiiUile

Anvers

Brabant

Hainaul

Nomur

Li4gf

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.Muyeiino. . .

Ainsi le nombre des veufs, comparativement à celui des veuves, est incontestablement beaucoup moindre dans les villes que dans les campagnes, et surtout dans les provinces de Brabant, d’Anvers et de Flandre occidentale.

Cette circonstance tient peut-être à ce que les hommes se marient dans les villes plus tard que dans les cam-

pagnes. On remarquera en effet que les trois provinces qui viennent J’étre signalées sont justement celles qui, toutes choses égales, ont la plus forte partie de leur population renfermée dans l’enceinte des villes. Les hommes ont aussi plus de facilité que les femmes pour sortir de l’état de veuvage.

Quant à la distribution de la population par âges, elle a depuis longtemps fixé l’attention des statisticiens plus qu’aucun autre élément. Les tables de population sont de deux espèces : les unes s’obtiennent directement par le recensement, les autres se déduisent des tables de mortalité. Quand on peut compter sur l’exactitude du recensement, les premières sont toujours préférables aux secondes, et représentent plus fidèlement l’état actuel de la population.

La table que nous présentons ici (i) a été obtenue directement : elle procède, d’année en année, sans faire la distinction des mois; et l’on en concevra facilement la raison. Si , pour les premiers âges , nous donnions les résultats de mois en mois, tels qu’ils ont été constatés par le recensement, on y trouverait les traces de la période annuelle, qui masqueraient en partie la véritable loi de la population. La succession des nombres, en effet, ne saurait être la même pour un recensement opéré à une époque quelconque de l’année ; les enfants nés au mois de mars sont comparativement plus nombreux que ceux nés au mois d’août ; et leur catégorie continuerait à présenter numériquement une prépondérance marquée. La courbe figurant la loi de la population, au lieu d’étre régulière et continue, serait ondulée dans sa marche et présen-

(1) Cette table a été obtenue à la suite du recensement de 1846, et a été donnée par A. Qnetelet» dans les Bulletifis de la commission centrale de statistique, tome IV^ année 1851, page 78.

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