I.OSI
Russie
Moyennes. * .
Ce tableau donne lieu à une remarque curieuse : c’est que l’excès des naissances masculines sur les naissances féminines s’observe dans tous les pays soumis à nos calculs, et présente à peu près identiquement la môme valeur que le tableau donné avant 1833 (voyez plus haut, p. 166); mais cet excédant est plus marqué pour les naissances légitimes que pour les naissances illégitimes. Nous pouvons, ici, mieux préciser la grandeur de ce dernier rapport, que nous connaissons aujourd’hui pour différentes localités :
le
les résultats du reste sont à peu près les mêmes que ceux que nousavions obtenus déjà. 11 n’est qu’un paj's qui fasse exception sous ce rapport ; c’est la Russie. On se demande naturellement l’explication de cette ditfércnce : la légitimité d’une naissance étant le résultat d’un acte social, la différence que l’on constate ne peut être attribuée qu’aux soins prodigués à l’enfant et à la mère pendant l’accouchement. Mais si, toutes choses égales, on donne plus de soins à des enfants légitimes, il arrivera qu’on perdra moins d’enfants à l’instant de la naissance et surtout de garçons, dont la mise au jour est entourée de plus de dangers que celle des filles. On conçoit donc que, pour un millier de filles qui naissent, on ne conserve que 1,038 garçons au lieu de 1,057 environ, comme on le voit dans le tableau précédent.
On peut dire en général que moins on apporte de soins aux accouchements, plus on doit perdre proportionnellement d’enfants mâles. Cette vérité semble prouvée par le tableau qui suit : sur les quatorze pays qui s’y trouvent mentionnés, treize s’accordent à produire le même résultat ; la Russie seule fait exception. La mortalité des garçons y est égale à celle des filles ; mais celte situation tient trèsprobablement à l’organisation sociale, et nous ne pourrons en parler avec quelque certitude que quand nous aurons occasion, plus lard, d’apprécier les changements que le nouvel ordre de choses aura introduits.
La dernière colonne horizontale du tableau suivant présente la somme des enfants légitimes et illégitimes des différents pays. Le rapport des deux sexes varie d’après la légitimité ou l’illégitimité de l’enfant ; mais la grande population de la Russie altère sensiblement le rapport que donnent les autres nations.
Na-lssances légitimes et Illégitimes, non cK>mprls les mort-nés.
ÉFATS.
ANNÉES
du
NArSSANCES
Ltornui*.
GARÇONS
p04ir
NAISSANCES
aUOITIMU.
GARÇONS
pour
au RT.
tvaiçoRs.
rat».
Lt>.
CtlIÇOM
rtixK».
4, MM m.-
tai.
Anglrlrrre el pty»
de Gniles.
im
Aatrirlie .
Bflviéi'f . .
Helgif|ue
ISilO
Espagne
France . .
Grèce . .
Hanovre
Pays'Ras .
Pru.v»e (1) .
Moyenne.
Rassie . .
Saxe-Royale
Sii^de . .
>orwége .
MoyeoDR.
En génénil.
Nous chercherons maintenant à connaître le nombre des naissances légitimes coznparativement aux naissances illégitimes. Sous ce rapport, la priorité doit être accordée aux Pays-Bas, où l’on ne compte qu’une seule naissance illégitime sur 22 à 23 naissances.
(I) En Prusse, les mort-nés sont compris parmi les naissances légitimes et illégitimes. Pour les naissances par sexe du tableau qui précède, on a pu les défalquer.
ANNÉES
NAISSANCES
NAISSANCES
ILLiUitTtaU.
RAPrORT,
Angirifrre el po> i do Cüllcti
IB45-I8i:0
r»73,i:âi
Baviore
lîül-lMtiO
H9,lâS
Autriche
ls:ii-|K37
i,âî>7.0i7
Belgique
Espagne
France
Hanovre
lSNi-l8ü8
Pays-Bas
105, Ooi
Pruwc
IHjD-iSCi