‹ Physique sociale, ouChapitre 123 sur 238 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

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rait, tout au plus, expliquer la différence de mortalité pour les âges qui dépassent la première année.

L’influence des sexes se fait apercevoir à différents âges d'une manière plus ou moins curieuse ; on pourra s'en faire une idée par le tableau qui suit, formé d’après les nom' bres recueillis dans les différentes provinces de la Belgique,

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De 0 à 1 mois

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Ce tableau indique le rapport entre les décès des deux sexes poui- chaque âge, sans égard à la population. Les

nombres pour les campagnes pimveut du reste être considérés comme représentant fidèlement la grandeur de la mortalité relative, parce qu'à chaque Age, les individus des deux sexes sont à peu près en même nombre; ce qui n’a pas lieu dans les villes, du moins pour les vieillards. Le rapport des villes, en ayant égard à la population, est en général très-grand pour les âges avancés; il représente néanmoins les mêmes alternatives d'augmentation et de diminution que le rapport calculé pour les campagnes.

Ainsi, vers la nais.sance, il meurt plus d’hommes que de femmes; vers deux ans, la mortalité des deux sexes devient à peu près la môme; colle des femmes augmente ensuite et devient très-sensible entre 14 et 18 ans, c’està-dire après la puberté; entre 21 et 20 ans, époque des passions les plus vives, c’est la mortalité de l’homme qui l’emporte sur celle de la femme; de 26 à 30, époque des mariages, la mortalité est à peu près la môme pour les deux sexes, mais elle devient encore très-sensible chez les femmes pendant tout le temps de la fécondité ; lorsqu’elles cessent de procréer, cette mortalité diminue ; puis les deux sexes achèvent de s’éteindre dans la proportion respective où la mortalité les a laissés.

La grande mortalité des femmes de la campagne pendant le temps de la fécondité, peut tenir à la nature des travaux pénibles quelles ont à supporter à une époque qui exige les plus grands ménagements. Ces travaux, au contraire, par leur régularité, sont bien loin d’être aussi préjudiciables aux hommes. En général, le déréglement de la conduite et la facilité de suivre l’impulsion de ses passions, deviennent très-funeste à l’homme qui habite l’enceinte des villes.

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