CHAPITRE IV
MAKI.\HRS KT NAISSANCKS, COMP.AKI^S ENTHK L’ÉPIKJLB ACTUKLLK KT LES ANNÉES QUI ONT PRÉCÉDÉ 183-I.
Vers l’époque où se réunissait, à Cambridge, la première association périodique pour les travaux statistiques, parut presque en môme temps la première édition de cet ouvrage, qui résumait à peu près ce qu’on possédait à cette époque. Le grand nombre de sociétés statistiques qui se formèrent bientôt, en Angleterre et dans les principaux pays civilisés, imprima une tendance favorable à ce genre de connaissances ; les pays industriels surtout sentirent les avantages qu’ils pouvaient en attendre. Dans cet empressement général pour les sciences politiques, on se porta d’abord avec l’ardeur la plus vive vers la partie usuelle. Mais on vit naître, au milieu de ce concours général, une foule de propositions mal établies, mal appuyées et qui donnaient, sur des expériences insuffisantes, des idées incomplètes aux hommes clairvoyants, forcés de les contester.
Au milieu de ce désordre naissant, les gouvernements comprirent cependant les avantages qu’ils pouvaient recueillir des applications de la science, si elles étaient dirigées avec discernement. (Testcequidonnalieu à un Congrès
général des différentes nations, qui convinrent de travailler en-semble, sur un même plan, d'après les mêmes vues, avec les mêmes mesures et les mêmes unités. Les choses purent s’organiser de la manière la plus régulière.
Nous essayerons de donner, dans ce qui va suivre, quelques-uns des premiers résultats, qui auront certainement besoin d’être revus, mais qui déjà feront apprécier les mesures utiles adoptées par les nations. Un travail d'ensemble manque encore : la Commission internationale de statistique en a senti le besoin ; elle a essayé d'en présenter un premier modèle, qni permettra de juger plus facilement ce qui reste à faire (i).
La première demande, qui fut naturellement posée, devait porter sur le chiffre de la population encore si mal établi : on sentit même la nécessité de faire un recensement général dans les différents pays composant l’association, qui s’était rapidement formée sous l’influence des gouvernements; mais les époques de cette grande opération ne furent pas identiquement les mêmes pour toutes les nations; la différence cependant et les procédés employés, vu les circonstances, étaient choisis de la manière la plus favorable. On éprouva en même temps le besoin de rapprocher les chiffres qui e.xistuient déjà dans les différents pays et de les comparer entre eu.x. On trouvera, dans le tableau ci-joint et dans les chiffres qu’on en a rapprochés pour les années précédentes, des valeurs qui méritent d’être étudiées.
(l) Statistique internationale {population) puhHie avec la ctAlaboi'a tion des statisticiens officiels des différents États de et des États-
Unis éC Amérique. 1 vol. in-4®. Rinixellee» chez Hayei. 1866.
RAnsItata des recencementa f&Itt du» lea dlfférenta Rtata
PAYS
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Angleterre et poy»
de Galles (1) . .
ÉcoRse ....
Irlande ....
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Royaume-Uiil(xan»
les Iles) (i). . .
Autriche. . . .
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Belgique. . . .
Danemark . . .
Espagne. . . .
France ....
H Grèce. ....
Hanovre. . . .
llalie(i«ansIeaÉiaU roRiBius ni la Sicile)
Pays-Bas . . .
Portugal (sans les Iles)
Prusse ....
Russie d'Europe .
Pologne. . . .
Saxe-Royale . .
Suède
Norvège. . . .
Suisse a . . .
Wurtemberg . .
États-Uoia d’Amérique ....